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Mission de vie

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 06 Mai 2021

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Lise Dion a un don! Celui d’évacuer nos soucis quotidiens et d’apporter un certain répit aux personnes éprouvées. Nous l’avons rencontrée.

De son propre aveu, Lise Dion dit qu’elle n’a jamais fait les choses comme les autres. Que peu importe ce qu’elle fait, elle déclenche des éclats de rire. Et puisqu’elle a subi sa part d’épreuves, elle peut affirmer sans réserve que le rire, à lui seul, soulage bien des maux.

À l’âge de neuf ans, vous avez perdu votre père. Comment avez-vous vécu ce tragique événement ?

En entrant à la maison avec ma mère, mon père était étendu par terre au travers du corridor. Je ne l’ai pas reconnu tout de suite parce qu’il avait les pieds dans une chambre et la tête dans l’autre. Je pensais que c’était un voleur. Ma mère m’a envoyée immédiatement chercher du secours et c’est en revenant que j’ai réalisé que la vie se retirait du corps de mon père, et aussi que j’étais en train de perdre mon allié, mon grand ami.

Votre mère est décédée à l’âge de 80 ans. En quoi cette expérience fut-elle différente pour vous ?

Ma mère est morte d’une embolie pulmonaire. Ça faisait deux jours que j’essayais de la contacter. Elle sortait beaucoup, mais le soir, habituellement, elle était chez elle. À ce moment-là, je me préparais pour une émission de télévision. J’étais très stressée et très occupée. Le lendemain matin cependant, j’ai appelé le concierge pour qu’il aille voir, parce que j’étais vraiment inquiète. Il m’a rappelée 45 minutes après pour me demander de venir tout de suite. Comme il ne voulait pas répondre à mes questions, je me doutais bien de ce qui m’attendait.

Y a-t-il quelque chose de particulier qui vous a marqué au moment des funérailles ?

Au salon funéraire quelqu’un m’a dit : Il va falloir que tu sois forte et que tu arrêtes de pleurer. Excuse-moi ! J’ai deux jours de salon, je peux-tu brailler s’il te plaît ! J’ai-tu le droit d’avoir de la peine ? Ça me choque tellement ce genre de remarque !

C’est comme lorsque les funérailles se déroulent en présence d’une urne. Les gens continuent de jaser comme si de rien n’était, comme si la personne décédée n’était pas là. On peut-tu au moins parler d’elle ! On peut-tu laisser notre quotidien de côté et lui rendre hommage ! Avant, on se racontait des anecdotes au sujet du défunt. Maintenant, oublie ça, tout le monde est sur son cellulaire.

Quand le corps est exposé, je trouve qu’il y a un plus grand respect : le ton de la voix baisse, on ressent plus la perte. Ça ne me dérange pas d’être incinérée, mais c’est certain que je veux être exposée. Mes enfants le savent déjà.

Vous avez eu votre part d’épreuves. Êtes-vous capable de faire de l’humour en toutes circonstances ?

Ça n’arrête jamais ! Le drame et l’humour se touchent beaucoup. Même que c’est plaisant de désamorcer une situation dramatique avec humour. Le rire, ça détend, ça fait du bien.

C’est une belle mission de vie ça !

Je crois, oui, car c’est vrai qu’on fait du bien en faisant rire les gens. Et ça, c’est inné chez moi.

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