Les jeux vidéo peuvent nuire à la santé des enfants

Par Mise en ligne : 26 juin 2015

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On savait déjà que la télévision peut avoir des conséquences néfastes sur le tour de taille des enfants. Mais saviez-vous que les jeux vidéo sont associés à certains troubles neurologiques?

En passant ne serait-ce qu’une heure par jour devant la télévision, les enfants de maternelle et de première année augmentent leurs risques d’embonpoint et d’obésité, révèle une étude américaine parue dans Pediatric Endocrine Society. Et combien de petits Canadiens de 3 à 4 ans font partie de ce groupe? Pas moins de 82 %, selon les statistiques du réseau Veille Action pour de saines habitudes de vie.

Mais les risques d’obésité ne sont pas les seuls à guetter ces enfants: ceux qui sont accros aux jeux vidéo d’action s’exposent à long terme à des risques accrus de troubles neurologiques. Les effets sur le cerveau de la pratique intensive de jeux vidéo sont encore mal connus, mais les recherches se multiplient.

Certes, les jeux vidéo d’action permettront à l’enfant de développer une meilleure attention visuelle, ce que démontrent de nombreux travaux réalisés depuis dix ans, mais, le problème, c’est que ces jeux vidéo le rendent davantage susceptible de développer certains problèmes neurologiques.

Une étude de l’Institut Douglas et de l’Université de Montréal révèle que, lors de certains tests visuels, quand on les compare avec des jeunes qui ne jouent pas aux jeux vidéo, les joueurs assidus utilisent moins la partie du cerveau permettant de faire des raisonnements complexes.

Et le déclin de cette zone du cerveau est associé à diverses maladies, dont la maladie d’Alzheimer, rappelle le Dr Gregory West, professeur adjoint à l’Université de Montréal et coauteur de l’étude.

Plein air: que du bon!

Obésité, vie sédentaire, troubles neurologiques… pour éviter ces conséquences néfastes, rien ne vaut une partie de hockey bottine ou une marche dans le bois! Selon ParticipACTION, organisme pancanadien dont la mission est de favoriser la pratique sportive, les jeunes Canadiens de 9 à 17 ans qui jouent à l’extérieur après l’école ajoutent de ce fait quelque 20 minutes d’activité physique essoufflante de plus à leur journée et sont trois fois plus susceptibles de satisfaire aux Directives canadiennes en matière d’activité physique.

Ces dernières recommandent que les jeunes de 5 à 17 ans fassent quotidiennement au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée (natation, patinage, cyclisme, course, terrains de jeu, etc.), car la pratique de telles activités est associée à de nombreux bienfaits pour améliorer la condition physique, la densité osseuse, le taux de cholestérol, la pression sanguine, etc.

ParticipACTION constate que, lorsque les enfants ne sont pas sous la surveillance de leurs parents, les effets bénéfiques des activités à l’extérieur sont décuplés. Car les parents surprotègent leurs enfants et, lorsque ceux-ci ont un accès facile à des jeux en plein air non supervisés par un adulte, ils:

• possèdent des habiletés motrices mieux développées;
• adoptent des comportements sociaux plus appropriés;
• sont indépendants;
• démontrent des habiletés en résolution de conflits.

En chiffres

• En moyenne, les Canadiens passent 90 % de leur temps à l’intérieur;
• Lorsqu’elle aura atteint 21 ans, une personne aura consacré environ 10 000 heures de sa vie à jouer sur une console, une tablette ou un ordinateur;
• Les enfants âgés de 5 à 11 ans consacrent 7,6 heures par jour à des activités sédentaires;
• Seulement 9 % des jeunes âgés de 5 à 17 ans s’adonnent aux 60 minutes d’activité physique dont ils ont besoin chaque jour.
Sources: Santé Canada, Institut Douglas-Université de Montréal, Enquête canadienne sur les mesures de santé 2012-2013.

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