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Cryptoactifs: déjà arnaquées, des victimes ciblées une deuxième fois par des escrocs

Par Jean-Luc Lavallée
Cryptoactifs: déjà arnaquées, des victimes ciblées une deuxième fois par des escrocs wanone.Ss/Shutterstock.com

Les fraudeurs ne prennent pas de vacances. L’Autorité des marchés financiers (AMF) met en garde les Québécois contre des escrocs qui tentent de soutirer une seconde fois de l’argent à des victimes de fraudes liées aux cryptoactifs.

Le régulateur des marchés financiers du Québec invite les investisseurs à la plus grande prudence, s’ils se font contacter par des individus disant agir au nom de l’Union Bancaire Privée (UBP), une importante institution financière privée suisse.

Le stratagème des fraudeurs est particulièrement sournois ; ils tentent d’exploiter la vulnérabilité de gens ayant déjà été victimes d’une escroquerie liée aux cryptoactifs (cryptomonnaies, stablecoins, etc.) et leur demandent de payer à nouveau des frais de « déblocage » ou de « traitement » pour revoir la couleur de leur argent.

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« Les escrocs contactent des personnes qui ont perdu des sommes sur des plateformes en ligne frauduleuses, souvent liées aux cryptoactifs, et les informent qu’elles peuvent les récupérer, explique l’AMF dans un communiqué. Les victimes se font généralement dire qu’une institution financière en apparence légitime, comme l’UBP, détient leurs fonds dans un compte temporaire, ce qui se révèle faux. »

De multiples incidents ont déjà été rapportés aux Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM). Les filous se servent du nom et du logo d’UBP, puis ils font parvenir aux victimes des états de compte ou des avis, qui semblent authentiques, afin de gagner en crédibilité.

Indices qu’il peut s’agir d’une fraude :

  • Une prise de contact non sollicitée à propos de la récupération ou du déblocage de vos fonds d’investissement.
  • Une demande de paiement pour accéder à vos propres fonds.
  • Des documents supposément officiels dont vous ne pouvez pas confirmer la provenance.
  • Des individus qui prétendent représenter une institution financière, mais qui sont incapables de le prouver.
  • Une incitation à agir rapidement, faute de quoi vous perdrez l’accès à vos fonds.

7 conseils pour éviter de vous faire avoir

  1. Gardez un esprit critique face aux offres de récupération de placements perdus.
  2. Ne transférez jamais d’argent sans avoir obtenu confirmation de l’identité de votre interlocuteur. 
  3. Vérifiez toujours les renseignements obtenus.
  4. Assurez-vous que la plateforme ou la société est dûment inscrite auprès des autorités compétentes.
  5. Consultez le moteur de recherche national de renseignements sur l’inscription des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).
  6. Vérifiez la liste des plateformes de cryptoactifs inscrites auprès de l’Autorité des marchés financiers.
  7. Consultez tous les avertissements diffusés au pays par les membres des ACVM, au sujet de personnes ou de sociétés pouvant représenter un plus grand risque pour les investisseurs. 

Quoi faire si un fraudeur vous contacte ?

Si vous pensez être victime d’une telle escroquerie, au Québec, contactez l’Autorité des marchés financiers, votre banque et la police locale. Vous pouvez également signaler tout incident au Centre antifraude du Canada, ce qui contribue à protéger les autres investisseurs.

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