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Quand l’épreuve sert de tremplin

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 27 Mars 2015

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Photo: François Lafrance

Pendant combien d'années avez-vous repoussé l’idée de la mort ? Jusqu'à l'âge de 26 ans, quand ma mère est décédée. J'ai cru qu'on pourrait la sauver jusqu'à la toute fin. Je croyais au miracle, j'avais zéro préparation. Ce qui fait que quand ça arrive, tu tombes vraiment de haut. Ce jour-là, ce fut comme un coup de deux par quatre qui m'est arrivé en pleine face. J'ai eu l'impression qu'il y avait une partie de mon cœur qui s'arrachait, qui sortait de mon corps. C'est extrêmement éprouvant et très douloureux.

Le deuil avec un D majuscule touche à un ensemble d'émotions qui sont sûrement dans le registre des plus intenses. Forcément, à mesurer la souffrance et l'impact du violent vide que j'ai ressenti à la mort de ma mère, une leçon s'est installée. Je me suis dit que si je ne voulais pas trop souffrir quand d'autres morts surviendraient, j'étais aussi bien de me préparer.

Quels sont les outils que vous avez utilisés pour vous préparer à affronter la mort ? J'ai commencé à lire. Je voulais comprendre où s'en allait ma mère. Je me questionnais sur ce qu'il restait d'elle. Ma mère, ce n'était pas juste un corps. Le livre La vie après la vie du docteur Moody m'a beaucoup aidé, ainsi que la méditation bouddhiste.

Puis, en 1997, on m'a demandé de participer à une émission de télévision où je devais me transformer en journaliste. Sachant que j'avais déjà été touché par la mort d'un proche, on m'a proposé de faire un reportage sur un homme qui allait bientôt mourir d'un cancer et qui avait décidé de mourir à domicile. Je ne me suis même pas posé de question et j'ai accepté. Je me disais que le fait de ne pas avoir de liens intimes avec cette personne m'aiderait probablement à faire un bon travail de journalisme. Mais à force de côtoyer ce monsieur, je me suis fait prendre au détour...

Toutefois, cette expérience me confirmait que j'allais dans la bonne direction, sans forcer. Dans la vie, il y a une nuance entre faire un effort et forcer. Forcer, c'est faire quelque chose contre son gré. Faire un effort implique une discipline, des démarches : tu ouvres des portes, tu fais des téléphones, des rencontres, tu t'engages. Comme je faisais l'effort de donner un sens plus profond à mon existence depuis un moment, cet effort m'a mené vers ce monsieur de 62 ans qui est décédé. C'est à partir de là que j'ai approché Leucan. Je voulais faire partie de leur équipe de bénévoles pour l'accompagnement de fin de vie.

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