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S’investir dans le deuil

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 24 septembre 2019 Pixabay

FCFQ_sinvestir Pixabay

Comment accepter la mort de l’autre, réinvestir sa vie sans l’être aimé et garder vivant l’héritage que cette relation nous a laissé…

La majorité des gens sont conscients que les pertes font partie de la vie, et la plupart s’entendent pour dire que celles-ci favorisent l’évolution personnelle. Mais dans la réalité, plusieurs vivent difficilement ce passage obligé.

Le deuil est un processus universel de détachement, d’acceptation et de transformation qui marque la fin d’un chapitre. La relation à l’autre telle que nous la connaissions s’éteint avec le décès, mais l’amour et l’attachement perdurent. C’est pour cette raison que le processus de deuil prend du temps à se conclure. Aimer sans voir, toucher ou partager, demande une adaptation et crée une onde de choc dans nos habitudes de vie. Cette période de turbulence affective demande de la patience. On ne peut pas tirer sur une fleur pour que celle-ci pousse plus vite. On ne peut pas plus forcer l’adaptation à une perte.

Les réactions de deuil sont influencées par de multiples facteurs. Notamment, le lien qui nous unissait au défunt, le type de décès, la personnalité et la culture de l’endeuillé, pour ne nommer que ceux-ci. Bien que la durée et l’intensité des symptômes varient d’une personne à l’autre, le processus, lui, reste sensiblement le même pour tous.

S’adapter à la mort d’un proche implique que l’on doive préserver la mémoire de la personne disparue et créer un lien intérieur avec elle. Il faut donc apprendre à se désinvestir de la présence physique du défunt tout en gardant présents les sentiments à son égard.

Mécanisme d’adaptation

Dans les semaines qui suivent le décès, il est souvent impératif pour les personnes endeuillées de se sentir près du défunt. Tout ce qui rappelle l’être cher peut soudainement devenir capital : ses vêtements, ses objets, ses habitudes, etc. C’est une façon d’apprivoiser le vide ressenti suite à l’absence. Ce mécanisme d’adaptation perd de son intensité au fil des mois. Tout doucement, le besoin d’attachement aux objets de l’être cher fera place à une sensation profonde que celui-ci est bien vivant à l’intérieur de soi. Certains objets plus significatifs garderont tout de même une place importante pour la personne en deuil.

Après une perte, il est important de faire face aux « premières fois » : le premier Noël, le premier anniversaire, la première sortie sans l’autre, etc. Pour certains, il arrive parfois que la douleur ressentie soit si inconfortable qu’ils tenteront de fuir tout ce qui leur rappelle la perte subie. Ce mécanisme de défense peut être utile sur le coup, car il atténue les émotions ressenties. Mais il s’avère souvent une véritable catastrophe à plus long terme puisque la fuite constante retarde le travail de deuil. Or, malgré la douleur que génère l’absence de la personne décédée, il est possible d’apprivoiser progressivement la vie sans l’être cher à nos côtés.

Quelques clés utiles pour mieux vivre la période de deuil :

  • Oser demander de l’aide
  • Respecter ses limites
  • Prendre des engagements à court terme
  • Éviter de prendre de grandes décisions
  • Écouter ses besoins et ses envies
  • Rester lié aux autres
  • Ne pas chercher à plaire à tout le monde
  • Exprimer son vécu et ses émotions (écriture, ami [es])
  • Se rappeler que les premières fois sont souvent les pires

Lire l’article complet sur le site La Gentiane (FCFQ)

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