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Internet : votre facture pourrait augmenter de 10 à 20 $ par mois

Par Lyes Mahouche
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Vous avez peut-être reçu récemment un courriel de votre fournisseur internet vous prévenant qu’une augmentation des tarifs était à prévoir. Cette hausse de 10 à 20 $ par mois découle d’une récente décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’annuler la baisse radicale de tarifs pour l’Internet de gros décrétée en 2019.

Tombée en mai dernier, cette décision du CRTC revient sur une ordonnance précédente qui imposait aux fournisseurs de service internet en gros, principalement Bell et Vidéotron au Québec, d’offrir des tarifs réduits aux plus petits joueurs n’ayant pas leur propre réseau.

Qui sera affecté ?

À dire vrai, tout le monde est à risque. Ce changement va d’abord affecter les tarifs des revendeurs, c’est-à-dire tous les fournisseurs autres que Bell, Vidéotron et leurs filiales respectives, Virgin et Fizz, ainsi que Cogeco. Ces revendeurs, comme Oxio ou Ebox, ne possèdent pas leur propre infrastructure. Ils doivent donc « louer » de la bande passante à Bell ou à Vidéotron.

Devant l’augmentation du prix de cette bande passante vendue « en gros », les petits fournisseurs doivent absorber les coûts, ce qui se traduit souvent par une hausse du prix des services. À moyen terme, une augmentation des tarifs chez les revendeurs pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble de l’offre, entraînant une hausse générale des prix pour le consommateur.

Pourquoi ce changement ?

En 2019, le CRTC a jugé nécessaire de fixer un tarif standard pour la bande passante vendue par les « gros » fournisseurs. L’idée était de stimuler l’industrie en permettant aux plus petits joueurs d’être plus compétitifs. En mai dernier, après plusieurs requêtes des grandes entreprises de câblodistribution au pays, comme Bell Canada, SaskTel, Shaw et Telus, le CRTC a fait marche arrière en revenant aux tarifs d’avant 2019.

Selon l’organisme fédéral, fixer des tarifs ne serait plus nécessaire, voire freinerait l’innovation et l’amélioration des infrastructures. Cela serait donc contre-productif à la compétitivité de l’industrie, peut-on lire dans un communiqué émis à la suite de cette prise de décision.

Du côté des petits joueurs, comme Ebox, ce changement est vu comme un pas en arrière qui solidifie l’oligopole dont bénéficieraient les géants des télécommunications.

De ce fait, Ebox encourage une campagne de relations publiques qui incite les citoyens à contacter leur député local afin de demander au gouvernement d’infirmer cette dernière décision.

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