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Votre famille est-elle en sécurité?

Par Emmanuelle Gril Mise en ligne : 13 février 2014 Shutterstock

Votre famille est-elle en securite Shutterstock

Incendie, noyade, blessure, intoxication… chaque maison recèle son lot de dangers. Petit guide pour rendre votre résidence aussi agréable à vivre que sécuritaire.

1. Préparez une trousse d’urgence
 
Elle vous sera utile si les services essentiels, comme l’électricité et l’eau courante, devaient être interrompus comme ce fut le cas lors de la tempête de verglas de janvier 1998. Cette trousse devrait contenir le minimum nécessaire pour vous permettre d’être autonome durant trois jours. Selon les recommandations du ministère de la Sécurité publique, vous devriez y garder:

  • de l’eau potable (2 litres par personne par jour);
  • de la nourriture non périssable (conserves, pâtes précuites, etc.);
  • un ouvre-boîtes manuel;
  • un petit réchaud au butane ou à fondue;
  • une radio à piles, avec des piles de rechange;
  • une lampe de poche, avec des piles de rechange;
  • votre trousse de premiers soins;
  • des bougies, et des allumettes ou un briquet;
  • Vous pouvez aussi y ajouter un sifflet (pour signaler votre présence aux secouristes) et des masques anti-poussière qui pourraient être utiles après un glissement de terrain, par exemple.

2. Attention aux risques d'incendie

Pour fêter les 80 ans de votre grand-mère, vous organisez un souper. Momentanément, vous délaissez votre cuisinière pour aller accueillir les invités. La conversation s’étire jusqu’à ce qu’une forte odeur de brûlé vous alerte. Le poêlon laissé sur la cuisinière a pris feu. Un oubli qui peut causer bien des dégâts. Selon les données de la Sécurité publique du Québec, sur les 7 455 incendies qui se sont déclarés dans des bâtiments en 2010, 72 % ont touché des édifices résidentiels. Le feu de cuisson est le plus fréquent, car près du tiers des incendies prennent naissance dans la cuisine.

Les appareils électriques représentent, eux aussi, des dangers potentiels. Si le sceau de certification CSA assure que le produit est sécuritaire, il ne réduit pas à zéro le risque d’incendie. Ainsi, votre mijoteuse, pourtant vendue pour être utilisée sans sur­veillance, devrait rester dans le placard les jours de semaine. «Même si c’est très tentant pour des raisons pratiques, il ne faut pas la faire fonctionner lorsque vous êtes absent de la maison», assure Louise Desrosiers, chef de section en prévention du Service de sécurité incendie, de la Ville de Montréal.

  • Un détecteur de fumée est requis à chaque étage de la maison, ainsi que dans les chambres où quelqu’un dort la porte fermée. Évitez toutefois de les installer trop près de la cuisine ou de la salle de bain, car ils pourraient se déclencher trop souvent pour rien. Et pensez à les tester de temps à autre en appuyant sur le bouton d’essai, et d’en changer la pile une fois l’an.
  • Chaque résidence devrait avoir deux extincteurs à poudre chimique, dont un au sous-sol. Secouez-les tous les six mois pour éviter que la poudre ne se compacte, et faites-les recharger par une entreprise qualifiée à la fréquence suggérée par le fabricant, généralement tous les six ans, et dès qu’ils ont servi, ne serait-ce que quelques secondes. Lisez nos conseils d'achat sur les extincteurs.
  • Installez, près des chambres à coucher, un détecteur de monoxyde de carbone si votre garage est relié à la maison, ou si vous avez un appareil de chauffage ou de cuisson utilisant du bois ou un combustible gazeux ou liquide comme l’éthanol.
  • Fumez toujours à l’extérieur de la maison et éteignez vos cigarettes dans un cendrier à double rebord ou une boîte métallique remplie de sable. Attention: n’écrasez jamais une cigarette dans un pot de fleurs contenant des engrais chimiques. Il pourrait s’enflammer!
  • Lorsque vous préparez vos repas, restez près de la cuisinière en tout temps.
  • Un corps gras prend feu dans la poêle ou la casserole? Posez un couvercle dessus, en le glissant par le côté. Privées d’oxygène, les flammes s’éteindront d’elles-mêmes. Éteignez la source de chaleur et laissez refroidir avant de soulever le couvercle.
  • Ne remettez jamais de gel ou d’alcool dans un brûleur à fondue encore chaud. Des flammes pourraient en surgir! Gardez plutôt à portée de main un second brûleur.

«La fumée peut envahir une maison en moins de trois minutes», dit Louise Bisson, chef du Service de l’éducation du public à la Direction générale de la sécurité civile et de la sécurité incendie. Pour que toute la famille soit prête, préparez un plan d’évacuation en identifiant deux issues de secours ainsi que toutes les issues possibles pour chaque pièce. Dessinez-le pour les enfants et expliquez-leur que s’il y a de la fumée, ils doivent se déplacer à quatre pattes en longeant les murs. Fixez un lieu de rassemblement à l’extérieur. Mettez à exécution votre plan deux fois l’an, pour vous assurer que toute la famille sera prête en cas d’urgence.

