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5 fausses croyances sur le deuil

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 28 Avril 2022

Fausses croyances web

On entend souvent diverses idées reçues sur la meilleure façon de vivre un deuil. Voici quelques réflexions sur le sujet.

La perte d’un être cher est une épreuve qui nous attend tous un jour ou l’autre. Plusieurs croyances erronées concernant la meilleure façon de vivre un deuil peuvent toutefois contribuer à accentuer certains effets troublants.

1. Le deuil d’un être cher est plus facile à vivre quand le décès était prévisible.

Contrairement à un deuil brutal, une mort prévisible permet à la personne endeuillée de mieux s’y préparer. Néanmoins, vivre ce sentiment d’impuissance devant la souffrance de l’être aimé, faire face à plusieurs autres pertes en cours de route, ou encore être témoin de la dégradation physique et psychologique d’une personne qui nous est chère peut devenir une épreuve dévastatrice.

2. Un enfant en bas âge ne comprend pas la mort, autant ne pas lui en parler.

Les enfants sont sensibles aux émotions de même qu’aux changements qu’ils perçoivent dans leur entourage. Il est inutile de les mettre à l’écart sous prétexte qu’ils sont trop jeunes pour comprendre. Néanmoins, en tenant compte de l’âge, il peut être nécessaire d’adapter son langage et il n’est pas toujours souhaitable de donner tous les détails bouleversants.

3. Le temps arrange les choses. Il suffit de laisser la vie suivre son cours et se tourner vers l’avenir.

Le temps est un allié important lors d’un deuil. Mais à lui seul, il ne règle pas tout. L’endeuillé aura à travailler fort sur lui-même avant d’envisager l’avenir avec sérénité. Le travail du deuil fait mal, mais cette douleur a un sens; elle vise à l’apaisement du cœur.

4. Parler de la personne décédée avec les proches endeuillés n’aide aucunement à tourner la page.

L’endeuillé a besoin de savoir que l’être cher ne tombera pas dans l’oubli. Lui permettre d’en parler l’aide à réaliser la perte subie. Ça lui permet aussi de s’ajuster graduellement à sa nouvelle situation et à l’environnement sans la personne décédée.

5. Être affecté par le deuil démontre qu’on a une certaine fragilité psychologique.

Ne rien laisser paraître demande de l’énergie et n’aide pas à l’évolution du deuil. La véritable force se traduit par la capacité à affronter les bouleversements intérieurs en recourant au soutien nécessaire. La seule façon de passer à travers le deuil est de vivre pleinement la souffrance et les émotions qui s’y rattachent.

Consultez d’autres questions fréquemment posées sur le site de la FCFQ.