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L’enfant en deuil

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 25 Mars 2022 Pixabay

L'enfant en deuil, site web Pixabay

L'enfant n'a pas la même compréhension de la mort que l'adulte. Il va néanmoins être touché émotionnellement.

On a longtemps pensé que, face au deuil, les enfants avaient la capacité de rebondir, que leur jeune âge et leur faculté d'adaptation les protégeaient, en quelque sorte, d'une certaine compréhension de l'événement et de ses retombées émotionnelles... Et, comme le dit la croyance populaire, ce que l'on ne sait pas ne fait pas mal. En d'autres termes, ce que l'enfant ne pouvait pas comprendre ne lui faisait donc pas mal... Mais, en réalité, il n'en est rien.

Grand-papa dort

L'enfant, s'il n'a pas la même compréhension de la mort que l'adulte, va néanmoins être touché émotionnellement. En effet, face au deuil, il vit les mêmes émotions — la colère, la tristesse, la culpabilité, la peur...— et les mêmes étapes. Mais ses réactions vont être différentes. Souvent, les changements s'observeront à travers les comportements de l'enfant (régression, agressivité, isolement) et ils varieront en fonction de son âge et de son tempérament. Sa compréhension de la mort va évoluer au cours de son développement et il va faire son deuil jusqu'à l'âge adulte, étape par étape...

Dès son plus jeune âge, l'enfant se questionne au sujet de la mort. Il mime, imite la mort, il cherche, par ses jeux, à l'apprivoiser... Comme cette petite fille de 3 ans, trouvée allongée sur le canapé du salon, les yeux fermés, imitant Blanche-Neige dans son cercueil de verre attendant le baiser du Prince charmant qui la ramènerait à la vie !

Pour le jeune enfant, la mort n'est pas irréversible (et elle est parfois confondue avec le sommeil) et elle n'est, par voie de conséquence, pas dramatique non plus. On peut être mort et redevenir vivant, ailleurs ou à un autre moment.

En grandissant, l'enfant va prendre conscience de l'universalité et de la permanence de la mort. Il va réaliser que tout le monde meurt et que l'on peut mourir à tout âge. Il va graduellement comprendre que tout ce qui vit... est appelé à mourir un jour.

L'adolescent a la même compréhension de la mort que l'adulte, mais avec tout le questionnement propre à cette étape de la vie : à quoi cela sert-il de vivre si c'est pour mourir ? Il vit une période de perte, il quitte le monde de l'enfance, et avec lui, la croyance en la toute-puissance des adultes. Par ses comportements à risques, il se mesure parfois à la mort.

Nous verrons dans un prochain article des conseils pour aborder la mort avec un enfant.

Consultez l’article complet sur le site de la Fédération des coopératives funéraires du Québec.