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Achat local: comment et où trouver les aliments d’ici?

Par Mathilde Roy Mise en ligne : 16 avril 2019  |  Magazine : mai 2019 Shutterstock.com

achat-local-alimentation-intro Shutterstock.com

Vous souhaitez manger «local» ? Voici comment acheter «québécois» ou «canadien» à l'épicerie. Des fruits et légumes aux poissons et fruits de mer, en passant par les produits laitiers et la viande, nous vous présentons les logos et certifications à surveiller dans les différentes sections des IGA, Metro, Provigo et cie.

FRUITS ET LÉGUMES

C’est au rayon des fruits et légumes que vous aurez le moins de difficulté à repérer la provenance des aliments. Emballés ou en vrac, ils doivent afficher leur origine, impose le Règlement sur l’indication de l’origine des fruits et légumes frais du Québec. Si un produit est importé, le pays d’origine doit apparaître sur l’emballage ou sur une affichette à proximité. S’il a été cultivé au Québec, cette information doit aussi être indiquée.

Le logo «Pommes Qualité Québec», qui doit obligatoirement être apposé sur toutes les pommes québécoises commercialisées en magasin, vous certifie que le fruit a été cueilli dans un verger du Québec et qu’il répond aux normes de qualité en vigueur.

Pour les producteurs qui souhaitent le spécifier, le maïs sucré de Neuville bénéficie depuis 2017 d’une appellation réservée qui garantit l’authenticité de sa provenance. Vous le reconnaîtrez à son sigle IGP, pour « Indication géographique protégée ». En 2018, c’était le seul produit de la catégorie Fruits et légumes à porter ce logo au Québec.

LISTE DES ENTREPRISES MARAÎCHÈRES D’ICI

Fraîcheur Québec 

RÉPERTOIRE DES MARCHÉS PUBLICS ET MARCHÉS DE NOËL

Association des marchés publics du Québec

PANIERS DE FRUITS ET LÉGUMES BIOS

Équiterre

>> Lisez tous nos articles sur l'achat local: alcool, produits d'entretien ménager, soins personnels, meubles, quincaillerie, véhicules, l'achat local c’est quoi et ce qui est le plus difficile à trouver.

VIANDES

Pour d’autres aliments, comme la viande et les produits transformés, la situation est beaucoup moins transparente. De nombreux produits transformés et emballés au Canada ne portent tout simplement aucune indication quant à leur pays d’origine.

«Le défi avec la viande, c’est qu’elle est souvent transformée en épicerie. Le fait de la découper et de l’emballer ici fait en sorte que l'étiquetage n'est pas obligatoire», explique Aline Dimitri, chef adjointe de la salubrité des aliments à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Résultat : dans bien des cas, il est impossible de connaître la provenance du steak ou des cuisses de poulet disposés dans les présentoirs. Par contre, lorsque la viande arrive préemballée, comme c’est parfois le cas avec l’agneau australien, le pays d’origine doit être inscrit.

Alors, d’où vient la viande que vous achetez? Selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), en 2017, 60 % du porc consommé au Québec provenait d’élevages québécois, 75 % dans le cas du poulet et un maigre 13 % pour le bœuf. En effet, le bœuf vendu ici provient en majeure partie (78 %) du reste du Canada, principalement de l’Alberta et de l’Ontario, ou d’ailleurs dans le monde (9 %), comme de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, de l’Uruguay et des États-Unis.

La mention «Produit du Canada» apposée sur une viande signifie que l’animal est né, a été élevé et abattu au Canada, comme l’exige l’ACIA. Une nuance, toutefois, s’applique au bœuf : pour arborer la mention, il suffit aux bovins d’engraissement de séjourner au moins 60 jours au pays avant leur abattage en sol canadien. L’allégation s’utilise sur une base volontaire.

Un label comme celui-ci, que les producteurs peuvent utiliser sur une base volontaire s’ils remplissent les conditions requises, indique que la viande vient d’animaux élevés dans une région spécifique et en garantit l’authenticité. En 2018, c’était le seul produit carné à arborer ce sceau.

Depuis avril 2019, le logo «Le porc du Québec» signifie que la viande est issue d’animaux élevés et abattus ici. Auparavant, environ 20 % du porc qui porte ce label était en réalité élevé en Ontario, puis abattu au Québec, précise Merlin Trottier-Picard, relationniste pour Les Éleveurs de porcs du Québec. Le logo s’utilise sur une base volontaire.

