Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Face au deuil: Questions de parents, besoins d'enfants

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 31 Mars 2022 Pixabay

child-2122019---web Pixabay

Les parents hésitent à aborder la mort avec leur enfant. En observant le comportement des adultes, un enfant apprend comment se comporter dans de telles circonstances.

Comment puis-je lui annoncer la mort de son grand-père ? Je ne veux pas le traumatiser...Quel impact le décès va-t-il avoir sur l'avenir de mes enfants ? Mes parents trouvent que je parle trop à mes enfants du décès de leur frère, mais je ne veux pas qu'on l'oublie...

Toutes ces questions et bien d'autres sont souvent présentes dans la bouche des parents. On sent à travers elles leur désir de bien faire, de ne pas se tromper, mais aussi leur peur de faire souffrir leur enfant, la crainte de ne pas savoir quoi dire et de réagir maladroitement. Sans oublier aussi la peur d'être touché par la peine de leur enfant et de perdre le contrôle de leurs propres émotions...

Mais il est important aussi que l'enfant puisse voir son parent exprimer de la peine ou de la colère... c'est pour lui comme une autorisation tacite à pouvoir en faire autant. En observant le comportement des adultes, un enfant apprend comment se comporter dans de telles circonstances... Si l'adulte parle ouvertement de ses émotions, il y a de bonnes chances pour que l'enfant en fasse autant. Le psychiatre et spécialiste du deuil, Michel Hanus, le dit quand il écrit : « C'est l'entourage de l'enfant qui fait le deuil de l'enfant. »

Pour se sentir en sécurité, l'enfant doit sentir que son parent n'est pas anéanti par la perte. Il est important pour lui de savoir que son parent a du soutien et des ressources pour faire face sa peine. Si l'enfant sent la très grande fragilité du parent, il peut alors taire ses propres émotions et protéger son parent. La fragilité du parent insécurise l'enfant ; le deuil de l'enfant dans un tel contexte est souvent remis à plus tard.

Nous verrons dans un prochain article des pistes pour choisir les bons mots lorsqu’on aborde cette question délicate avec l’enfant. 

Consultez l’article complet sur le site de la Fédération des coopératives funéraires du Québec.