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Application de traçage de la COVID-19: les Québécois feront valoir leur opinion

Par Rémi Leroux Mise en ligne : 07 Juillet 2020 Shutterstock.com

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Le gouvernement vient de lancer une consultation au sujet de l’utilisation d’une application de suivi de la pandémie. Une technologie qui fait débat.

«Croyez-vous qu’une application mobile sur votre téléphone intelligent, qui vous permettrait d’être informé(e) et d’informer les autres d’un risque d’exposition à la COVID-19, vous serait utile?»

Voici l’une des questions posées aux Québécois dans le cadre de la consultation publique lancée cette semaine par le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire. L’objectif de la démarche? S’assurer de l’adhésion de la population à une application dite «de traçage» de la pandémie.

Comment fonctionnerait l’appli?

Supposons que vous ayez été à votre insu en contact avec une personne qui a reçu un diagnostic positif à la COVID-19. Si l’application est installée sur votre téléphone, vous recevrez une notification vous en informant. L’utilisation de la technologie Bluetooth permet de réaliser des recoupements et de retracer d’éventuelles chaînes de contamination.

Vous ne saurez rien de l’identité de la personne, mais vous serez informé du risque potentiel que cela représente et pourrez prendre les mesures qui s’imposent : vous placer en quarantaine et subir un test de dépistage au besoin.

Des enjeux de protection de la vie privée

Présenté depuis plusieurs mois comme un outil important dans la lutte contre la propagation de la pandémie, ce type d’application soulève cependant de nombreux enjeux en matière de protection de la vie privée: risques d’erreur, préservation de l’anonymat, nature des données collectées, suivi par géolocalisation, etc.

«Tout en préservant l’anonymat et la vie privée de chaque personne, l’application permettrait d'améliorer la communication avec les utilisatrices et utilisateurs qui auraient été potentiellement exposés au virus», précisait toutefois Éric Caire dans un communiqué.

Le gouvernement s’est déjà engagé sur certains principes de fonctionnement de l’application: elle fonctionnerait notamment à l’aide de la technologie Bluetooth (permettant de détecter les appareils mobiles à proximité et de partager avec eux des données de manière anonyme).

«Ainsi, l’application ne collecterait aucun renseignement personnel et n’effectuerait aucun traçage», précise le gouvernement dans son communiqué.

Jusqu’au 2 août pour donner votre avis

Pour vérifier le niveau d’adhésion de la population québécoise, le gouvernement a donc lancé sa consultation sur la plateforme consultation.quebec.ca. Si vous souhaitez y participer, vous avez jusqu’au 2 août prochain pour le faire.

Sachez encore que s’il devait être implanté, ce type d’application ne serait toutefois pas imposé. Les Québécois pourront l’installer de façon volontaire sur leur téléphone cellulaire. Toutefois, pour être véritablement efficace et permettre de retracer les chaînes de contamination, l’adhésion d’au moins 60 % de la population est nécessaire, selon plusieurs experts.

À noter enfin qu’une commission parlementaire se tiendra sur le sujet à la fin d’août afin d’entendre différents experts, notamment en matière de cybersécurité.

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