La Société des parcs d'engraissement du Québec (SPEQ) a créé le logo «Bœuf Québec» en août 2018 pour répondre à la demande de bœuf local. Si environ 80 % des animaux qui affichent cette mention sont nés ici, le reste provient d’ailleurs au Canada. Toutefois, à partir du 1er mai 2019, tout le bœuf affichant le label sera né au Québec, précise le directeur général de la SPEQ, Jean-Sébastien Gascon. Ce logo s’utilise sur une base volontaire.

LOCALISER LES ÉLEVEURS DE BŒUFS D’ICI

boeufquebec.com

PANIERS DE VIANDES BIOLOGIQUES

equiterre.org

VIANDES DU QUÉBEC LIVRÉES À DOMICILE

alimentationmaison.com
endirectdelaferme.org
monepicierbio.com

Payants, les logos?

Les logos qui servent à indiquer les produits locaux sont très pratiques au moment de faire vos choix à l’épicerie, mais il reste que quantité de produits d’ici n’en affichent aucun. En effet, la majorité des sceaux et appellations sont utilisés sur une base volontaire en échange d’une adhésion à une association. Par exemple, pour apposer le logo «Aliments du Québec», une entreprise de 10 employés et moins doit débourser 175 $ par année. Pour celles qui emploient plus de 251 personnes, le tarif est de 1750 $. Avec la hausse de popularité du local et du régional, parions que la majorité des producteurs adhérents y trouvent leur compte.

PRODUITS TRANSFORMÉS

Il n’est pas toujours facile de savoir d’où viennent les aliments transformés, qui se trouvent principalement dans les allées centrales au supermarché. Si le pays d’origine d’un pot de sauce tomate importé doit être affiché, un fabricant canadien qui en produit à partir d’ingrédients venus des quatre coins du globe n’est pas tenu d’indiquer la provenance de son produit ou de ses ingrédients, cite en exemple Aline Dimitri, de l’ACIA. Sur une base volontaire, il pourrait notamment apposer la mention «Préparé au Canada» ou «Transformé au Canada».

L’étiquetage «100 % canadien» signifie que le produit a été entièrement fabriqué ici. Par exemple, une tourtière portant cette mention doit être constituée d’ingrédients d’origine canadienne. Sa transformation doit aussi avoir été faite ici, et la main-d’œuvre l’ayant préparée provenir d’ici. Cette indication est facultative.

Les mentions «Produit du Canada» et «canadien(ne)» (comme dans «Tourtière canadienne») donnent une petite marge de manœuvre aux fabricants : elles signifient que la totalité ou la quasi-totalité (98 %) de leurs ingrédients et du processus de fabrication est d’ici ou a été réalisé ici. «La présence d’épices étrangères dans cette tourtière ne l’empêcherait pas de porter l’une de ces mentions», indique Aline Dimitri, de l’ACIA. L’utilisation de ces mentions est volontaire.

Le logo «Aliments du Québec» signifie qu’au moins 85 % des ingrédients d’un produit sont d’origine québécoise. Les ingrédients principaux doivent provenir d’ici, et la transformation et l’emballage avoir eu lieu dans la province. Le label «Aliments préparés au Québec» réfère quant à lui aux produits transformés et emballés ici. C’est pourquoi vous pouvez trouver des denrées faites à partir d’ingrédients venues d’ailleurs, comme du jus d’orange, qui arborent ce logo. Il est toutefois possible que les ingrédients principaux d’un «Aliment préparé au Québec» soient québécois puisqu’un critère oblige les fabricants à les prioriser lorsqu’ils sont disponibles en quantité suffisante dans la province. Ces logos sont utilisés sur une base volontaire pour les entreprises qui détiennent la certification.

En 2013, Aliments du Québec a développé un nouveau logo pour indiquer les produits issus de la filière biologique québécoise.

La mention «Préparé pour» désigne l’entreprise pour laquelle l'aliment a été fabriqué ou produit. Cela ne signifie pas nécessairement que l’aliment a été produit ou transformé à l’adresse indiquée.

produits portent les labels « Aliments du Québec » et « Aliments préparés au Québec », incluant leur déclinaison biologique respective. C’est cinq fois plus qu’en 2008.
Source : MAPAQ, 2017.

des Québécois déclarent acheter des aliments portant le logo « Aliments du Québec » toutes les deux semaines ou plus souvent.
Source : Sondage MAPAQ-Léger, 2016.

