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Un retour (presque) à la normale dans les camps de jour

Par Marie-Eve Shaffer
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Plus de deux ans après le début de la pandémie de COVID-19, les enfants qui fréquenteront un camp de jour l’été prochain peuvent espérer un retour à la normale sur le plan sanitaire. Enfin presque. Ils pourront retrouver plusieurs amis puisque les places trouvent rapidement preneur.

L’Association des camps du Québec (ACQ) a révisé son Guide des mesures COVID-19 pour les camps. Avec les consignes sanitaires qui tombent les unes après les autres, le document est appelé à être de nouveau modifié d’ici le mois de juin.

«Les indicateurs sont très positifs», avance le directeur de l’ACQ, Éric Beauchemin. «On voit la lumière au bout du tunnel», lance pour sa part Manon Lanneville, présidente de l’Association québécoise du loisir municipal (AQLM).

Moins de restrictions sanitaires

Comme dans les écoles, tout indique que les enfants n’auront pas à porter de masque, du moins dans leur groupe. Il reste à voir s’ils devront se couvrir le visage dans les espaces communs ou les grands rassemblements.

Le passeport vaccinal, qui encadrait l’accès à certaines activités depuis le mois de septembre, causait quant à lui des maux de tête aux organisateurs des camps de jour. «Les lieux de sorties auraient été contraints au passeport vaccinal, explique Mme Lanneville. Qu’est-ce qu’on fait avec un moniteur non vacciné qui doit se présenter à un endroit où le passeport vaccinal est exigé? Avec son retrait, on ne se questionne plus.»

Les camps de jour ont ainsi davantage de liberté pour concocter la programmation des activités et des sorties de l’été prochain.

Les groupes et les rassemblements

Comme avant la crise sanitaire, les ratios d’encadrement se situent à 1 moniteur pour 8 à 15 enfants, selon les groupes d’âge et les camps de jour. La distanciation physique ainsi que la formation de groupes-bulles pourraient être exigées. Autant l’ACQ que l’AQLM attendent les directives de la santé publique à ce sujet.

Avant la pandémie de COVID-19, des camps de jour avaient l’habitude d’organiser de grands rassemblements à la fin de la journée ou au terme d’une semaine d’activités. Pourront-ils retrouver ce rituel? Éric Beauchemin pense que oui. «On s’est passé de la magie des rassemblements dans les derniers étés, mais je pense bien qu’ils seront possibles l’été prochain. Mais pas à n’importe quel prix. La santé publique nous dit qu’il faut faire attention. On va être à l’écoute de leurs recommandations.»

Des habitudes qui demeureront

Si les jeunes retrouvent un peu de normalité dans les activités offertes par des camps de jour, ils devront continuer à s’astreindre au lavage fréquent des mains. D’après ce qu’elle observe à la Ville de Varennes, où elle travaille, Manon Lanneville s’attend à ce que les distributeurs de gel désinfectant demeurent dans l’environnement des camps de jour, mais que les corvées de nettoyage s’effectuent à «un rythme moins effréné».

De la même façon, pendant la pandémie, des camps de jour ont révisé leurs procédures pour accueillir plus rapidement les enfants le matin et les retourner à leurs parents de façon plus encadrée à la fin de la journée. Ce fonctionnement pourrait demeurer en place, selon Éric Beauchemin. «On s’assurait qu’il n’y avait pas de risques encourus par la présence des parents sur les sites, indique-t-il. C’était sécuritaire et bien organisé. C’est une mesure qu’on peut facilement maintenir.»

Les inscriptions et les prix

Avec la mise à l’écart de plusieurs mesures sanitaires, l’offre des camps de jour sera plus intéressante à l’été 2022, d’après Manon Lanneville. Certains, qui n’ont accueilli aucun enfant dans les deux dernières années, reprendront leurs activités cet été. «Les inscriptions vont bon train [dans les camps de jour municipaux], dit-elle. Il ne faut pas tarder pour s’inscrire.»

Éric Beauchemin arrive au même constat. Tous les camps de jour membres de l’ACQ ont ouvert les inscriptions, et les parents réservent déjà des places pour leur enfant. «Si on connaît ses plans pour l’été, c’est une bonne idée de passer à l’action au courant du mois de mars», suggère le directeur général de l’ACQ.

En raison de la pénurie de main-d’œuvre et de l’augmentation des prix à la consommation, des hausses de prix pourraient être enregistrées, autant dans les camps de jour municipaux que dans ceux dirigés par des organisations à but non lucratif ou des entreprises privées. L’AQLM mentionne que la décision revient aux villes qui offrent ces services, alors que l’ACQ tient à rassurer les parents en soulignant que les hausses seront «raisonnables», sans avancer de pourcentage.

>> À lire aussi: À quoi ressembleront les camps de vacances cet été? et Comment choisir un camp d’été pour votre enfant

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