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Appétit pour les produits locaux : la malbouffe en profite!

Par Martine Letarte
malbouffe

Le marketing surfe sur la vague de popularité des produits locaux. Or, qui dit local ne dit pas nécessairement santé. La moitié des aliments québécois promus dans les circulaires sont ultra-transformés, d’après la Coalition Poids.

On peut très bien trouver des boissons sucrées, des charcuteries et des biscuits complètement locaux, mais pas du tout sains. D’ailleurs, en plus d’une grande présence d’aliments ultra-transformés, pas moins de 40 % des produits identifiés dans le Portrait de la promotion des aliments québécois dans les circulaires des épiceries, dressé par la Coalition Poids, contiennent trop de sucre, de gras ou de sel.

«Le problème, c’est que trois Québécois sur quatre perçoivent comme étant bénéfique pour leur santé la consommation d’aliments québécois. Donc, toute cette promotion des produits locaux, sans égard à leur qualité nutritionnelle, risque de causer des dommages à la société québécoise», prévient Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Dans ce portrait, 1515 aliments québécois publicisés dans les circulaires des épiceries ont été identifiés entre le 24 septembre et le 28 octobre dernier. Certains avaient la certification Aliments du Québec ou Aliments préparés au Québec, alors que d’autres avaient été identifiés comme locaux par un logo maison de l’épicerie. «Ces logos témoignent de la provenance de l’aliment, non de sa qualité nutritionnelle», précise Mme Voyer.

«Une majorité de gens n’ont pas beaucoup de connaissance en nutrition, alors ils sont mêlés lorsque vient le temps de faire des choix», affirme Anne-Marie Roy, nutritionniste.  Elle a d’ailleurs bâti un programme d’éducation dont un cours complet porte sur la lecture des étiquettes nutritionnelles. «Il y a une hiérarchie dans les critères à regarder pour choisir ses aliments, ajoute Mme Roy. Pour sa santé, il faut d’abord choisir le plus possible des aliments non transformés et d’origine végétale et, après, on peut ajouter des plus, comme le biologique et le local.»

>> À lire aussi : 8 grands principes pour une saine alimentation

Risque d’obésité et de maladies chroniques

Alors que la consommation d’aliments ultra-transformés contribue au développement de l’obésité et de maladies chroniques, la Coalition Poids s’inquiète de leur promotion sous ce nouveau vernis local.

«Le marketing alimentaire est très fort et il a toujours été reconnu comme l’une des principales causes d’obésité, affirme Corinne Voyer. On utilise maintenant la provenance québécoise pour donner de la valeur ajoutée à des produits sur la sellette ou pour lesquels il est difficile de dire s’ils sont bons pour la santé ou pas, comme les barres tendres et certaines céréales.»

Or, un Québécois sur deux âgé de 12 ans et plus a au moins une maladie chronique et 60 % de la population est en surpoids ou obèse.

«C’est beaucoup et c’est en constante augmentation, affirme Mme Voyer. Les gens qui ont des maladies chroniques doivent se faire suivre dans le système de santé, ils le surchargent et le fragilisent. Toutes ces maladies chroniques ont un impact économique important pour la société.»

Vers un marketing plus responsable

Afin que les efforts vers l’autonomie alimentaire au Québec permettent de mieux nourrir la population et de diminuer la pression sur le système de santé, la Coalition Poids souhaite qu’on adopte une attitude plus responsable en matière de promotion des produits québécois.

«Il serait important d’encadrer les stratégies de promotion de consommation d’aliments nuisibles à la santé, affirme Mme Voyer. Il faudrait également subventionner la promotion d’aliments locaux sains pour que les Québécois soient vraiment gagnants dans ce virage vers une plus grande consommation de produits québécois.»

>> À lire aussi : L’achat local de plus en plus privilégié et Achat local : comment et où trouver des aliments d’ici.

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  • Par RAYMOND BANGET
    25 Mars 2021

    Ça rejoint vraiment ce que je remarque. On essaie d'éviter le plus possible les aliments industriels en choisissant les producteurs locaux, pour s'apercevoir que beaucoup fabriquent de la m... de qualité industrielle de façon artisanale !. Je pense particulièrement à mes récentes expériences avec Bâton Rouge (avec son fameux potage parmentier avec une liste d'additifs à faire frémir !) ou PG ( avec son feuilleté aux crevettes et saumon du pacifique avec sa photo sur le paquet qui n'a rien à voir avec le contenu. Sur la photo on voit quantité de crevettes alors qu'en réalité dans un poids de 540 g il doit y avoir une seule crevette hachée menue. Quand au saumon il a dû se sauver avant la cuisson). C'est se moquer du monde.