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Comment choisir un disque dur externe

Par Guillaume Dayan Mise en ligne : 08 Août 2014  |  Magazine : 01 Septembre 2014

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Photo: Shutterstock

Il n’y a rien de tel qu’un bon vieux disque dur pour sauvegarder vos souvenirs et données confidentielles, même à l’ère du « stockage dans les nuages ». Voici comment le choisir.

Après une semaine de vacances au soleil, vous rentrez à la maison avec des cartes mémoire pleines de souvenirs. Naturellement, vous déchargez vos photos sur votre ordinateur. Et vous avez probablement pris l’habitude d’en effectuer une copie externe, comme le font 71 % des gens, selon une étude de Blackblaze datant de 2012.

Les solutions de sauvegarde à distance peuvent être pratiques, mais elles ne sont pas sans défaut. « Quand vous stockez vos données en ligne, vous ne pouvez y accéder qu’à une vitesse limitée, celle de votre connexion Internet, explique Frédéric­ Camilleri­, fondateur de l’entreprise MicroExpert­, spécialisée dans la réparation d’ordinateurs et la récupération de données. Les temps d’accès sur un disque dur sont beaucoup plus rapides. » Il ne faut pas non plus oublier qu’un compte protégé par un nom d’utilisateur et un mot de passe peut éventuellement être piraté. Une personne mal intentionnée pourrait ainsi accéder à tous vos fichiers stockés en ligne.

La solution pratique ? Investir dans un disque dur externe. Ci-dessous, des pistes pour effectuer le meilleur choix.

Quelle taille privilégier ?
Deux tailles de disque dur mécanique coexistent sur le marché : 2,5 po et 3,5 po. Les premiers étant plus compacts, ils sont donc bien adaptés au transport. Alimentés par le port USB d’un ordinateur, ils n’imposent pas le recours à un bloc d’alimentation électrique, contrairement aux disques de 3,5 po. Les modèles de 2,5 po de 1 To, vendus quelque 90 $, et ceux de 2 To, à environ 130 $, représentent de meilleurs rapports capacité-prix que les derniers modèles de 500 Go, à environ 75 $.

Les disques durs de 3,5 po sont plus encombrants. Mais à prix égal, vous obtiendrez une plus grande capacité de stockage qu’avec les formats de 2,5 po : les disques de 2 à 4 To se vendent généralement de 100 à 180 $. C’est la solution à privilégier si vous avez une importante collection de films et de photos à sauvegarder et que vous ne vous déplacez que très rarement avec votre disque dur.

Les disques de 2,5 po tournent généralement à 5 400 tr/min ; et ceux de 3,5 po, à 7 200 tr/min. Vous ne verrez réellement la différence que si vous transférez des fichiers très volumineux, comme des films haute définition.

Mécanique ou électronique ?
Les disques durs électroniques – les SSD (solid state drive) – enregistrent les données sur de la mémoire flash. Ces appareils sans pièces mobiles sont moins fragiles que les modèles mécaniques traditionnels. Peu gourmands en énergie, parfaitement silencieux et très rapides, les SSD sont aussi plus chers. Vous dépenserez environ 170 $ pour un modèle 2,5 po de 120 Go et 300 $ pour un de 256 Go ; cela correspond, respectivement, à 1,42 $ et 1,17 $/Go. En comparaison, les disques mécaniques de la même taille reviennent à moins de 10 ¢/Go !

Pas convaincu de vouloir payer aussi cher ? La technologie SSD est surtout adaptée « pour un disque de démarrage sur lequel installer le système d’exploitation et les logiciels », juge le technicien en informatique indépendant Daniel Descheneaux­. Pour la simple sauvegarde de données, il vaut sans doute mieux opter pour un disque dur mécanique… en attendant que les prix baissent.

Tous compatibles ?
Certains disques durs sont préformatés pour Mac, d’autres pour PC (Windows). Il n’y a aucune différence matérielle entre les deux. En optant pour un disque dur adapté à votre système d’exploitation, vous n’aurez pas à le reformater. Si cette opération s’avère tout de même nécessaire, effectuez d’abord une copie des logiciels fournis par le fabricant (le plus souvent destinés à la sauvegarde et au cryptage des données), de manière à pouvoir les réinstaller au besoin.

Une solution « intelligente »
Le disque dur réseau, aussi appelé NAS (network-attached storage), peut également s’avérer intéressant, selon Daniel Descheneaux­. Raccordée au routeur avec un câble Ethernet, cette unité de stockage demeure connectée au réseau en permanence et effectue des sauvegardes automatiques à un rythme prédéfini par l’utilisateur. La plupart de ces modèles mécaniques font 3,5 po.

Le disque réseau domestique brille aussi pour ses capacités multimédias. Les films, photos et albums musicaux qui s’y trouvent deviennent accessibles sans fil, à partir de tout appareil relié au réseau : ordinateur, tablette, téléphone intelligent, liseuse, console de jeu vidéo ou téléviseur (certifié DLNA). Certains modèles intègrent de surcroît un port USB qui permet d’y raccorder un autre disque dur, pour encore plus de stockage, ou une imprimante pour la partager sur le réseau. Le prix par Go est à peine supérieur à celui des petits disques mécaniques. Comptez environ 160 $ pour 2 To, 200 $ pour 3 To et 240 $ pour 4 To.

• Connectivité
Plusieurs connexions permettent de raccorder un disque externe à un ordinateur.

USB 3.0

Ce port, dix fois plus rapide que son prédécesseur, peut transférer jusqu’à 625 mégaoctets par seconde (Mo/s). Il se raccorde sans problème aux ports USB 2.0, mais la vitesse de transfert retombe alors à 60 Mo/s.

FireWire

Popularisée par Apple et surtout utilisée dans le monde de la vidéo, la dernière version du FireWire (800) permet des vitesses de transfert jusqu’à 100 Mo/s.

Thunderbolt

Onéreux et peu répandu (essentiellement sur les ordinateurs Apple et sur quelques PC), il fonctionne à une vitesse d’environ 1 200 Mo/s. L’investissement peut être justifié pour les vidéastes qui doivent transférer rapidement de gros fichiers.


Prévenir les bris
Les disques durs externes peuvent parfois se révéler plus fragiles qu’ils ne le paraissent. Pour éviter les dommages matériels, toujours coûteux à réparer et parfois irréversibles, Frédéric Camilleri de MicroExpert rappelle deux règles de base :

• Ne jamais débrancher puis rebrancher immédiatement un disque dur. Il faut toujours laisser le temps aux têtes de lecture de s’immobiliser.

• Poser le disque à plat, et placer le câble derrière l’ordinateur plutôt que devant. Vous réduirez ainsi le risque de l’accrocher ou de le faire tomber.

Par ailleurs, vérifiez la durée de la garantie offerte par le fabricant. Elle varie de 1 à 3 ans (5 ans dans de rares cas), selon les modèles. Évidemment, pas question de vous reposer sur elle en cas de chute accidentelle du disque dur. Par contre, si une panne survenait, il vous sera toujours possible d’invoquer cette garantie pour obtenir la réparation ou le remplacement de l’appareil.

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