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De nouvelles mesures contre la fraude alimentaire

Par Gabrielle Brassard-Lecours
poisson-fraude

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a récemment pris d’importantes mesures pour contrer la fraude alimentaire, notamment dans le secteur du poisson, afin d’assurer que l’espèce qui se trouve dans votre assiette est bien celle qui était indiquée sur l’emballage.

C’est dans le cadre de travaux du gouvernement du Canada visant à lutter contre la fraude alimentaire que l’ACIA a choisi de s’attarder au poisson. « Nous avons identifié ce produit comme étant l’un des plus à risque pour la fraude », explique Jodi White, directrice intérimaire, division de la protection des consommateurs et de l’équité des marchés à l’ACIA. Et ce, même si 92 % des échantillons de poisson prélevés ont été étiquetés de façon satisfaisante, avec les noms communs appropriés, selon le rapport de surveillance de la substitution des espèces de poisson, mené entre 2019 et 2020.

« On voit parfois des portraits assez dramatiques de la fraude alimentaire pour le poisson, mais les résultats de nos tests ont démontré que la situation n’était pas aussi grave qu’on aurait pu le croire », soutient Jodi White.

Intervenir au bon endroit

La fraude peut par exemple se pratiquer en étiquetant de façon erronée des produits pour les substituer à d’autres ou ne pas respecter certains tests de conformité. Elle peut survenir à « n’importe quelle étape, du processus de pêche jusqu’à la table », affirme Mme White, en précisant que certains contrôles n’étaient pas en place et qu’il était difficile de savoir par qui les erreurs étaient commises : pêcheurs, fournisseurs, acheteurs, commerçants, etc.

C’est pourquoi les mesures annoncées par l’ACIA pour contrer la fraude alimentaire du poisson incluent notamment l’élaboration d’un programme de traçabilité, un autre enjeu lié à la fraude, pour les produits de la pêche canadienne. Neuf espèces de poissons ont été ciblées : le stromatée, la morue, le flétan, le poulamon, le bar commun, le vivaneau, la sole, le thon et la limande à queue jaune.

Pour répertorier les cas problématiques, l’ACIA travaille avec d’autres organismes tels que Pêches et Océans et, au Québec, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). « S’il y a des problèmes de fraude, on peut procéder à des saisies de produits, à leur réétiquetage pour les rendre conformes ou encore à leur élimination », explique Jodi White.

Les autres produits à risque

Si l’ACIA s’est d’abord penchée sur le poisson dans le cadre de ses travaux, elle ne compte pas s’y limiter. Elle s’attaquera à d’autres produits à identifier comme étant à risque, tels que les huiles, les épices et le miel.

« Le gouvernement du Canada a investi 24,4 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre la fraude alimentaire et protéger les consommateurs contre la tromperie et les entreprises contre la concurrence déloyale sur le marché », énonce l’organisation par voie de communiqué.

Parmi les travaux de ce projet, on compte des inspections, la cueillette d’échantillons et de renseignements ainsi que des tests sur des aliments.

Les Canadiens ont confiance

Bien que la fraude alimentaire puisse présenter des risques pour la santé, la majorité des Canadiens ne sont pas particulièrement préoccupés par la fraude alimentaire ou le mauvais étiquetage des aliments, selon un récent rapport du laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie sur la confiance des consommateurs dans l’industrie alimentaire un an après la pandémie.

À peine 18,4 % des Canadiens s’interrogent sur l’authenticité des produits alimentaires ou sur le fait qu’ils soient identifiés correctement.

Si c’est votre cas et que vous jugez que l’étiquette d’un produit apparaît comme trompeuse, vous pouvez déposer une plainte auprès de l’ACIA.

>> À lire aussi : 4 bons conseils pour choisir votre poisson

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