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Fini les frais pour les actes médicaux en pharmacie

Par Catherine Crépeau
frais-pharmacie

Les patients qui consultent leur pharmacien pour des soins médicaux lorsque leur médecin de famille n’est pas disponible n’auront plus de frais à payer à compter du 25 janvier.

Depuis le début de la pandémie, de nombreux Québécois incapables de rencontrer leur médecin se sont tournés vers leur pharmacien pour se faire vacciner, obtenir un avis médical ou renouveler une ordonnance. La loi permet aux pharmaciens de dispenser ces services, mais aussi de prescrire certains traitements ou de les prolonger, quand un diagnostic a déjà été établi par un médecin. Seulement, pour l’instant, ces services ne sont pas gratuits lorsqu’ils sont donnés par un pharmacien, et non par un médecin.

En pharmacie, les patients doivent actuellement payer une franchise mensuelle de 21,75 $ et une coassurance équivalant à 37 % du reste de la facture, en plus des honoraires du pharmacien, qui varient de 15 à 20 $ par acte. Toutefois, comme certaines personnes ont besoin de traitements et de médicaments coûteux, le gouvernement a décrété que le montant maximal à payer ne peut dépasser 95 $ par mois.

Or, à partir du 25 janvier, les soins de santé dispensés en pharmacie seront offerts gratuitement à tous les Québécois, que ceux-ci soient assurés par le régime public ou par un régime privé. Cette annonce ne concerne cependant pas les frais liés à l’exécution d’ordonnances.

L’abolition de ces frais de franchise et de coassurance représente un investissement annuel de 17 millions de dollars, indique le communiqué émis par le ministre de la Santé et des Services sociaux.

Québec veut ainsi réduire la pression sur les soins de première ligne, dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Une annonce attendue

Les associations de pharmaciens réclamaient depuis longtemps l’abolition de ces frais afin de favoriser l’accès aux soins de santé. Elles jugeaient la mesure d’autant plus importante en temps de pandémie, alors que les médecins sont très sollicités. Cet automne, Québec avait accepté de le faire pour le vaccin contre la grippe afin d’encourager les gens à le demander à leur pharmacien.

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  • Par JP ROBIDOUX
    21 Décembre 2020

    Je trouve que cette mesure vient réparer une iniquité dans notre système de santé. Ainsi, contrairement à un article alarmiste paru dans PV, les personnes qui ont recours a de tels services d'un pharmacien, ne se rendront pas à payer 1,200$ par année.