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Le deuil suite à la mort violente

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 03 Septembre 2013

La mort brutale ne laisse aucune possibilité de préparation et plonge les proches de la victime dans un état de colère, d'injustice et d'inachevé.

Reconnaître l’inacceptable
La mort violente est foudroyante. Elle frappe tel un ouragan que rien ne laisse présager. Le caractère absurde de ce drame plonge les proches de la victime dans un état de colère, d'injustice et d'inachevé. Il est d'ailleurs plus juste de parler de «reconnaître» que d' «accepter» lorsqu'on fait référence à une telle tragédie.

Dans la tête des endeuillés, les questions se bousculent: Pourquoi lui? Pourquoi maintenant? A-t-elle senti sa mort venir? Est-elle morte sur le coup? Autant d'interrogations, d'autant plus douloureuses qu'elles demeurent sans réponse.

La brutalité des adieux
Alors qu'on est en état de choc, qu'on a du mal à admettre que la terre puisse continuer de tourner, organiser des obsèques devient extrêmement déchirant.

Il est bouleversant de réaliser qu'on n'a pas eu le temps de dire adieu à l'être cher, ou encore de régler certains conflits qui existaient peut-être dans notre relation avec lui; cette quantité possible de choses en suspens risque de rendre le chemin du deuil plus long et parfois plus difficile à traverser.

Colère et culpabilité
La mort violente ne s'inscrit pas dans l'ordre naturel des choses et engendre souvent une lourde charge de colère. Plusieurs endeuillés chercheront une cible ou un exutoire à l'agressivité qu'ils ressentent. Ce sera vers Dieu ou vers le destin, vers un conducteur ou encore vers eux-mêmes que cette colère sera dirigée.

Il arrive que cette culpabilité soit déclenchée par le simple fait d'être vivant. Mais ce sentiment est à son comble lorsque l'endeuillé a l'impression qu'il aurait pu faire quelque chose pour empêcher le drame. Il est alors possible qu'il en vienne à se considérer indigne de vivre, à regretter de n'être pas mort à la place du défunt. La culpabilité et la colère risquent alors d'entraîner l'endeuillé dans un deuil complexe.

Suite à une mort violente, l'entourage a un rôle important à jouer pour soutenir, guider, aider ou être présent tout simplement. Cette présence est d'autant plus importante que la mort violente suscite des deuils particuliers, si difficiles.

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