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Le grand mensonge vert, un livre sur le greenwashing

Par Cécile Gladel

Le greenwashing, ou maquillage vert, ça vous dit quelque chose? C’est cette fâcheuse tendance qu’ont les entreprises à présenter leurs produits et services comme plus verts qu’ils ne le sont en réalité.

Jean-Sébastien Trudel, président d’Ellipsos, firme d’experts-conseils en développement durable, vient de publier Le grand mensonge vert. Point de départ pour aborder l’ouvrage, en trois questions.

Quels sont les mensonges les plus courants?

Les entreprises ne cessent d’inventer de nouveaux logos pour faire croire que le produit vert est en pleine croissance. Or, la fiabilité de ces certifications n’est pas vérifiée par des organismes indépendants. On devrait aussi se méfier des sept pièges énoncés par Terra Choice. Par exemple, on parle de papier recyclé sans indiquer les autres caractéristiques du produit. Est-il fabriqué au Québec? Car du papier recyclé provenant de Chine peut être moins vert que du papier vierge du Québec.

Il faut garder en mémoire que le simple fait de consommer a un impact sur la planète. Il n’y a donc pas de produit 100 % vert, seulement des produits plus verts que d’autres. Il ne faut pas se leurrer: l’impact neutre est impossible, même en achetant des crédits de carbone. Par exemple, la voiture électrique est à l’origine d’émissions, puisqu’on doit bien produire l’électricité qui la fera avancer. On peut aussi crier trop vite au suremballage. Les concombres se conservent plus longtemps emballés. On évite ainsi le gaspillage alimentaire.

Utilise-t-on de fausses idées reçues pour encourager la consommation de certains produits?

Je ne pense pas que ce soit de la mauvaise foi. C'est plutôt de l’ignorance et une absence de réglementation claire. On pense que les produits biodégradables sont merveilleux. Sauf qu’au Québec, il n’existe pas d’installation de compostage de niveau industriel pour les traiter. Les sacs, les assiettes et les autres produits biodégradables émettent du méthane en se dégradant dans un site d’enfouissement, un gaz pire que les gaz à effet de serre.

Comment découvrir ce que les fabricants et les commerçants nous cachent?

Le consommateur doit se poser des questions et consulter des outils en ligne comme Ethiquette, un site général de conseils d’achat, et Goodguide (en anglais seulement), qui note l’impact environnemental des produits, classés par catégories. On doit aussi faire ses recherches sur les produits que l’on consomme souvent et les achats coûteux, comme une maison ou une voiture. La revue La Maison du 21e siècle, les dossiers de Protégez-vous, le CAA, les certifications LEED et Novoclimat sont de bonnes sources, mais rien ne remplacera le jugement et la vigilance de l'acheteur.

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  • Par Dario Iezzoni
    05 Janvier 2012

    j'ai lu cet ouvrage et je dois admettre :
    1. son aisance de lecture
    2. son éloignement du jargon qui rebute et empêche de comprendre
    3. sa vulgarisation de concepts à la fine pointe du développement durable en entreprise. fascinant !

    bref, bravo ! 160 pages de pur plaisir et extrêmement utile à qui veut consommer plus vert, mais plus intelligent !

  • Par Michel Chayer
    05 Janvier 2012

    Cela me fait penser à la firme pour laquelle je travaille. Il disent avoir pris le virage vert mais c'est de la poudre aux yeux. Exemple on recycle le papier mais on ne fait rien pour réduire la comsomation. On met en ligne les relevés de paie sous prétexte de sauver des arbres mais nous comme employé si on veut les imprimer ou les consulter, on peut le faire au bureau. Ce qui veut dire perte de temps, gaspillage d'encre et de papier (?!?). C'est le chien qui mord sa queue.