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« Boire moins, c’est mieux » : de nouvelles recommandations pour l’alcool

Par Florence Dujoux
verre-vin Henley Bailey/Shutterstock.com

Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances baisse significativement les seuils de consommation d’alcool à faible risque, précisant que toute prise d’alcool nuit à la santé.

Établis dans une perspective de santé publique, les nouveaux Repères canadiens sur l’alcool et la santé s’appuient sur les données scientifiques les plus récentes. Ils remplacent les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada élaborées en 2011.

Fait nouveau, le rapport du Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) souligne que, même en petite quantité, l’alcool n’est pas bon pour la santé. Il met plutôt en évidence un continuum de risque associé à la consommation hebdomadaire d’alcool :

• Faible risque : 2 verres standards ou moins par semaine ;

• Risque modéré : entre 3 et 6 verres standards par semaine ;

• Risque élevé : 7 verres standards ou plus par semaine.

Conclusion : « boire moins, c’est mieux »! Les 40 % de la population canadienne buvant plus de six verres par semaine sont invités à réfléchir à leur consommation d’alcool.

Bien que les seuils identifiés soient les mêmes pour tous les adultes, il est précisé qu’au-delà de six verres d’alcool par semaine, le risque augmente plus vite pour les femmes que pour les hommes. Les femmes enceintes ou qui envisagent de le devenir, ainsi que celles qui allaitent, devraient s’abstenir.

Cancer, maladies cardiaques et hépatiques

La consommation d’alcool cause près de 7 000 décès par cancer chaque année au Canada. Dans la plupart des cas, il s’agit de cancers du sein ou du côlon, suivis de cancers du rectum, de la bouche et de la gorge, du foie, de l’œsophage et du larynx. Selon la Société canadienne du cancer, boire moins d’alcool est l’une des dix principales habitudes de prévention à adopter.

Contrairement à la croyance, la consommation modérée d’alcool ne protège pas contre les maladies du cœur et des artères. Les études récentes montrent que consommer un peu d’alcool n’a aucun effet sur les maladies cardiaques ischémiques (crise cardiaque), mais constitue un facteur de risque pour la plupart des types de maladies cardiovasculaires (hypertension, insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire, AVC hémorragique).

Les statistiques montrent aussi que les maladies hépatiques sont en hausse au Canada, et que l’alcool en est l’une des principales causes. Sans oublier qu’il est fréquemment associé aux comportements agressifs et violents, notamment à la violence conjugale, sexuelle et entre adultes.

Évaluer sa consommation

Pour mieux gérer votre consommation d’alcool, il est recommandé de calculer le nombre de verres standards que vous buvez par semaine, puis de vous fixer une cible hebdomadaire. Les jours où vous consommez de l’alcool, évitez de boire plus de deux verres.

Le hic, c’est qu’il n’est pas toujours facile de compter son nombre de verres. Au Canada, un verre standard contient 17,05 ml ou 13,45 grammes d’alcool pur (éthanol), soit :

• Une bouteille de bière (12 oz, 341 ml, 5 % d’alcool)

• Une bouteille de cidre (12 oz, 341 ml, 5 % d’alcool)

• Un verre de vin (5 oz, 142 ml, 12 % d’alcool)

• Un verre de spiritueux (1,5 oz, 43 ml, 40 % d’alcool)

Implication politique

Catherine Paradis, directrice associée intérimaire, Recherche du CCDUS, croit que le gouvernement a un rôle à jouer pour épauler les personnes qui souhaitent réduire leur consommation d’alcool. « Quand les gens débouchent une bouteille ou ouvrent une canette, ils doivent savoir combien il y a de verres standards à l’intérieur du contenant », affirme-t-elle.

Elle ajoute que « l’alcool est la seule substance psychoactive légalement en vente au Canada à l’heure actuelle pour laquelle il n’y a pas d’étiquette de mise en garde ».

Parmi toutes les politiques existantes, deux s’avéreraient particulièrement efficaces :

• l’étiquetage obligatoire de toutes les boissons alcoolisées pour qu’elles affichent le nombre de verres standards par contenant (les Repères canadiens sur l’alcool et la santé) ;

• des mises en garde sur les effets de l’alcool sur la santé.

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  • Par Roch Cété
    17 Janvier 2023

    contient 17,05 ml ou 13,45 grammes d’alcool pur (éthanol), soit : Une bouteille de bière (12 oz, 341 ml, 5 % d’alcool)... Un verre de spiritueux (1,5 oz, 43 ml, 40 % d’alcool Il faut comprendre QUOI ?

    journalist
    Par Céline Montpetit de Protégez-Vous
    19 Janvier 2023

    Bonjour Monsieur Cété,
    Merci pour votre commentaire.
    Si vous décidez de mieux gérer votre consommation d’alcool, il est recommandé de compter votre nombre de verres standards. Or, il n’est pas toujours facile de savoir combien il y en a dans une canette ou une bouteille : le chiffre varie en fonction du volume bien sûr, mais aussi de la teneur en alcool.
    Il faut savoir qu’au Canada, un verre d’alcool standard correspond à une bouteille de bière (12 oz, 341 ml, 5 % d’alcool), à une bouteille de cidre (12 oz, 341 ml, 5 % d’alcool), à un verre de vin (5 oz, 142 ml, 12 % d’alcool) ou encore à un verre de spiritueux (1,5 oz, 43 ml, 40 % d’alcool).
    De plus, le Centre Canadien sur l’usage des substances et des dépendances recommande une nouvelle politique d’étiquetage sur toutes les boissons alcoolisées, pour que les consommateurs puissent voir quel est le nombre de verres standards inclus dans chaque contenant.

  • Par Richard Falardeau
    20 Janvier 2023

    Je vous invite à écouter le cardiologue québécois bien connu D Martin Juneau qui n'a pas la même interprétation que Santé Canada à ce sujet. Il mentionne qu'un vers par jour pour le gens qui n'ont pas d'antécédents personnel ou familiaux de cancer du pancreas ou de l'estomac peut être bénéfique pour santé. Voir émission Tout un matin à Radio-Canada et voici sa déclaration: Le Dr Martin Juneau n'avale pas les conclusions du rapport du Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances (CCDUS) selon lesquelles boire aussi peu qu'un verre par semaine peut poser des risques pour la santé. « Moi aussi je lis la littérature scientifique. [...] Je trouve que la lecture de la littérature faite par ce groupe est très biaisée », déclare le directeur de la prévention à l'Institut de cardiologie de Montréal. Au micro de Patrick Masbourian, il fait valoir que les risques liés à la consommation d'alcool doivent plutôt être évalués au cas par cas pour chaque individu. Il donne même un exemple où boire un peu peut engendrer des effets bénéfiques.