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Encore trop de matières indésirables dans le bac bleu

Par Marie-Eve Shaffer
Encore trop de matières indésirables dans le bac bleu

Les Québécois recyclent bien, mais ils pourraient s’améliorer. En 2025, ils ont mis dans leur bac bleu plus de 57 000 tonnes de matières non conformes, indique le premier bilan d’Éco Entreprises Québec (ÉEQ), l’organisme qui gère la collecte sélective depuis le 1er janvier 2025.

En 2025, le taux de récupération dans le secteur résidentiel se situait à 87 %, selon les données d’Éco Entreprises Québec, qui supervise les activités de collecte, de tri et de vente des matières recyclables. Les 13 % restants représentent des objets indésirables qui ont été déposés dans les bacs bleus : des briques, des couches souillées, des boyaux d’arrosage, des lumières de Noël, des vapoteuses, des batteries, des outils et des jouets, entre autres.

« Les centres de tri peuvent les mettre de côté, mais beaucoup [de ces objets] se retrouvent à l’enfouissement », rapporte Maryse Vermette, présidente-directrice générale d’Éco Entreprises Québec. Elle souligne qu’en 2026, les municipalités devront élaborer des plans pour réduire ces indésirables dans les bacs bleus.

« On va aussi peut-être aller vers des mesures coercitives, mais on n’[en] est pas encore là », ajoute la responsable d’ÉEQ. 

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En tout, 137 000 tonnes de matières ont été rejetées par les centres de tri en 2025. Ce volume comprend aussi quelque 80 000 tonnes de matières recyclables que leurs équipements de tri peinent à capter.

« C’est beaucoup, dit Maryse Vermette. On a prévu des investissements pour moderniser les centres de tri. »

La collecte révisée

Depuis le 1er janvier 2025, les matières recyclables acceptées dans le bac bleu sont :

  • des contenants
  • des emballages
  • des imprimés

Selon Éco Entreprises Québec, bien des gens cherchent encore le ruban de Möbius (le logo avec les trois flèches) et le chiffre à l’intérieur sur leur produit avant de mettre un objet dans le bac bleu.

Où vont les matières recyclables ?
En 2025, 791 000 tonnes de matières ont été acheminées vers les centres de tri. De ce nombre, 607 000 tonnes ont été envoyées à des recycleurs ; la plupart de ceux-ci (63 %) se trouvent au Québec.

Éco Entreprises Québec souligne que la commercialisation des matières recyclables s’est avérée complexe en 2025, notamment en raison de la chute des prix du plastique, du papier et du carton, ainsi que de l’incertitude économique. L’organisme, qui sera pleinement responsable de la vente de matières recyclables au printemps 2026, entend privilégier les débouchés locaux et, ainsi, réduire la quantité de matières envoyée sur le marché international. En 2025, 20 % des matières recyclables venant du Québec ont été expédiées à l’étranger.

Pourquoi la collecte a-t-elle lieu toutes les deux semaines ?

C’est une décision qu’a prise ÉEQ. L’organisme indique, dans son bilan, qu’une telle fréquence « permet de maximiser le remplissage des camions, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’optimiser les coûts ». Il précise que, si le bac bleu de 360 litres est insuffisant pour certains ménages, ceux-ci peuvent demander un bac supplémentaire « aux frais de ÉEQ ». 

« Ce n’est pas un one-size-fits-all. À Montréal, sur le Plateau, ça ne sera pas toutes les deux semaines », mentionne Maryse Vermette. 

À ce jour, la collecte s’effectue deux fois par mois sur près de 70 % du territoire québécois.

À lire aussi : 5 questions sur les lieux de dépôt Consignaction et Comment vous débarrasser de vos déchets électroniques

 

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  • Par Gaëtan Cadieux
    30 décembre 2013

    Pourquoi obligé les entreprises d'indiquer clairement que ce produit est recyclable avec le logo (bien en vue) ou que ce produit n'est pas recyclable avec le même logo avec un gros X rouge bien en vue.... Je pense que cela pourrait faciliter la tâche de tout le monde... Peut-être que mon idée est trop simpliste pour être appliquée ...

     22
  • Par Daniel Bertin
    28 août 2013

    Les plastiques #6 sont recyclable , donc , pour moi , ils doivent être recyclé. Si nous ne pouvons pas les mettre dans le recyclage , les compagnie qui emballe avec ce produit devrait être obligé de les récupérer gratuitement.

     19
  • Par Jean Émard
    28 août 2013

    "Selon ÉEQ, cette confusion est liée à une mauvaise compréhension de ce qu’est une matière recyclable."

    ===

    Correction:

    Cette confusion est liée à une mauvaise compréhension de ce qu’est une matière payante pour le recycleur.

    Jean Émard

     16
  • Par DANIEL ROUSSETY
    02 septembre 2013

    Je me demande si ce ne sont pas les compagnies de recyclage qui se trompent. La réaction des Québécois montre leur motivation pour le recyclage. Je comprends qu'on ne doit pas mettre des produits toxiques (peinture, ordinateurs etc), mais pourquoi refuser une toile solaire en plastique, des chaises de patio etc. Quelle est la différence avec un contenant de yogourt? Du plastique c'est du plastique. Même chose pour le métal: contenants de boisson gazeuse, boîtes de conserve, pièces d'auto, gouttière etc, tout ça c'est du métal. J'aimerais bien visiter une usine de récupération pour voir où sont les problèmes mais je n'aimerais pas voir le jour où on importera du plastique, du métal ou du verre sous prétexte qu'on ne fournit pas assez. Cette question a déjà été soulevée.
    Daniel Roussety Repentigny

     4
    Par RENE COUTURE
    04 septembre 2013

    Bonjour,désolé pour vous mais vous êtes dans l'erreur lorsque vous dites que du plastique c'est du plastique,il y a plusieurs catégories de plastiques différents fabriqués avec différents produits chimiques et c'est pour cette raison que l'on retrouve plusieurs logos différents sous la forme d'un triangle en dessous des contenants en plastique avec des flèches et des chiffres dans le milieu qui serve a identifié les différentes catégories de plastiques,et la situation est pareil pour le métal il y a plusieurs catégories de métaux ferreux et non ferreux,alors votre pièce automobile que vous tentez d'envoyé au recyclage domestique elle sera jeter directement à la poubelle car il y a bien souvent plusieurs sortes de métaux différents dans une pièce automobile,si vous voulez vraiment faire recycler votre pièce d'automobile la meilleure solution serait d'accumuler plusieurs pièces d'automobile et autres pièces en métal comme vos gouttières qui seraient refuser par le recyclage domestique et aller les apportés chez un recycleur de métaux qui accepte toutes les sortes de métaux.

     1
  • Par Marie-Josée Brault
    28 août 2013

    Les règles sont claires, mais je ne comprend toujours pas pourquoi on ne recycle pas le plastique #6 au Québec. C'est pourtant le plus commun. S'il n'est pas recyclable, le governement devrait l'interdire.

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