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Jouets stéréotypés et sexistes: comment réagissent les autres pays?

Par Catherine Crépeau
Jouets stéréotypés et sexistes: comment réagissent les autres pays?

Des poupées dans les rayons pour filles et des camions du côté des garçons? Pas toujours. Dans plusieurs pays, des parents ont fait plier les commerçants, qui présentent désormais leurs jouets sans distinction de genre.

Au moment de rédiger son guide Jeux et jouets 2015, Protégez-Vous a voulu savoir comment les parents s'organisaient, un peu partout dans le monde, pour faire bouger les détaillants et les fabricants. En France, la pression exercée par les parents a incité le détaillant Super U à proposer, depuis 2012, des catalogues de Noël sans distinction de genre.

Désormais, les catalogues du détaillant français montrent des images où les filles s’amusent avec des autos téléguidées et où les garçons font la cuisine. En Grande-Bretagne, la campagne à but non lucratif Let Toys Be Toys (Laisser les jouets être des jouets) lancée en 2012 demande elle aussi aux détaillants de présenter les jouets par thème et non selon le genre des enfants.

En septembre 2013, cette campagne a obtenu que la chaîne de magasins de jouets Toys R Us crée des sections dans ses magasins pour disposer les jouets par thème plutôt que par sexe. En Suède et au Danemark, le géant américain du jouet présente déjà des catalogues neutres. Les groupes de parents Play UnlimitedBrave Girls AlliancePlay Fair tentent pour leur part de faire cesser le marketing de genre en Australie, aux États-Unis et en Écosse. 

Au Québec aussi les parents requièrent des changements. En décembre 2013, ils signaient une pétition pour demander à Renaud-Bray de ne plus présenter ses jeux et ses jouets par genre. Quelques semaines plus tôt, des commentaires négatifs sur le compte Facebook de The Children’s Place amenaient la chaîne de vêtements à retirer des chandails portant des inscriptions sexistes.

Les chandails destinés aux fillettes affichaient des slogans comme «Born to Wear Diamonds­» (Née pour porter des diamants) ou «Drama Queen» (Reine du drame). De leur côté, les garçons avaient droit à des vêtements montrant des images de superhéros, des images de monstres ou encore des mentions «Little Genius» (Petit génie) ou «Rebels» (Rebelles). 

Le saviez-vous?

Quand la célèbre poupée Barbie fabriquée par Mattel a parlé pour la première fois en 1968, elle avait six phrases à son répertoire, incluant: «J’ai une date ce soir!» et «Comme j’aime être mannequin!». En 1992, la Barbie adolescente disait: «Les mathématiques sont difficiles!», «J’aime magasiner!» et «Allons au bal!». De son côté, la figurine soldat GI Joe fabriquée par Hasbro disait: «À moi la vengeance!». Source: le site maigrirsansdiete.wordpress.com cité dans Entre le rose et le bleu: stéréotypes sexuels et construction sociale du féminin et du masculin, Conseil du statut de la femme.

Photo: Le traditionnel ourson en peluche n’est plus uniquement offert en brun. Désormais, on le trouve aussi en rose ou en bleu. (Crédit photo: Shutterstock)

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  • Par Bruno Deschenes
    16 Novembre 2014

    Mon opinion: Il y a des problemes dans le monde bien plus important a regler. Si ma fille veut jouer au camion, je vais l'ammener dans la section des jouets pour garcon et elle se choisira le camion qu'elle veut tout simplement.

     2
  • Par Angèle Thivierge
    15 Octobre 2014

    Comme de quoi, on peut espérer un changement!!!

     1
  • Par Sylvie Pinet
    10 Octobre 2014

    Il y a bien longtemps que je magasine du côté des garçons pour les vêtements et pour les jouets. J'ai habitué mes deux filles ainsi. J'en avais assez des compagnies qui voulaient me dicter quoi acheter. Mes deux filles ont eu d'adorables pyjamas roses mais aussi beaucoup d'autres avec des héros, flash mcqueen et n'oublions pas, Thomas le train.