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La mort, ça fouette la vie !

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 30 avril 2019 Photo: François Lafrance, pour la FCFQ

FCFQ_laberge Photo: François Lafrance, pour la FCFQ

Nous avons rencontré Marie Laberge, pour qui la mort n’est pas une fin, mais un nouveau chapitre…

La vie est un thème principal de mon œuvre et la mort en fait partie parce qu’il n’y a rien qui exalte le plus la vie que la mort. Même si ça nous donne un coup qui nous empêche de bien vivre, c’est ce coup-là qui peut nous permettre de mieux vivre.

Pensez-vous que les gens ont de la difficulté à faire un deuil?

Oui, tous. Moi aussi. Moi, je me suis diagnostiquée : deuil lent (rires). Je fais tout vite dans la vie, mais pas le deuil. On ne soupçonne pas l’ampleur de l’acte du deuil. On ne soupçonne pas toute la place que ça prend dans notre vie, toutes les peurs que ça soulève. Ça prend toutes sortes de formes le deuil. Et le deuil pas fait, encore plus. Plus on retarde, plus on ruse avec le deuil, plus il va nous sauter sur le dos ou dans le visage et ça va faire mal. C’est quelque chose que j’ai vu mille fois.

Vous avez accompagné votre père jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière rive. A-t-il été difficile de le laisser aller?

Non, il était rendu là. Ça aurait été dur si j’avais espéré des choses ou des mots de lui. Si j’avais attendu quelque chose, j’aurais probablement été frustrée parce qu’il ne pouvait pas me donner ce que j’aurais peut-être aimé avoir. C’était sa limite. Je savais les choses qu’il ne pouvait pas faire ni dire. Alors si je les sais, je n’ai pas besoin qu’il les avoue, ce serait trop lui demander. C’est un moment où on n’est que pour l’autre. Il faut être là, il faut tenir l’autre, être à la place de l’autre. Il faut avoir ce détachement. Je l’ai accompagné deux mois. Et je faisais les nuits, car il avait peur la nuit.

Je pense que quiconque accompagne quelqu’un qu’il aime jusqu’à son dernier acte et qu’il le laisse faire à sa façon – il va être très fatigué – mais il va avoir avec lui un souvenir impérissable d’un moment très très beau. Papa me disait : « Mais pourquoi c’est si long, pourquoi je ne meurs pas tout de suite? » Je répondais : « parce que tu as peur. Parce que tu n’as jamais pris le temps de tous nous voir. Alors voilà, on est là, tu peux nous voir, tout ce temps que tu n’avais pas pour le faire, là, tu en as. » Il disait : « oui, je suis chanceux! » « Tu es chanceux, certain! Profite! » (rires)

Quels seraient les derniers mots que vous voudriez dire ou écrire avant de mourir?

S’il y en avait juste un, je dirais : « vivez! » Et si j’en avais plus qu’un, je dirais : « ne laissez pas la peine briser votre vie. » J’aimerais dire à mes proches de continuer, de ne pas s’arrêter, d’y aller! Mais pas avec moi. Je ne suis plus là, c’est tout, c’est fini. J’aimerais avoir donné assez d’amour pour que ça les soutienne. Si je les ai assez aimés pour qu’ils soient capables de danser encore - peut-être pas le soir de ma mort, mais le lendemain - ça va être correct!

Lire l’article complet sur le site de la FCFQ

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