 POISSONS ET FRUITS DE MER

Au comptoir de la poissonnerie, difficile de connaître la provenance des produits, puisque seuls les poissons préemballés importés doivent clairement afficher leur pays d’origine sur l’étiquette, indique l’ACIA. Et «le pays d’origine ne réfère pas au lieu où le poisson ou le crustacé a été pêché, mais au pays dans lequel la dernière transformation a eu lieu», expose Aline Dimitri, de l’agence fédérale. Par exemple, un poisson d’élevage produit en Chine, mais paré, fileté et emballé dans une usine française, portera «Produit de France» comme pays d’origine. Pour ajouter à la confusion, la déclaration du pays d'origine n'est pas obligatoire pour les poissons et crustacés canadiens.

Selon le MAPAQ, en 2017, 11 % des poissons et fruits de mer consommés au Québec avaient été pêchés ou élevés dans la province. Pour vous aider à les reconnaître, le ministère a mis en place le portail «Pêchés ici, mangés ici», qui recense les espèces du Québec, comme le homard, la crevette nordique ou le flétan du Groenland (qui, malgré son nom, est bel et bien pêché ici; on l’appelle aussi turbot) et donne plusieurs informations à leur sujet. À quel moment de l’année ces espèces sont-elles disponibles? Comment ont-elles été élevées, et à quel endroit? À combien de personnes donnent-elles de l’emploi? Votre poissonnier aussi peut vous fournir des renseignements sur la provenance de ses produits. Autre option : rechercher le label «Aliments du Québec».

ŒUFS

La vaste majorité des œufs vendus en épicerie proviennent de l’une des 141 fermes québécoises, indique Denis Frenette, directeur adjoint de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec (FPOQ). Vous pouvez toutefois trouver des œufs ontariens ou américains sur les tablettes lorsque la production québécoise – soumise à la gestion de l’offre – ne peut satisfaire à la demande.

Pour connaître la provenance de vos «cocos», recherchez les codes QC (pour Québec), ON (pour Ontario) ou CA (pour Canada) imprimés sur la coquille. Les producteurs canadiens sont obligés d’en apposer un. «S’il n’y a pas de code sur la coquille des œufs, c’est signe qu’ils proviennent du sud de la frontière», note M. Frenette. Le pays d’origine devrait alors être inscrit sur l’emballage.

Le logo CANADA A doit obligatoirement être apposé sur l’emballage des œufs canadiens.

DE QUELLE FERME QUÉBÉCOISE PROVIENNENT VOS ŒUFS?

oeuf.ca

PRODUITS LAITIERS

Avec l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Ottawa a accepté d’ouvrir le marché canadien aux produits laitiers américains. Depuis le dévoilement de cette entente, plusieurs personnes ont montré leur soutien aux producteurs de lait du pays. Mais comment repérer les produits d’ici?

Au moment d’écrire ces lignes, en janvier 2019, l’ACEUM n’avait pas encore été ratifié. Lorsqu’il le sera, dans le courant de l’année, le lait des producteurs américains pourra se trouver sur la table des familles québécoises. Mais d’ici là, tout le lait blanc régulier (écrémé, 1 %, 2 %, 3,25 % et sans lactose) vendu ici est 100 % canadien, peu importe la marque, assure François Dumontier, responsable des relations publiques et gouvernementales chez Les Producteurs de lait du Québec. C’est que l’utilisation du label blanc et bleu arborant une vache et une feuille d’érable par les transformateurs se fait sur une base volontaire, ce qui sème un doute dans l’esprit de bien des consommateurs quant à la provenance de leur lait.

L’arrivée sur les tablettes, en 2018, du lait américain de marque Fairlife a aussi contribué à la confusion. Or, il ne s’agit pas d’un lait régulier, mais d’un lait fortifié. L’entreprise Coca-Cola a obtenu l’autorisation de le distribuer au Canada en attendant de construire sa nouvelle usine de transformation de lait en Ontario, en 2020.

Comme la réglementation du lait est canadienne, difficile de savoir si votre lait provient d’une ferme québécoise. «Les chances qu’il le soit sont toutefois bonnes, fait remarquer François Dumontier, puisque le Québec produit environ 40 % du lait au pays.»

