Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Ensemble !

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 03 Décembre 2020 Photos: François Lafrance, pour la FCFQ

FCFQ_Boudreault-Rivard Photos: François Lafrance, pour la FCFQ

Josée Boudreault et Louis-Philippe Rivard nous racontent comment ils ont été obligés de se réinventer.

Ce sont bien souvent ces lieux où nul ne veut aller qui ont le pouvoir de nous unifier. De nous permettre d’aller de l’avant. Et malgré tous les méandres qui peuvent surgir du quotidien, ce couple aura su, ensemble, nous démontrer que les détours sont là pour nous rapprocher… et nous garder vivants.

Le 1er juillet 2016, vous avez été victime d’un grave AVC. Comment avez-vous réagi quand vous avez pris conscience que vous auriez pu mourir ?

Josée : Je n’ai jamais pensé à ça. Jamais. Même si l’événement a changé beaucoup de choses dans ma vie, je ne me suis jamais dit « Mon Dieu, j’aurais pu mourir ». Beaucoup de monde s’inquiète, mais moi je ne suis pas comme ça. Heureusement, car c’est bien plus facile.

Vous avez attendu trois heures à l’hôpital pendant que Josée était opérée d’urgence. Comment ça se passe dans une salle d’attente quand la vie de l’être cher est en danger ?

Louis-Philippe : C’était la nuit, et j’étais entouré de gens qui étaient là pour les mêmes raisons que moi : un AVC ou un problème cardiaque d’un conjoint survenu pendant la nuit. Imagine, on est environ une vingtaine et personne ne se parle. Tout le monde est dans sa bulle à penser à l’autre sur la table d’opération et à être sur le mode solution. Ça roule vite dans ta tête, c’est intense… Et malgré tout, les trois heures paraissent trois ans. Le temps passe extrêmement lentement. Les minutes sont interminables. Je n’avais jamais eu de vrai stress dans ma vie. Et là, j’étais confronté à une question de vie ou de mort. À quelque chose d’important. À ce qui compte vraiment. Ce sont des moments où tu te sens très très vivant.

Qu’est-ce qui vous a le plus aidé à traverser l’attente ?

Louis-Philippe : J’ai un ami dans la trentaine qui a eu un accident de vélo. J’étais avec lui à l’hôpital quand ils lui ont annoncé qu’il ne marcherait plus. Il avait des enfants quand c’est arrivé. Puis, avec le temps, il a recommencé à travailler et ça ne l’a pas empêché de se créer une belle vie. Alors, penser à lui m’aidait. Il s’en était sorti de façon positive, je savais donc que c’était possible. J’avais un modèle à suivre, ça me permettait de m’accrocher.

Quand un drame nous tombe dessus, on a tendance à se dire Pourquoi ça m’arrive à moi. Est-ce que ce fut le cas pour vous ?

Josée : Tu sais, j’étais très bonne avec les mots. Je faisais de la radio, de la télé, c’était le fun et j’aimais ça. Maintenant, c’est impossible. J’ai de la difficulté, j’ai moins de mots et j’avoue que c’est tannant. Mais au lieu de me dire « Pourquoi moi ? », je me demande plutôt « Qu’est-ce que je fais avec ça ? ». La vie n’est pas finie, alors qu’est-ce que je fais ? Ce ne sera plus jamais pareil, c’est ça la réalité. Tu peux choisir de ne plus rien faire, mais ça devient plate en câline. Moi, j’ai choisi de donner des conférences avec Louis-Philippe.

Louis-Philippe : Quand on n’a pas ce qu’on veut, on a l’impression que la vie nous a joué un tour. Mais ce genre d’événement nous fait réaliser que toutes les journées sont un cadeau, qu’il ne faut pas les gaspiller.

Lire l’article complet sur le site de la FCFQ