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S’évader au soleil cet hiver? Si c’est essentiel…

Par Alain McKenna
voyage-sud

Si l’évolution de la pandémie au Québec, aux États-Unis et ailleurs dans le monde exclut les déplacements non essentiels, elle n’empêche pas les Québécois de rêver à un séjour dans le Sud… ou même d’appeler leur agent de voyage. Mais attention de ne pas oublier vos précautions à la maison!

La décision du gouvernement du Québec de faire l’école à distance pour la première semaine de janvier crée la possibilité de s’évader pendant une semaine, puis de faire la quarantaine en famille, sans que les enfants soient pénalisés. Les premiers flocons tombés à la fin de novembre, de même que le prix des billets d’avion réduit à des niveaux quasi historiques ont pour leur part stimulé le désir de partir en quête d’un soleil plus chaud que le nôtre.

«On sent que l’hiver qui arrive éveille l’envie de partir en voyage», confirme Pierre-Olivier Fortin, porte-parole pour Voyages CAA Québec.

Ça ne signifie pas que vous pouvez baisser la garde… et le masque. À l’aéroport, dans la file d’attente à la sécurité puis à l’embarquement, et même dans l’avion, les risques d’être en contact avec le coronavirus sont accrus, malgré les mesures prises par les compagnies aériennes.

Vaut mieux rêver…

Officiellement, la frontière américaine demeure fermée, sauf pour les voyages jugés essentiels. Les agences recommandent donc de planifier un voyage… pour plus tard en 2021. «Les tarifs sont avantageux, mais les conditions d’annulation aussi, alors on peut réserver plusieurs mois d’avance», explique M. Fortin.

Les compagnies aériennes ont revu leurs politiques d’annulation pour être plus accommodantes. Il est généralement possible d’annuler un vol et d’obtenir un bon d’achat de valeur équivalente pour un vol ultérieur sans date d’expiration. C’est plus compliqué pour l’hébergement, car les conditions de remboursement varient d’un hôtel à l’autre.

Une question d’assurances

Si vous traversez les frontières pendant les fêtes ou plus tard cet hiver, il va sans dire que certaines mesures exceptionnelles doivent être respectées pour éviter les mauvaises surprises.

D’abord, votre assurance voyage doit être adaptée au contexte de la COVID-19. Ce ne sont pas tous les assureurs qui ont ajouté le coronavirus à leur police et, même s’ils l’ont fait, la couverture des frais médicaux peut être insuffisante pour absorber les coûts d’hospitalisation. Certaines destinations, comme le Costa Rica, imposent d’ailleurs une couverture minimale pour les frais médicaux.

Notez par ailleurs qu’une telle police ne couvre pas les annulations ou les interruptions causées par la COVID-19, qui est une situation connue, et donc pas un imprévu.

Restrictions sanitaires

Les grands voyageurs vous le diront: le meilleur moyen de se déplacer l’esprit en paix est de bien planifier son itinéraire. Un adage qui vaut son pesant d’or en temps de pandémie… Quelles sont les mesures sanitaires imposées au départ et à destination?

Les destinations soleil, comme le Mexique, Cuba ou la République dominicaine, n’imposent généralement pas de quarantaine, contrairement à l’Europe, mais certaines pourraient exiger que vous restiez dans les limites de votre hôtel pendant quelques jours. Certains pays demandent à voir le résultat négatif d’un test de dépistage passé quelques jours avant le départ, alors que d’autres vous feront passer un test à votre arrivée. Et presque tous vous feront remplir un formulaire sanitaire avant de vous laisser entrer. Renseignez-vous.

À destination, les restrictions sont généralement moins sévères qu’au Québec, notamment dans le sud des États-Unis et au Mexique. En Floride, par exemple, le masque est obligatoire dans les commerces, mais pas à la plage. Comme ici, les restrictions changent rapidement et sont imprévisibles. Il est recommandé d’être le plus vigilant possible pour vous protéger, mais aussi pour protéger la population locale. Certaines destinations soleil ont été beaucoup moins touchées par la pandémie de COVID-19 que le Québec.

Annulation de vols?

Certains services ou certains lieux pourraient devenir inaccessibles, comme les services consulaires canadiens. Même le vol de retour pourrait être annulé sans préavis, et ce, même s’il s’agit d’un vol nolisé, prévient le gouvernement du Canada. Ottawa ayant déjà annoncé qu’il n’y aura plus de vols de rapatriement, vous pourriez devoir étirer votre séjour à l’étranger plus longtemps que prévu.

Quarantaine obligatoire

Avant de remettre les pieds au pays, vous devez consulter le service en ligne ArriveCAN, sur votre sans-fil ou directement sur le site du gouvernement fédéral, une mesure obligatoire afin de transmettre au gouvernement canadien les renseignements sur votre voyage et vos plans une fois de retour au pays. Vous devrez ensuite vous isoler pendant 14 jours, sous peine, sinon, d’une amende très élevée.

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