Pour ce qui est des produits laitiers, comme le fromage, le yogourt ou le lait aromatisé, c’est plus compliqué. Les produits laitiers importés, qui sont fabriqués hors de nos frontières et arrivent ici emballés et prêts à la vente, doivent porter la mention de leur pays d’origine. Cependant, lorsque des ingrédients contenus dans les produits laitiers mis en marché au Canada sont importés, les fabricants n’ont pas à indiquer leur provenance.

Ces trois labels certifient que tous les ingrédients laitiers d’un produit sont entièrement canadiens. Un produit qui ne l’affiche pas peut tout de même être 100 % canadien, car l’utilisation de ces logos est volontaire. À noter : le sceau «Lait 100 % canadien» constitue l’ancien logo des Producteurs laitiers du Canada, mais il est encore utilisé par certains transformateurs.

Manger «régional»

Plusieurs endroits du Québec se sont dotés d’identités régionales pour faire la promotion de leur terroir, comme Zone Boréale (au Saguenay–Lac-Saint-Jean), Gaspésie Gourmande ou Goûtez Lanaudière. Elles sont regroupées sous les Tables de concertation bioalimentaire du Québec (tcbq.org). D’autres initiatives locales, comme Goûtez Lotbinière et Culture de saveurs (Portneuf) existent en marge de cette association.

Certains fruits et légumes détiennent une certification locale, comme les fraises ou les asperges «Île d'Orléans» (anciennement «Savoir-faire île d’Orléans»). Créé par la municipalité régionale de comté (MRC), le label peut être utilisé seulement par les producteurs qui cultivent sur le territoire et y possèdent un siège social.

Certaines marques ont aussi sauté dans le train du «local». La laiterie Nutrinor, par exemple, assure que tout son lait et ses produits laitiers découlent de fermes du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le site de l’entreprise donne un outil de traçabilité qui vous permet de savoir de quelle ferme de la région ils proviennent.

L’entreprise Fruits de mer du Québec, pour sa part, ne met en marché que des produits de la mer de la Gaspésie. Ils sont regroupés dans des comptoirs de bois réfrigérés dans plusieurs supermarchés de la province.

VOTRE SUPERMARCHÉ EST-IL «LOCAL»?

Pour répondre à la demande, les supermarchés du Québec laissent de plus en plus de place aux produits d’ici. Mais tous les magasins ne les valorisent pas de la même façon. Portrait local des cinq chefs de file en alimentation.

Metro

Parmi les principaux acteurs de la distribution alimentaire, Metro est le seul à être entièrement québécois. L’entreprise a fait du «local» une priorité en 2013, année où elle adoptait une politique visant à simplifier la vie des producteurs régionaux. «Nous avons notamment revu certaines procédures, comme le listage et l’étiquetage des produits, avec lesquelles les petits producteurs sont plus ou moins à l’aise, afin que leurs articles trouvent une place sur nos tablettes», indique Geneviève Grégoire, chef des communications pour Metro. Depuis l’adoption de son programme, Metro dit compter près de 1280 nouveaux produits et 205 nouveaux fournisseurs québécois.

Magasins : Metro, Metro Plus, Super C, Marché Richelieu, Première Moisson, Adonis
Siège social : Montréal, Québec

Sobeys

Basée dans les Maritimes, l’entreprise possède la chaîne IGA depuis 1998. La grande majorité de ses magasins est gérée par des marchands indépendants, comme IGA Tellier ou IGA Fafard, mais certains sont administrés par Sobeys, par exemple IGA Atwater. Normalement, les supermarchés du premier type choisissent plus librement leurs fournisseurs que les seconds. «Ils sont aussi mieux placés pour connaître les producteurs de leur région», note Anne-Hélène Lavoie, conseillère principale aux communications à Sobeys, qui préfère ne pas chiffrer la proportion d’aliments québécois dans les différentes enseignes de l’entreprise pour ne pas tronquer la réalité. Une initiative à signaler : depuis 2018, afin que les clients repèrent facilement les produits locaux, une quarantaine de producteurs voient leur photo affichée près de leurs produits dans 16 IGA de l'Estrie.

Magasins : IGA, IGA extra, Marché Bonichoix, Marché Tradition, Rachelle-Béry
Siège social : Stellarton, Nouvelle-Écosse

Provigo

L’ex-fleuron québécois a été vendu à l’entreprise ontarienne Loblaws en 1998. Selon l’Union des producteurs agricoles (UPA), la centralisation des décisions à Brampton, en Ontario, aurait affecté l’offre de produits québécois dans la province. À cela, Loblaws répond qu’en moyenne, 30 % des fruits et légumes vendus dans les magasins Provigo et Maxi du Québec proviennent d’ici, et que ce pourcentage atteint 40 % en période de récolte.

