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Quand le berceau reste vide

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 23 Mai 2013

Contrairement à ce que l’on peut penser, le chagrin qui suit la perte d’un enfant avant sa naissance peut être très affligeant, et ce pour les deux parents.

Un deuil tabou
Qu’est-ce qui rend si complexe le deuil d’un enfant mort avant de naître? D’abord, les parents ne voient pas toujours ce qu’ils ont perdu. Il n’y a pas si longtemps, le personnel médical s’empressait de cacher aux parents le fœtus ou l’embryon expulsé prématurément. Avec les nouvelles connaissances sur le deuil et l’expérimentation avec des parents, il est maintenant recommandé de voir l’enfant, même s’il n’est pas identifiable.

Dans plusieurs cas, le deuil est reclus: il n’y a pas de rites funéraires qui entourent la mort du bébé. La perte d’un enfant non né est plus difficilement partageable que celle d’un bébé qui a vécu, ne serait-ce que quelques heures.

Ajoutons à cela que, légalement, l’enfant n’a pas d’identité, pas même un certificat de naissance ou de décès, aucune reconnaissance de l’extérieur qu’il a même existé. Comme personne ne l’a vraiment connu, l’entourage reconnaît rarement les émotions vécues par les parents.

Soutenir et comprendre
Pour aider des parents qui ont vécu cette épreuve, il importe d’abord de les laisser exprimer leur peine. Peu importe que la mère ait été enceinte pendant quelques semaines ou quelques mois, les parents ont le droit indéniable d’avoir de la peine.

Aux parents touchés par le deuil, il est également suggéré de donner un nom au bébé, même s’il n’a jamais vécu hors du sein de sa mère. Il est important de donner une «existence» à cet enfant mort, de le rendre réel et établir des traces tangibles.

Pour l’entourage des parents endeuillés, il importe finalement d’être attentif aux signes de détresse, particulièrement lors des périodes de réjouissances comme la fête des Pères, la fête des Mères, le premier Noël et la rentrée scolaire.

Les rites funéraires
La loi québécoise prévoit que le fœtus doit avoir au moins 500 grammes pour que la dépouille puisse être remise à un entrepreneur funéraire afin d’être inhumée ou incinérée. Dans ces cas, la famille peut prévoir une cérémonie, ce qui peut réduire l’isolement des parents et favoriser le processus du deuil.

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