Comment les villes où il fait bon vivre ont été classées
Vous vous questionnez sur la manière dont a été établi le palmarès des villes québécoises où il fait bon vivre? Voici sur quelles données il se base et comment le classement a été déterminé.
Le classement des villes où il fait bon vivre au Québec est tiré du palmarès « Canada’s Most Livable Cities » 2026, publié par The Globe and Mail. Il comprend 113 villes québécoises de plus de 10 000 habitants, sur un total de 454 villes canadiennes évaluées. Protégez-Vous a traduit et adapté le contenu produit par le quotidien torontois.
Les données utilisées proviennent pour la plupart d’Environics Analytics Group. L’évaluation de cette firme de collecte et d’analyse de données se base sur l’analyse de 58 variables réparties en 10 catégories considérées comme particulièrement importantes pour les personnes qui choisissent une ville où s’installer : les services, l’économie, le logement, les caractéristiques démographiques, les soins de santé, la sécurité, l’éducation, la communauté, les transports et le climat.
Les catégories qui sont jugées cruciales par les créateurs du classement dans le choix d’un lieu de résidence, telles que le logement et les soins de santé, se sont vu attribuer une plus grande importance que les catégories ayant été estimées moins fondamentales, comme les transports et le climat.
Au sein de chaque catégorie, les variables qui ont une incidence considérable sur la vie quotidienne ont aussi été priorisées. La proximité des magasins d’alimentation est ainsi considérée comme plus importante que celle des bibliothèques, par exemple, car l’accès à des aliments de qualité améliore directement la qualité de vie d’une personne.
Bien sûr, aucune ville n’est parfaite; elle peut occuper une bonne place dans le classement général, mais obtenir des notes plutôt faibles dans certaines catégories précises. C’est sans compter que chaque personne a ses propres critères pour évaluer ce qui compose une bonne qualité de vie. Au-delà des données présentées, le lieu où l’on décide de vivre est également une question de préférence personnelle. Malgré tout, ce classement offre un portrait global de chaque ville présentée.
La provenance des données
La définition d’une ville est celle qui est utilisée pour les subdivisions de recensement de Statistique Canada, laquelle correspond généralement aux limites municipales.
La plupart des données utilisées proviennent d’Environics Analytics Group, et, le cas échéant, de ses partenaires de licence tiers – y compris les données modélisées et estimées, qui peuvent ne pas correspondre exactement aux données réelles. Environics Analytics Group s’appuie entre autres sur la Base de données des mesures de proximité de Statistique Canada.
Les données démographiques provenant d’Environics Analytics Group, y compris celles qui sont relatives à la population et à la composition des ménages, ont été calculées au 1er juillet 2025.
Les données sur les loyers proviennent de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Quant aux données météorologiques, elles émanent du Centre canadien des services climatiques et d’Environnement et Changement climatique Canada. Les données historiques utilisées couvrent la période de 1981 à 2010, et celles des projections – fondées sur un scénario d’émissions modérées – englobent la période de 2021 à 2050.
Définitions des catégories et de certaines variables
Caractéristiques démographiques
Cette catégorie tient compte de la croissance démographique de la ville par rapport à la moyenne canadienne, de la taille et la composition des ménages, ainsi que de la diversité culturelle des habitants.
Parmi les variables évaluées :
• Écart de l’évolution démographique sur cinq ans par rapport à la moyenne canadienne. Les villes dont l’évolution démographique absolue entre 2020 et 2025 se rapproche le plus de la moyenne canadienne sur cette période se sont vu attribuer plus de points.
• Indice de diversité. Cet indice englobe trois variables : le pourcentage de la population dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français, le pourcentage de la population qui sont des immigrants de première ou deuxième génération et le pourcentage de la population qui appartient à des minorités visibles. Plus le résultat est élevé, mieux c’est.
Économie
Cette catégorie tient compte du marché de l’emploi local, du coût de la vie, des revenus des ménages et de leur taux d’imposition, ainsi que de la proportion de la population en situation de vulnérabilité financière.
Parmi les variables évaluées :
• Pourcentage d’impôt sur le revenu du ménage moyen. Plus il est faible, mieux c’est.
