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Le vélo bien plus efficace que l'auto électrique pour réduire vos émissions

Par Alain McKenna
velo

Au Québec, la réduction des émissions de gaz à effet de serre passe essentiellement par l'électrification du transport. Or ce n'est pas le seul moyen d'y arriver. Ni le meilleur, car privilégier le vélo permet de réduire encore plus rapidement votre empreinte carbone.

Christian Brand, professeur à l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni, est spécialisé en transport et en environnement. Il a analysé les déplacements de 4 000 personnes et constaté que les gens qui vont au boulot à vélo ont une empreinte carbone jusqu'à 84 % moins élevée que ceux qui s'y rendent en voiture.

En tenant compte de l'énergie nécessaire pour fabriquer et entretenir des automobiles et des vélos, le chercheur britannique estime que d'aller au travail à bicyclette génère 30 fois moins de pollution que de le faire avec une voiture, et 10 fois moins que de s'y rendre en auto électrique.

La sobriété a bien meilleur goût

La même chose vaut pour le Québec, selon Andréanne Brazeau, analyste en mobilité pour Équiterre. «La sobriété en transport est l'un des principes les plus porteurs pour réduire votre empreinte environnementale au quotidien. L’abandon de l’automobile à essence ou électrique au profit du transport actif est un choix évident», affirme-t-elle.

C'est mieux pour l'environnement, mais aussi pour votre santé personnelle et financière, comme l'indique l'experte. Par mauvais temps ou dans les cas où le transport collectif ne suffit pas, l’autopartage, l’emprunt ou la location à court terme d’un véhicule sont des façons de répondre à des besoins de mobilité ponctuels qui n'amènent pas de nouvelles voitures sur nos routes.

Pour vous déplacer sans trop d'effort, le compromis idéal est de considérer un vélo électrique plutôt qu'une automobile électrique. La batterie des vélos est bien plus petite que celle d'une voiture et a une empreinte écologique beaucoup plus modeste. Selon la Chaire Mobilité de Polytechnique Montréal, 22 % des déplacements quotidiens effectués au moyen d'une voiture dans la métropole pourraient être faits sur deux roues sans répercussions négatives concrètes (perte de temps, trajets complexes, etc.) pour les utilisateurs.

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  • Par SYLVAIN NADEAU
    05 Août 2021

    À Montréal on peut comprendre le vélo en été et le métro en hiver sans besoin d'acheter une auto mais dans une région sans transport en commun, l'auto reste nécessaire, rendant, l'achat d'un véhicule supplémentaire : un vélo électrique, un luxe que plusieurs ne peuvent pas se permettre que pour quelques mois par année...si vous n'avez rien à transporter.