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La petite histoire du corbillard

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 16 Juillet 2013

Véhicule ayant une place bien particulière dans l’imaginaire collectif, le corbillard constitue pour plusieurs un objet solennel.

Véhicule du dernier voyage
En tant que moyen d'amener les dépouilles des défunts vers leur dernière demeure, il a existé dans toutes les cultures sous différentes formes et de multiples appellations.

Au point de vue étymologique, le mot «corbillard» provient de la ville française de Corbeil. À l'origine, il désignait une sorte de péniche qui faisait la navette entre Corbeil et Paris. Il a ensuite été employé pour décrire un carrosse bourgeois. Quant à son sens actuel, il date de 1798.

La genèse
L'ancêtre du corbillard moderne naquit au Moyen Âge européen, époque où l'on adopta la coutume de construire des sarcophages de plus en plus lourds pour les défunts. Ces coffres (souvent faits de pierre) ne pouvant être transportés sur le lieu de l'inhumation, on les assembla sur place et ce furent plutôt les dépouilles mortelles qui furent déplacées.

Il fallut attendre le 18e siècle et une certaine sophistication des rites funéraires pour que se répande la pratique de transporter les défunts à l'aide d'un char hippomobile, lequel prit alors le nom de corbillard. Au 19e siècle, ce dernier connut une importante expansion et des entreprises se constituèrent pour se lancer dans ce qui était devenu une industrie prospère.

L'ère moderne
Avec les débuts de l'automobile au tournant du 20e siècle, le cheval céda peu à peu sa place au moteur à essence. Selon les historiens, ce fut le 15 janvier 1909 à Chicago que se déroulèrent les premières funérailles en Amérique à employer un corbillard motorisé. Le défunt se nommait Wilfred A. Pruyn et était de son état conducteur de taxi. Ne possédant aucun corbillard sans chevaux, l'entrepreneur funèbre H.D. Ludlow s'empressa de se procurer un véhicule automobile qu'il surmonta du châssis nécessaire au transport du cercueil. Le cortège qui traversa Chicago peu de temps après fut un tel succès que Ludlow décida de conserver le véhicule artisanal pendant les neuf semaines qui suivirent. Le corbillard moderne venait de naître bien qu'il eût encore un long chemin à parcourir pour devenir le véhicule que l'on connaît aujourd'hui.

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