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Les rituels funéraires pour redonner un sens à la perte

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 21 Novembre 2013

Lorsqu'une personne décède, une charge émotive plane habituellement auprès des proches. Les rites funéraires permettent de donner forme à cette émotivité.

De quoi sont composés les rituels funéraires?
Chaque religion et chaque culture possèdent des rites qui leur sont propres et qui visent à souligner la fin d'une vie. Au-delà des différences, les similarités sont nombreuses: le fait de se regrouper, la progression dans le temps, l'expression de sentiments, la présence de symboles et de gestes significatifs, les jalons qui marquent un passage d'un état à un autre.

Plusieurs auteurs et psychologues déplorent que le caractère tabou qui entoure la mort dans notre société amène certaines personnes à vouloir «bâcler» ces rituels afin d'en finir au plus vite avec ce moment, espérant passer plus rapidement à une autre étape.

Les formules rapides du type «sans exposition» sont aujourd'hui plus courantes. Si pour certains cette option est pleinement réfléchie, pour d'autres elle cache simplement un déni face à la mort. «Beaucoup de gens qui avaient décidé de ne pas exposer le défunt ont eu par la suite du mal à faire leur deuil, soutient Yves Perreault. Ils avaient alors l'impression que quelque chose n'était pas conclu dans leur relation avec la personne décédée. On pense que ce sera moins triste et dérangeant s'il n'y a que de courtes funérailles ou s'il n'y en a pas du tout. C'est pourtant le contraire qui se produit...»

L'importance des rituels dans le processus de deuil
Pour Luce Des Aulniers, les rituels servent à réconforter les endeuillés, mais également à redéfinir celui ou celle qui n'est plus. «Le défunt n'appartenait pas seulement à une famille. Au salon funéraire, on retrouve plein de gens qui ne se connaissent pas. Il y a la famille, le groupe du bureau, celui du club de quilles, le cercle d'amis, etc. Ainsi, quand les proches rencontrent tous ces gens, ils réalisent que le défunt avait de l'importance pour d'autres personnes qu'eux-mêmes, et ce, bien au-delà de ce qu'ils pensaient. Dans le processus de deuil, cela vient énormément les consoler. Ils se disent alors qu'ils ne sont pas les seuls à subir une perte. De par les témoignages des autres, ils arrivent également à mieux définir l'être qu'ils ont perdu, à refaire en quelque sorte le puzzle de cette personne, ce à quoi elle croyait, ses valeurs, etc.»

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