• Revenu médian des ménages. Plus il est élevé, mieux c’est.
• Indice de vulnérabilité financière. Cet indice calcule la proportion de la population qui éprouve des difficultés à honorer ses obligations financières, telles que le logement, les dépenses de base et la gestion des dettes après une perte soudaine de revenus. Plus il est faible, mieux c’est.
• Taux de chômage. Basé sur des estimations au 1er juillet 2025. Plus il est faible, mieux c’est.
• Dépenses mensuelles moyennes des ménages pour l’alimentation, les transports et les loisirs. Plus elles sont faibles, mieux c’est.
Logement
Cette catégorie tient compte du coût de l’immobilier résidentiel, des dépenses liées au logement, de la proportion de ménages qui consacrent 30 % ou plus de leurs revenus au logement, ainsi que du ratio de logements destinés aux personnes âgées.
Parmi les variables évaluées :
• Coût de l’immobilier résidentiel. Plus il est bas, mieux c’est. Toutefois, la valeur des biens immobiliers peut être très volatile. Par conséquent, les données reflètent la valeur à un moment donné – les chiffres analysés sont modélisés à partir de données collectées jusqu’à fin 2024 – et peuvent ne pas refléter parfaitement la situation actuelle du marché immobilier.
• Taxe foncière moyenne. Plus elle est basse, mieux c’est.
• Dépenses moyennes des ménages liées au logement. La moyenne du total des dépenses liées à l’hébergement, y compris le loyer et les remboursements hypothécaires, ainsi que les autres coûts nécessaires à l’entretien et la gestion d’une habitation résidentielle. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Proportion de ménages qui consacrent 30 % ou plus de leurs revenus au logement. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Ratio de logements pour personnes âgées par habitant. Nombre de résidences pour personnes âgées qui offent des soins continus et/ou des services d’assistance par 10 000 habitants. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
Remarques supplémentaires concernant le loyer moyen : Le chiffre relatif au loyer moyen, qui n’est pas utilisé dans le calcul du classement de la ville, mais fourni à titre d’information complémentaire, peut ne pas correspondre exactement aux données réelles en raison de l’absence de données brutes sur les loyers pour les zones comptant plus de 10 000 habitants. Les chiffres proviennent des données de 2025 de la SCHL. Ils concernent les loyers des logements qui comptent 2 chambres dans 104 villes québécoises pour lesquelles les données étaient disponibles soit à l’échelle municipale, soit sous forme de moyenne calculée pour une grande région métropolitaine englobant la ville. Par exemple, pour Chambly et Laval, nous avons utilisé les données sur les loyers de la région métropolitaine de recensement de Montréal établie par Statistique Canada (qui englobe ces deux villes). Les distinctions de limites territoriales et les données manquantes ont été clairement indiquées dans le profil des neuf autres villes.
Transports
Cette catégorie tient compte de la proximité des transports en commun et d’un aéroport, de l’accessibilité à pied des lieux de services du quotidien, ainsi que de la durée moyenne du trajet des habitants entre leur domicile et leur travail.
Parmi les variables évaluées :
• Proportion de ménages situés à moins de 45 minutes d’un aéroport. Le pourcentage de familles dont le trajet en voiture jusqu’à un aéroport international ou local ne dépasse pas 45 minutes, selon les données de 2025. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proximité des transports en commun. La proportion de la population qui vit à moins de 1 km d’un accès aux transports en commun (tous types confondus), selon les données de 2021. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• « Marchabilité » (potentiel piétonnier). Proportion de la population qui vit à distance de marche de son lieu de travail, de pharmacies, de services de garde, de services de santé, d’épiceries, d’établissements d’enseignement primaire et secondaire, de bibliothèques, de parcs et d’accès aux transports en commun. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Trajet domicile-travail en voiture. Le temps moyen, en minutes, que les résidents passent à se rendre de leur domicile à leur lieu de travail. Plus ce temps est court, mieux c’est.
• Trajet domicile-travail en transports en commun. Le temps moyen, en minutes, que les résidents passent dans les transports en commun pour se rendre de leur domicile à leur lieu de travail. Plus ce temps est court, mieux c’est.
