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Ceux qui restent

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 25 Février 2021 Crédit photo: François Lafrance, pour la FCFQ

FCFQ_Bouchard Crédit photo: François Lafrance, pour la FCFQ

Denis Bouchard n’hésite pas à aborder avec franchise des sujets délicats…

Alors que la dispersion des cendres a la cote, Denis Bouchard, lui, s’en désole. Il se questionne sur les volontés de ceux qui partent quand ceux qui restent s’en trouvent lésés. Sujet délicat qu’il ose aborder, comme il le fait d’ailleurs pour la religion. L’intensité de son propos ne laisse personne indifférent. Surtout quand il confie que, dans la mort, son plus grand désespoir sera de ne plus revoir son fils Léo. À cette seule idée, ses yeux se voilent et les mots s’éteignent... Quand la perte nous désarçonne, elle peut également nous rendre sans voix.

Quand l’épreuve frappe de plein fouet, quels sont vos outils pour vous en sortir ?

Je suis en psychanalyse à vie, alors je parle, je dis les choses. J’ai été élevé comme ça : ce qui ne s’exprime pas s’imprime. Je n’ai pas de difficulté à dire comment je me sens. C’est mon réflexe principal de parler, que ce soit avec un psy, ma blonde ou des amis. Si tu ne le fais pas, ça pourrit par en dedans et ça se retourne contre toi. Ce n’est pas bon de s’en aller seul dans son coin. Quand tu en parles aux autres, c’est ton intérieur qui se manifeste, et c’est dans ce même intérieur que tu vas trouver la force d’avancer.

Êtes-vous croyant ?

Non, mais je ne suis pas athée, je suis agnostique, c’est-à-dire que je ne peux pas prouver que Dieu existe ou qu’il n’existe pas. Je suis quelqu’un qui doute, et je suis porté à croire que Dieu est plus un état qu’un être, un état qui est la somme de l’incroyable complexité de cette nature. Et que cette formidable création est sans doute un accident. Un accident remarquable, parce que ça semble être infini. C’est difficile pour nous de s’imaginer et de comprendre l’infini.

Pensez-vous à votre mort parfois ?

J’ai un fils de 17 ans qu’il faut que je mène à bon port. Non, je ne pense pas à ma mort. Mais je sais que lorsqu’elle arrivera, je veux un party. S’il reste de bonnes bouteilles dans la cave à vin, ce sera le temps de les vider. La meilleure réponse à la mort, c’est encore la vie. Et il faut célébrer la vie de ceux qui restent. Il demeure quand même que je vais prendre le temps d’en jaser avec mon fils.

Si vous aviez à choisir comment mourir, quelle mort choisiriez-vous ?

Plusieurs personnes veulent mourir rapidement. Pas moi. Il y a tellement de moyens aujourd’hui de ne plus souffrir ! Aux soins palliatifs, j’ai vu des gens en phase terminale qui pouvaient quand même partir doucement. Je ne veux pas partir comme mon père. J’aimerais ça avoir le temps de dire bonjour à tout le monde. Avoir des discussions, faire des bilans. Regarder ce que j’ai fait de bien... et de moins bien.

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