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Jardiniers urbains : apprendre à cohabiter avec la faune sauvage

Par Lyes Mahouche
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Les écureuils ont grugé vos tomates, les marmottes ont grignoté vos salades et les ratons laveurs ont volé vos pommes? Vous n’êtes pas les seuls à qui c’est arrivé… Peu de jardins résistent à la gourmandise de ces envahisseurs, de plus en plus nombreux à vivre en ville. Dans certaines municipalités, ce sont des cerfs de Virginie, des dindons sauvages, voire des lapins qui donnent des maux de tête aux jardiniers urbains. Voici quelques trucs et astuces pour protéger vos fruits et légumes.

Barrières physiques

La première méthode et la plus efficace consiste à installer une clôture et des barrières autour de vos plantations. Cela dit, bloquer la route à la fois aux agiles écureuils, aux ratons laveurs, aux mouffettes et aux marmottes qui creusent sous votre jardin n’est pas chose facile.

La barrière doit être suffisamment profonde, soit de 20 cm environ pour les écureuils et de 30 cm pour les marmottes et les ratons laveurs, selon les fiches-conseils du Jardin botanique de Montréal. Si vous optez pour un grillage, prenez soin d’en replier 20 cm en L vers l’extérieur au fond de la tranchée pour empêcher les envahisseurs de passer sous l’obstacle. Dans la portion hors sol, le grillage doit être fixé sur les poteaux jusqu’à une hauteur d’environ 1 m. Et une portion supplémentaire de 30 à 60 cm devrait être légèrement inclinée vers l’extérieur.

N’oubliez pas de couvrir le dessus des plants d’un toit en grillage à poule ou d’un filet contre les oiseaux suffisamment rigide. Une barrière sans toit ne suffira pas face aux écureuils.

Planter stratégiquement

Une autre méthode consiste à cultiver des plantes peu ragoûtantes pour vos visiteurs. Par exemple, les marmottes n’aiment pas tellement la rhubarbe, le piment, les pommes de terre et les oignons, qui sont parmi les rares légumes auxquels elles ne touchent pas… avec la tomate. Les écureuils, eux, ont un faible pour les aliments juteux comme les tomates, les baies, les poivrons, les aubergines et les pommes. Mieux vaut ne pas tenter de les cultiver si votre quartier accueille beaucoup de ces petites bêtes.

Des fleurs et des plantes aromatiques comme les jonquilles, l’ail décoratif, la menthe, le thym et la lavande peuvent aussi aider à éloigner quelque peu les écureuils et les marmottes. Dispersez-les stratégiquement dans votre potager. Faites attention, certaines de ces plantes, comme la menthe, sont envahissantes. Il est conseillé de les garder en pot pour limiter leur propagation. Les écureuils ont un faible pour les bulbes de tulipes et de crocus. Pour les protéger, plantez-les plus profondément (les écureuils ne creusent pas plus de 20 cm) ou plus tardivement à l’automne. Ils ne touchent généralement pas aux autres bulbes.

Vous pouvez aussi utiliser du fumier de poule déshydraté comme engrais puisque son odeur rebute les écureuils. Assurez-vous de suivre les indications pour en épandre la quantité appropriée.

Les marmottes sont plus difficiles à éloigner. Vous pouvez asperger les portions du jardin qu’elles fréquentent de poivre moulu et de piment fort moulu et installer un cylindre en fil de fer à la base de vos arbres fruitiers pour les empêcher d’y grimper. Les couleurs vives les tiendraient également à distance, alors pourquoi ne pas installer des bassines ou des ballons colorés!

Contre les mouffettes, les ratons laveurs et les cerfs de Virginie, les barrières physiques restent la meilleure protection.

Autres petits trucs

Il existe plusieurs autres méthodes, plus ou moins efficaces. Des gicleurs avec détecteur de mouvement peuvent aider à faire fuir les animaux en les aspergeant d’eau. Cela dit, ces appareils sont assez chers et les détecteurs de mouvement ne sont pas infaillibles.

Vous pouvez aussi rendre votre jardin moins appétissant en l’aspergeant d’une solution répulsive à base de capsaïcine ou de poivre noir vendue en quincaillerie. Ce produit doit être pulvérisé régulièrement, surtout après une averse, et ne doit pas l’être sur des plantes comestibles. Certains utilisent plutôt des solutions maison faites d’huile essentielle de menthe poivrée ou de vinaigre et d’ail.

Une autre option est d’installer ici et là des petites stations de nourriture pour les écureuils… même si rien ne garantit qu’ils ne se serviront pas dans votre jardin par la suite!

Pour éviter qu’ils s’installent

Si vous avez un problème d’infestation de marmottes ou de ratons laveurs, les spécialistes du Jardin botanique conseillent de bloquer l’accès aux emplacements où ils pourraient s’installer, comme le dessous des balcons et des terrasses et les remises. Assurez-vous d’utiliser un grillage métallique très résistant et de le planter à au moins 30 cm dans le sol. Et avant de condamner l’accès à un emplacement, assurez-vous que les ratons laveurs et autres animaux ont quitté les lieux, particulièrement entre mai et juillet, alors que l’élevage des jeunes a lieu.

La Fédération canadienne de la faune ajoute ces indications pour prévenir l’installation de ratons laveurs :

  • Posez de lourdes grilles inoxydables sur les ouvertures d’aération et les cheminées de la maison.
     
  • Utilisez un tendeur solide ou un poids lourd pour maintenir en place les couvercles des composteurs et des poubelles.
     
  • Suspendez des chiffons de coton imbibés d’ammoniaque près des entrées des tanières.
     
  • Taillez les branches d’arbres que les animaux pourraient utiliser pour monter sur le toit et modifiez les structures dont ils pourraient se servir à cette même fin.
     
  • Installez une lampe actionnée par détecteur de mouvement à un endroit où les ratons laveurs apparaissent souvent. Ces dispositifs se vendent à prix raisonnable et constituent un moyen de dissuasion beaucoup plus efficace que les lampes que l’on doit laisser allumées toute la nuit.

L’installation de cages pour piéger les visiteurs indésirables et aller les porter ailleurs est interdite en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, qui relève du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec. La réglementation précise qu’une personne « ne peut tuer ou capturer un animal de la faune qui endommage ses biens s’il lui est possible de simplement l’empêcher de nuire en le privant de son terrier et de ses sources de nourriture ». Si les méthodes préventives sont inefficaces, vous pouvez faire appel à une entreprise spécialisée dans le contrôle de la faune urbaine.

Comme l’explique Pascale Ménard, préposée aux renseignements horticoles au Jardin botanique, il faut apprendre à vivre avec ces petits mammifères. C’est leur instinct qui les pousse à aller se nourrir dans nos jardins. Il faut tenter de nous adapter à eux comme ils ont dû s’adapter à nous.

>> À lire aussi : Jardiner sur votre balcon et Comment se débarrasser des insectes et petits animaux

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