Sécurité
Cette catégorie tient compte de la probabilité d’activités criminelles et de la confiance qu’ont les habitants dans les services de police ainsi qu’à l’endroit de leurs voisins.
Parmi les variables évaluées :
• Probabilité d’activités criminelles. Cet indice fournit des prévisions en matière de criminalité et de dommages en se basant sur plus de 100 facteurs démographiques et socioéconomiques, ainsi que sur des indicateurs de comportement, des rapports de police et des incidents signalés par les résidents. Plus le chiffre est bas, mieux c’est.
• Proportion de la population qui a une confiance de bonne à excellente dans la police. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui a une confiance de bonne à excellente en ses voisins. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
Soins de santé
Cette catégorie évalue l’accessibilité aux établissements et aux professionnels de soins de santé, ainsi que la perception générale qu’ont les habitants du système de santé et de leur propre état de santé.
Parmi les variables évaluées :
• Proportion de la population qui a un professionnel de la santé attitré. Il peut s’agir d’un médecin de famille, d’un médecin spécialiste ou d’une infirmière praticienne. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proximité des soins de santé. La proximité d’un îlot de diffusion (la plus petite zone géographique mesurée dans le recensement canadien) par rapport à tout autre îlot de diffusion qui dispose d’un établissement de soins de santé situé à moins de 3 km en voiture. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui peut bénéficier de soins immédiats pour des problèmes mineurs dans un délai de trois jours. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui estime que sa santé physique est de bonne à excellente. Plus elle est élevée, mieux c’est.
• Proportion de la population qui estime que sa santé mentale est de bonne à excellente. Plus elle est élevée, mieux c’est.
• Indice de fragilité. Proportion de la population qui est susceptible de rencontrer des difficultés dans ses activités quotidiennes en raison de son âge, de limitations physiques ou de problèmes de santé. Plus il est faible, mieux c’est.
• Proportion de la population qui a une confiance de modérée à totale dans le système de santé. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui fait de modérément à totalement confiance aux conseils médicaux des professionnels de santé. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui consulte son médecin de famille plus d’une fois par an. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
Communauté
Cette catégorie met l’accent sur les lieux de socialisation, sur les événements communautaires, ainsi que sur le sentiment d’appartenance des habitants à leur communauté.
Parmi les variables évaluées :
• Nombre de centres communautaires pour 10 000 habitants. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Indice GreenLiving. Cet indice élaboré par Environics Analytics Group mesure l’attitude et les comportements liés aux questions environnementales au sein des ménages au moyen de 27 variables, dont l’utilisation de sources d’énergie alternatives à domicile, l’utilisation d’ampoules écoénergétiques, l’achat de produits d’entretien écologiques, ainsi que le bénévolat pour la préservation ou la protection de l’environnement. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui a un fort sentiment d’appartenance à la communauté. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui participe à des activités bénévoles formelles ou informelles. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
Climat
Cette catégorie répertorie les tendances climatiques ainsi que les conditions saisonnières observées et prévues. Les données météorologiques correspondent à des moyennes sur 30 ans, de 1981 à 2010, alors que les projections couvrent la période de 2021 à 2050 selon un scénario d’émissions modérées (SSP2-4.5). La majorité des données proviennent des scénarios climatiques à échelle statistiquement réduite de la CMIP6 (CanDCS-M6), tandis que celles qui concernent l’humidex proviennent des indices humidex pour les modèles CMIP6.
Parmi les variables évaluées :
• Humidex supérieur à 35. Nombre de jours par an où l’indice humidex a été supérieur à 35 (journées chaudes et humides). Plus il est bas, mieux c’est.