3. Gare aux poisons
 
Chaque jour, le Centre antipoison du Québec (CAPQ) répond à plus de 50 appels au sujet de bambins victimes d’intoxication accidentelle. Or, certains dangers ne sont pas évidents. Près de la moitié des appels reçus par le Centre antipoison du Québec concerne des enfants qui ont ingéré des médicaments mal rangés. D’autres ont avalé des produits de nettoyage ou d’hygiène, des engrais ou pesticides, du matériel de bricolage ou même… un bout de plante! Par exemple, le dieffenbachia, que l’on voit souvent dans les maisons, est toxique lorsqu’il est mâché. Voici comment éviter de faire partie des statistiques:

  • Gardez les plantes hors de la portée des enfants et conservez-en les étiquettes d’identification. Cela sera très utile si vous devez contacter le Centre antipoison. Le dieffenbacchia est toxique lorsqu’il est mâché, gardez-le loin des petites mains! Voyez la liste des plantes vénéneuses répertoriées par le Système canadien d’information sur la biodiversité.
  • Expliquez aux enfants que les médicaments ne sont pas des bonbons, et que seul un adulte peut leur en administrer.
  • Conservez les médicaments dans leur emballage d’origine, et gardez intacte leur étiquette pour vous rappeler de quoi il s’agit. Rangez-les, tout comme les autres produits dangereux, dans des armoires ou des tiroirs fermés à l’aide de loquets de sécurité.
  • Ne transvidez jamais un produit d’entretien ménager dans un ancien contenant de jus ou d’eau. Un enfant pourrait en boire par mégarde.

4. Prévoyez les premiers soins
 
 Savoir réagir vite et adéquatement en cas d’accident peut minimiser une blessure, voire sauver une vie.

  • Ayez toujours à portée de main une trousse de premiers soins. Vous pouvez l’acheter d’un organisme comme la Croix-Rouge, ou la composer vous-même. Quoi y mettre? Compresses et rouleaux de gaze stériles, pansements, désinfectant (comme le peroxyde d’hydrogène) et ciseaux.
  • Pensez à remplacer les produits qui ont été utilisés. Vérifiez aussi une fois l’an la date de péremption de votre désinfectant.
  • Inscrivez deux membres de votre famille, adultes ou adolescents, à un cours de secourisme et réanimation cardiorespiratoire (RCR). D’une durée de 16 heures pour les cours complets, et de 4 heures environ pour les notions de base seulement, ils sont dispensés par plusieurs organismes, dont la Croix-Rouge. Vous y apprendrez entre autres comment réagir en cas d’obstruction respiratoire, d’arrêt cardiaque et d’arrêt respiratoire. Le tarif varie d’un organisme à l’autre, mais vous devriez vous en tirer pour 50 à 100 $ par personne.

5. Encadrez la baignade
 
 Chaque année au Québec, neuf personnes en moyenne se noient dans des piscines résidentielles.

  • Il est primordial, au retour des beaux jours, d’expliquer à votre progéniture les règles de sécurité qui s’imposent à l’heure de la baignade.
  • Contrôlez et protégez l’accès à la piscine; la porte qui y mène doit se fermer automatiquement derrière vous. Lisez nos conseils pour aménager sa piscine de façon sécuritaire.
  • Un adulte doit surveiller en tout temps les enfants dans la piscine, et exiger qu’ils en sortent dès qu’il doit s’éloigner. Avant chaque séance de baignade, assurez-vous d’avoir tout ce dont vous avez besoin: collations, crème solaire, serviettes, téléphone. N’oubliez pas qu’un enfant peut se noyer en 20 secondes!
  • Les appareils flottants et les bracelets pour enfants qui émettent une sonnerie lorsqu’ils sont mouillés peuvent s’avérer utiles, mais ils ne remplacent en aucun cas la surveillance des parents ni le contrôle de l’accès à la piscine.

Les experts consultés pour cet article sont: Louise Desrosiers, chef de section en prévention du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal; Sylvie Santerre, coordonnatrice senior du département Secourisme, natation et sécurité nautique de la Croix-Rouge; Anne Letarte, conseillère en soins infirmiers au Centre antipoison du Québec; et Louise Bisson, chef du Service de l’éducation du public à la Direction générale de la sécurité civile et de la sécurité incendie.

Ressources utiles

Centre antipoison du Québec 1 800 463-5060
Info-Santé 811
Croix-Rouge canadienne 1 877 356-3226
Services d’urgence en sécurité civile 1 866 776-8345
Société de sauvetage - 514 252-3100 ou 1 800 265-3093
Système canadien d'information sur les plantes toxiques

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Loisirs et famille

Commentaires 1 Masquer

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  • Par Kathy Guilhempey | 14 juillet 2016

    «Un détecteur de fumée est requis à chaque étage de la maison, ainsi que dans les chambres où quelqu’un dort la porte fermée». Ici, doit-on comprendre «requis» comme «c'est souhaitable» ou «c'est obligatoire»? À ma connaissance, un détecteur dans le logement était suffisant, non?