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Phares d’autos : de nouvelles signatures visuelles

Par Éric LeFrançois
Oleksiy Mark/Shutterstock.com

Dans le monde automobile, les sources lumineuses ont changé de fonction. Il ne s’agit plus seulement de voir ni même d’être vu, mais aussi d’être regardé et de prévenir...

Et la lumière fut ! Depuis la création de l’ampoule au 19e siècle, les stylistes s’interrogent. Faut-il la montrer, la cacher ou bien la décorer ? Au cours des années qui ont suivi, l’industrie automobile s’est posé les mêmes questions. Toutes les options ont fait l’objet d’un essai, y compris l’idée de dissimuler les phares derrière des panneaux escamotables. Une (belle) excentricité aujourd’hui disparue, au nom de la sécurité des piétons...

Depuis un quart de siècle, les phares sont passés de l’halogène au xénon puis aux DEL (diodes électroluminescentes), puis au laser et maintenant des DELO (pour diodes électroluminescentes organiques). Toutes ces évolutions technologiques ont rendu possible une révolution sur le plan esthétique. Elles ont permis de donner un nouveau visage à nos autos en multipliant les effets de style, du halo cerclant des phares bien ronds chez BMW au « damier » lumineux du Hyundai Tucson. Sans oublier le chapelet de diodes des Mercedes. Une véritable aubaine pour les stylistes, de plus en plus sollicités par des législations diverses et les exigences de la commercialisation.

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Le phare, bien plus que des lumières

Plus puissant, plus clair, le plus sophistiqué des phares permet aujourd’hui de circuler la nuit sans risquer d’éblouir les autres automobilistes. De nouvelles fonctions en effet au faisceau de s’adapter automatiquement en éteignant une partie des diodes, afin d’exclure du champ lumineux les véhicules qui précèdent ou arrivent en face.

Le phare n’est plus seulement un élément essentiel de sécurité (même le jour), mais définit également le « regard » d’un véhicule pour en faire un objet de design. Ce constat s’applique aussi aux feux qui, à leur manière, cultivent l’image de marque, la maîtrise des technologies. Et qui sait, demain peut-être, seront-ils considérés, au même titre que les capteurs d’angles morts, comme une aide à la conduite essentielle à l’automobiliste et aux autres usagers de la route ?

C’est du moins ce que soutiennent les concepteurs de la future Q6 e-tron d’Audi qui proposent d’utiliser les phares et les feux comme des dispositifs de sécurité passifs. Ainsi, le bandeau lumineux de ce modèle sera doté d’une fonction lui permettant de communiquer avec le véhicule qui le suit. Selon les circonstances, celui-ci fera scintiller des pictogrammes semblables à ceux des panneaux de signalisation, à l’approche d’un virage très serré ou encore d’une situation de détresse en reproduisant une série de triangles lumineux. Une avancée que la marque allemande souhaite, au nom de la sécurité routière, faire adopter par l’ensemble de l’industrie automobile.

Là n’est pas la seule innovation sur laquelle travaille Audi. Depuis quelques années déjà, la firme aux anneaux entrelacés à d’autres projets du même genre. L’un consiste à tracer deux rails lumineux afin de souligner le gabarit de la voiture ou de matérialiser sur la chaussée, sous forme de flèche, les indications de direction. Ces rails lumineux proviendront du système de guidage par satellite (GPS), vai el système de navigation du véhicule.

Et ce n’est que la pointe de l’iceberg, car Audi ne s’arrête pas là. La marque allemande songe, par exemple, à garnir les flancs extérieurs d’un rappel de clignotants, de créer une plaque d’immatriculation numérique ou d’afficher, dans le cas d’un véhicule électrique, le niveau de charge des accumulateurs sur le bandeau lumineux. Les idées ne manquent pas, y compris pour illuminer les habitacles autrement qu’à l’aide d’un toit panoramique. D’ailleurs, pour sa dernière-née, la Spectre, Rolls-Royce a préféré éliminer le toit en verre du catalogue des options au profit du ciel de toit constellé de 1 600 points lumineux en fibre optique. Les clients adorent, dit-on.

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