• Humidex supérieur à 35 projeté. Nombre estimé de jours par an où l’indice humidex est supérieur à 35. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Température maximale supérieure à 30 °C. Nombre de jours par an où la température maximale en journée a été supérieure à 30 °C. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Température maximale supérieure à 30 °C projetée. Nombre estimé de jours par an où la température maximale diurne est supérieure à 30 °C. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Température minimale inférieure à -15 °C. Nombre de jours par an où la température minimale en journée a été inférieure à -15 °C. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Température minimale inférieure à -15 °C projetée. Nombre estimé de jours par an où la température minimale en journée est inférieure à -15 °C. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Précipitations supérieures à 10 millimètres (mm). Nombre de jours par an où il est tombé au moins 10 mm de précipitations (pluie et neige confondues). Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Précipitations supérieures à 10 millimètres (mm) projetées. Nombre estimé de jours par an où il tombe au moins 10 mm de précipitations (pluie et neige confondues). Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Degrés-jour de chauffage. Un degré-jour de chauffage est calculé pour chaque degré de température extérieure moyenne quotidienne inférieur à 18 °C (une journée à une température moyenne de 15,5 °C compte 2,5 degrés-jour de chauffage, par exemple). Plus le nombre de degrés-jour de chauffage est élevé, plus vous devrez chauffer votre logement, donc plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Degrés-jour de chauffage projetés. Une estimation de la somme des écarts négatifs entre la température moyenne quotidienne et 18 °C prévus jusqu’en 2050. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Degrés-jour de refroidissement. Un degré-jour de refroidissement est calculé pour chaque degré de température extérieure moyenne quotidienne supérieure à 18 °C (une journée à une température moyenne de 21,5 °C compte 3,5 degrés-jour de refroidissement, par exemple). Plus le nombre de degrés-jour de refroidissement est élevé, plus vous devrez climatiser votre logement, donc plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
• Degrés-jour de refroidissement projetés. Une estimation de la somme des écarts positifs entre la température moyenne quotidienne et 18 °C prévus jusqu’en 2050. Plus ce chiffre est bas, mieux c’est.
Éducation
Cette catégorie tient compte de la proximité des écoles, du nombre d’établissements d’enseignement supérieur, ainsi que de la proportion de la population qui a poursuivi de telles études.
Parmi les variables évaluées :
• Proximité des écoles. La proximité d’un îlot de diffusion (la plus petite zone géographique mesurée dans le recensement canadien) par rapport à tout autre îlot de diffusion qui dispose d’une école primaire ou secondaire accessible à pied dans un rayon de 1,5 km. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Établissements d’enseignement supérieur pour 10 000 habitants. Ce nombre inclut les universités, les cégeps et les écoles professionnelles. Plus il est élevé, mieux c’est.
• Proportion de la population qui a poursuivi des études supérieures. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
Services
Cette catégorie tient compte de la proportion de divers lieux et services du quotidien, ainsi que des infrastructures de loisirs.
Parmi les variables évaluées :
• Chaînes pour 10 000 habitants. Ce nombre comprend les chaînes de cafés, de beigneries, de pizzerias et de restauration rapide, ainsi que les restaurants avec service aux tables qui comptent au moins cinq établissements. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Institutions financières pour 10 000 habitants. Ce nombre comprend les banques et les coopératives de crédit. Plus il est élevé, mieux c’est.
• Salles de sport pour 10 000 habitants. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est.
• Cinémas et grands lieux de rassemblement pour 10 000 habitants. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est.
• Lieux de culte pour 10 000 habitants. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est.
• Musées et galeries pour 10 000 habitants. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proximité d’un service de garde. La proximité d’un îlot de diffusion (la plus petite zone géographique mesurée par le recensement canadien) par rapport à tout autre îlot de diffusion qui dispose d’un service de garde accessible à pied dans un rayon de 1,5 km. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proximité d’une épicerie. La proximité d’un îlot de diffusion par rapport à tout autre îlot de diffusion qui dispose d’une épicerie accessible à pied dans un rayon de 1 km. Plus le chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proximité d’une bibliothèque. La proximité d’un îlot de diffusion par rapport à tout autre îlot de diffusion qui dispose d’une bibliothèque accessible à pied dans un rayon de 1,5 km. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
• Proximité de parcs. La proximité d’un îlot de diffusion par rapport à tout autre îlot de diffusion qui dispose d’un parc accessible à pied dans un rayon de 1 km. Plus ce chiffre est élevé, mieux c’est.
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