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5 conseils pour préserver sa santé mentale en période de crise

Par Marie-Eve Shaffer
sante-mentale

La pandémie de COVID-19 a chamboulé notre quotidien, au point de le rendre anxiogène, voire angoissant pour certains. Dans les circonstances, il est d’autant plus important de prendre soin de sa santé mentale.

Se concentrer sur ce que l’on peut contrôler et lâcher prise pour le reste, c’est ce que propose en quelques mots Marie-Anne Bougie, psychothérapeute et conseillère en orientation organisationnelle.

«Présentement, notre devoir de citoyen, c’est d’être à la maison, de respecter la distanciation sociale, de se laver les mains... On a du pouvoir là-dessus. Il ne faut pas banaliser ces gestes», dit celle qui vient aide à des entreprises et des personnes dans le besoin.

Voici ses conseils pour conserver une bonne santé mentale pendant cette crise sans précédent.

Créer une routine

Un des aspects de notre quotidien sur lequel nous avons un certain pouvoir, c’est notre routine. Bien que celle-ci soit bouleversée par la fermeture des entreprises, des écoles et des garderies, il est nécessaire de s’en créer une nouvelle. «Il faut reprendre possession de notre temps, le réorganiser et lui donner un cadre pour faire en sorte qu’on subisse moins le fait d’être à la maison et qu’on redevienne un peu maître de ce qui se passe», explique Marie-Anne Bougie. Selon elle, cette nouvelle routine aura un effet rassurant puisqu’elle nous permettra d’anticiper ce qui s’en vient dans notre journée.

 

Communiquer, appeler ses proches

Même si chacun est confiné chez soi, il est important de communiquer avec ses proches pour briser l’isolement. «On est des petites bêtes sociales, souligne la psychologue en souriant. Il ne faut pas oublier que dans nos besoins de base légitimes, il y a la nécessité d’être en relation avec les autres. C’est pour ça qu’on vit en collectivité.» Avec toutes les plateformes de communication disponibles ou même le bon vieux téléphone, il est facile de prendre des nouvelles de notre famille et de nos amis.

Aller faire un tour dehors

Le Premier ministre du Québec, François Legault, recommande régulièrement, pendant son point de presse, de faire des promenades à l’extérieur. Il s’agit d’un excellent conseil aux yeux de Marie-Anne Bougie. «Sortir, ça nous permet de changer d’air et de nous recentrer, explique-t-elle. Ça nous reconnecte au moment présent, et c’est notamment pour cette raison que ça nous fait du bien.»

Suivre l’actualité avec modération

Depuis la mi-mars, tous les bulletins de nouvelles et les journaux sont consacrés à la pandémie de COVID-19. Tout en soulignant l’importance de demeurer informé, la psychothérapeute suggère de suivre l’actualité avec modération et déconseille de laisser la télévision allumée sur les nouvelles en continu toute la journée. «On se surexpose, soulève-t-elle. Ça ne fait que nourrir notre anxiété.» Elle recommande de s’informer selon ses besoins, par exemple de surveiller les manchettes et de se renseigner sur les barrages policiers si on doit se rendre dans une autre région.

Se faire plaisir

Plus que jamais, il est primordial de faire des activités qui nous apportent du plaisir. «Il faut se ressourcer dans ce qu’on aime», indique Marie-Anne Bougie. Faire un casse-tête, prendre un bain chaud, écouter de la musique ou lire un bon livre enveloppé dans une couverture peut représenter une source de renforcement positif, mais il ne faut pas consacrer toute notre journée à ces passe-temps. «Écouter une télésérie est une récompense, mais il ne faut pas passer sa journée devant un écran parce que ça perdrait son sens, avance-t-elle. On viendrait dans les faits contaminer quelque chose qui nous ressourçait.»

Faire des projets pour l’après-crise

Lorsqu’il est question de l’après-crise, Marie-Anne Bougie lance une mise en garde: trop se projeter dans l’avenir est source d’anxiété. «C’est important de faire des projets, mais il faut doser», insiste-t-elle. La psychothérapeute émet cet avertissement puisqu’on ne sait pas quand la pandémie se terminera, ce qui peut causer encore plus de stress chez certaines personnes.

>> À lire aussi: Mon psy est un robot et Comment gérer votre consommation d’alcool pendant la pandémie

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