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L’aide médicale à mourir : L’état des lieux au Québec (juillet 2021)

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 13 Janvier 2022 Pixabay

FCFQ_aide_medicale Pixabay

Les critères pour l’obtenir et les questions débattues à l’heure actuelle

Il y a eu des avancées phénoménales que la médecine a apportée à l’humanité de façon générale et aux individus de façon spécifique, surtout au XXe siècle et plus spécifiquement depuis la deuxième guerre. Les bénéfices de l’hygiène et de la santé publique, les traitements de certaines grandes maladies ne sont plus à démontrer et les bienfaits sur les populations sont évidents.

Mais il est manifeste qu’un rapport pour le moins ambigu avec la mort, inéluctable, est entretenu non seulement par les médecins mais aussi par les individus qui composent une société donnée tout autant que les diverses cultures constituantes de notre monde.

 

Critères pour obtenir l’aide médicale à mourir (AMM) au Québec :

  • la personne est assurée au sens de la Loi sur l'assurance maladie;
  • elle est majeure et apte à consentir aux soins;
  • elle est atteinte d'une maladie grave et incurable;
  • sa situation médicale se caractérise par un déclin avancé et irréversible de ses capacités;
  • elle éprouve des souffrances physiques ou psychiques constantes, insupportables et qui ne peuvent être apaisées dans des conditions qu'elle juge tolérables.

Le code criminel du Canada précisera de son côté qu’une personne est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables lorsque, à la fois :

  • elle est atteinte d’une maladie, d’une affection ou d’un handicap graves et incurables;
  • sa situation médicale se caractérise par un déclin avancé et irréversible de ses capacités;
  • sa maladie, son affection, son handicap ou le déclin avancé et irréversible de ses capacités lui causent des souffrances physiques ou psychologiques persistantes qui lui sont intolérables et qui ne peuvent être apaisées dans des conditions qu’elle juge acceptables.

Les données actuelles montrent que près de 3 % des décès totaux sont attribuables à l’AMM. Notons que ni le certificat de décès, ni aucun autre document officiel ne fait état de l’aide médicale à mourir afin de préserver la confidentialité. Par ailleurs, les lois interdisent explicitement d’évoquer l’AMM pour refuser aux ayant-droits des prestations d’assurance ou autres.

Les questions débattues à l’heure actuelle

1. L'aide médicale à mourir dans les directives médicales anticipées (DMA)

Il s'agit ici, pour une personne apte à prendre des décisions pour elle-même, de pouvoir accéder à l'aide médicale à mourir par des directives médicales anticipées au moment où elle le désire alors qu’elle ne sera plus apte à prendre une telle décision : c’est toute la question des maladies neurodégénératives cognitives de type Alzheimer. Cette question devrait faire l’objet d’une décision législative d’ici l’été 2022.

2. Les personnes avec troubles de santé mentale

Les personnes qui ont un trouble de santé mentale sans autre pathologie physique ne peuvent avoir accès à l’AMM et ce jusqu’au 17 mars 2023 selon le code criminel. Une législation qui encadrera ces demandes doit être élaborée d’ici là.

3. Le patient inapte dans l’état actuel des choses

Un patient qui n’a pas son aptitude pour décider de lui-même (accident cérébral, déficience intellectuelle sévère) ne peut avoir accès à l’AMM : comme société, nous devons absolument considérer qu’il ne s'agit en aucune façon d’une option quelconque.

4. L’Église et l’aide médicale à mourir

L’Église catholique s’oppose fermement à l’aide médicale à mourir. L’argumentaire traditionnel de l’Église, c’est que la loi de Dieu dit qu’on ne doit pas tuer. Heureusement, plusieurs prêtres acceptent d’accompagner des malades dans ce dernier voyage.

Le libre arbitre de chacun

Quelques médecins et des gens qui les soutiennent sont convaincus qu’ils peuvent juger de la qualité de vie ou de la souffrance d’une personne qui se voit diminuée par une maladie physique chronique ou débilitante ou encore par une perte progressive de ses capacités cognitives.

Nul ne peut être à la place de la personne en fin de vie, souffrante ou non. Il s’agit non pas d’imposer une logique de fin de vie aux patients qui sont arrivés à cette étape, mais de respecter le libre arbitre de chacun dans le respect de leur autonomie et de leur dignité.

Lire l’article sur le site de la FCFQ