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Le deuil collectif

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 12 Juin 2015

Photo: Shutterstock

Lorsque la mort frappe une personnalité ou grand nombre de personnes simultanément, le deuil se vit aussi collectivement. Les endeuillés voient leur douleur faire les manchettes. S’amorce alors un deuil douloureux et fort complexe pour tous ces endeuillés.

1. Une douleur étalée au grand jour
Qu’advient-il du deuil des proches lorsqu’une mort devient publique ? La douleur de celui qui perd son père, sa fille, son frère réussit-elle à demeurer personnelle malgré la couverture médiatique ?

Au Québec, les manifestations d’amour témoignées aux personnalités connues sont souvent passionnées. Mais lorsque nos idoles nous quittent, les Québécois continuent de ressentir ce besoin d’unir leur voix pour crier leur amour au disparu.

Souvenons-nous du décès de Marie-Soleil Tougas qui laissa dans le deuil des milliers de familles qui avaient l’impression de la connaître. Le public, qui l’avait adoptée, a vécu son décès de façon très personnelle et les témoignages d’amour ont fusé de partout.

La mort de Dédé Fortin, l’ancien chanteur du groupe Les Colocs, a aussi suscité des témoignages d’amour spontanés. Quelques heures après l’annonce de sa mort, la devanture de son appartement était littéralement envahie de messages d’amour et de fleurs.

Symbole de notre fierté, Maurice Richard a reçu des adieux magistraux, à l’image de sa carrière et du respect que les Québécois lui portaient. Ses admirateurs, mais aussi des gens qui ne l’avaient jamais vu jouer au hockey, ont attendu pendant des heures pour avoir l’occasion de circuler quelques secondes près de son cercueil. Le jour des funérailles, une foule silencieuse est descendue dans la rue pour suivre son cortège funèbre et assister à la cérémonie sur un écran géant.

2. L’importance des rites
Que l’on soit un proche ou un admirateur, chacun sent le besoin de souligner le départ de ceux qu’on aime par un geste, une cérémonie, un mot dans un registre, un défilé dans les rues, une prière, une pensée devant un cercueil, une fleur dans les marches de l’escalier, un témoignage à la famille, ou toute autre manifestation de notre peine ou de notre sympathie. Les deuils collectifs nous rappellent l’importance des rites funéraires. Ils nous aident à comprendre à quel point la personne qui décède n’appartient pas seulement à la famille proche mais à tous ceux qui ont croisé sa route. 

Organisés ou spontanés, civils ou religieux, simples ou grandioses, les rites font partie d’un processus de guérison. Peu importe que l’on soit 10 ou 10 millions à pleurer.

Lire l’article intégral: http://www.fcfq.coop/chroniques/deuil-collectif-234/

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