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Quand le deuil commence avant la perte

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 08 Avril 2016

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Photo: Pixabay

Se remet-on moins difficilement de ces morts annoncées que de celles qui surviennent subitement?

Les maladies mortelles sont la cause de plusieurs milliers de décès chaque année au Québec. Puisque chaque mort, comme chaque vie, est unique, chaque deuil l'est également. Et si la vie met un deuil annoncé sur la route, les difficultés que l'endeuillé est appelé à surmonter sont également uniques.

Une relation qui change, inévitablement

La relation avec un proche qui vient de recevoir un verdict de maladie incurable connaîtra d'importants bouleversements durant la période, plus ou moins longue, de fin de vie du malade.

Chaque personne qui accompagne le malade a ses propres limites à respecter, tant physiques qu'émotives. Les contacts humains qui, avant la maladie, rendaient la relation enrichissante pour les deux parties sont appelés à se modifier.

Selon la gravité et l'évolution de la maladie, il arrive que la personne atteinte soit de plus en plus diminuée physiquement. On pourrait alors la voir se désintéresser de tout ce qui ne concerne pas directement sa santé et ses besoins physiques. La personne qui l'accompagne aura parfois à faire son deuil de plusieurs facettes de cette relation bien avant que la mort survienne : des promenades, des discussions, des fous rires et mille autres choses qui enrichissent les contacts entre deux êtres humains et les rendent irremplaçables.

La difficulté à lâcher prise

À la phase terminale de la maladie, il arrive que la fatigue, l'inquiétude et la détresse devant la souffrance de l’être aimé fassent en sorte que la mort prochaine soit envisagée avec soulagement. Ces pensées sont souvent mêlées de honte et de culpabilité.

Il arrive également qu'un malade s'accroche à une vie faite d'incommensurables souffrances, car il sent que ses proches ne sont pas encore prêts à le laisser partir. Mais lâcher prise est parfois trop difficile et peut être vécu comme un abandon.

Par ailleurs, une personne mourante peut nier jusqu'à la fin qu'elle est sur le point de mourir, et un proche peut nier la mort imminente d'un être cher et s'accrocher à un espoir de guérison, réaliste ou non. À la suite du décès, on pourrait alors voir ces personnes endeuillées ne manifester, durant un certain temps, aucun signe de deuil. Le fait de ne pas vivre sa peine sur le moment aura pour effet de repousser sa venue, mais non de la faire disparaître.

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