Magasins : Provigo, Provigo Le Marché, Maxi, Maxi & Cie, Loblaws
Siège social : Brampton, Ontario

Walmart

Lors de son implantation au Québec dans les années 1990, la chaîne était vue comme l’antre des produits américains. Toutefois, bien que dénuée d’ADN québécois, l’entreprise dit offrir près de 1400 articles qui portent le logo «Aliments du Québec» dans ses magasins et faire affaire avec plus d’un millier de fournisseurs québécois.

Magasins : Walmart Canada
Siège social : Mississauga, Ontario
Maison mère : Bentonville, Arkansas, É.-U.

Costco

L’immense épicerie est la seule des cinq géants de l'alimentation à ne pas être partenaire d’Aliments du Québec. Ce qui ne veut pas dire que Costco n’offre pas de produits dotés du logo en question. «Mais il n’en fait pas la promotion dans ses circulaires et ne reçoit pas nos rapports», précise Marie Beaudry, la directrice de l'organisme. Le géant américain n’a pas voulu donner de détails sur les produits locaux vendus dans ses magasins.

Magasins : Costco Wholesale Canada
Siège social : Ottawa, Ontario
Maison mère : Issaquah, État de Washington, É.-U.

Et les plus petites chaînes?

Parallèlement aux grands acteurs de l'alimentation, des chaînes de plus petite envergure ont fait leur nid au Québec. Avril, notamment, dont le siège social est à Granby, est propriétaire de huit succursales dans différentes régions du Québec. Les marchés Tau, dont les bureaux administratifs sont à Laval, possède pour sa part six succursales à Montréal et dans les environs. Par ailleurs, un nombre grandissant d’épiceries de quartier ouvrent leurs portes aux producteurs locaux. Deux exemples : Le Silo – Épicerie bio | vrac, en Estrie, dont une des préoccupations est de «créer un panier de provisions locales», et Fou d’ici, à Montréal, qui dit être «fier d’offrir 2000 produits québécois».

>> Lisez tous nos articles sur l'achat local: alcool, produits d'entretien ménager, soins personnels, meubles, quincaillerie, véhicules, l'achat local c’est quoi et ce qui est le plus difficile à trouver.

>> À lire aussi: Acheter québécois, mission possible (publié en 2017)

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Santé et alimentation

Commentaires 3 Masquer

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  • Par Jean Côté | 30 avril 2019

    Saviez-vous que depuis 2012 vous pouvez reconnaître un homard pêché en Gaspésie grâce au médaillon qu'il porte à une de ses pinces et retracer son origine précise ? Entrez le code alphanumérique qui se trouve sur la face bleu du médaillon sur le site web www.monhomard.ca et vous verrez une courte vidéo de votre pêcheur, apprendrez son nom, le nom de son bateau, dans quelle région de la Gaspésie il pêche et bien d'autres informations sur la pêche au homard.
    Jean Côté, directeur scientifique du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

  • Par JOSéE THERRIEN | 29 avril 2019

    Mais avez-vous remarqué la nouveauté qui confond le meilleur d'entre-nous? Depuis plusieurs semaines Métro fait le paresseux et est un mauvais père de famille. Au lieu d'indiquer la provenance exacte de ces fruits et légumes, Métro affiche une liste de pays incluant le Canada séparé par un "ou". Comment pouvons-nous savoir si nous achetons local ou pas?

  • Par EDOUARD MORET | 18 avril 2019

    Personnellement, j'ai vu des "erreurs" récurrentes sur supermarché Métro à coté de chez moi. Des avocats Haas mexicains, des mangues Atulfo, des pommes Honeycrisp de l'état de Washington qui étaient disposés sur un étal aux couleurs aux fameuses couleurs du " Le Québec, on en mange !"....

    Habituellement, dès qu'on communique avec l'enseigne (et non pas le franchisé), on reçoit un beau message d'excuse pour l'erreur très involontaire qui a été commise.
    Mais la semaine suivante, on retrouve un erreur plus ou moins similaire. C'est bien dommage.

    En outre, le 21 mars 2019, meme magasin, les tomates de serres Savoura, produit du Québec, à 4,49$/lb, c'est vraiment du vol ! c'est ni le transport, ni le nobre d'intermédiaires, ni les hypothétiques frais de douanes qui font augmenter le coût.