Par Stéphane Gagné Mise à jour : 02 décembre 2013

Les cadeaux ne sont pas encore déballés, et déjà on se demande comment on se débarrassera du sapin de Noël. Un conseil: vérifiez si votre municipalité les récupère pour en faire un usage écolo.

Photo: Shutterstock

Les sapins, ça ne sert pas uniquement à égayer nos maisons durant le temps des fêtes. Une fois les festivités passées, plusieurs municipalités les collectent ou invitent les citoyens à les apporter à des lieux de dépôt afin qu’ils soient transformés en copeaux, en compost, en paillis ou utilisés comme haies brise-vent. Certains d’entre eux sont même transformés en huiles essentielles!

Avant d'abandonner votre sapin, prenez soin de bien le dégarnir de toutes ses décorations: boules de Noël, glaçons, crochets, etc. «Chaque année, nous en rappelons l’importance, car un sapin mal dépouillé peut rendre impossible son recyclage», affirme Erwanne Plisson, conseillère en communications et relations médias à Recyc-Québec.

En effet, les glaçons artificiels, souvent laissés aux branches par négligence ou par paresse, entraînent un véritable problème de contamination et ont ainsi causé bien des maux de tête aux récupérateurs de la Ville de Québec. Au point que celle-ci ne fait plus la collecte des sapins de porte en porte depuis janvier 2011. «Nous en avions donc fait du paillis, mais la matière était transportée à l’extérieur de la région, ce qui n’était pas très écologique. Désormais, les arbres sont récupérés aux écocentres, et ce sont les citoyens qui doivent les y apporter», explique Carine Loranger, de la Ville de Québec. Le hic, c’est que cette façon de faire diminue de façon importante le nombre d’arbres qui sont récupérés.

Votre sapin transformé en brise-vent

Ailleurs dans la province, plusieurs municipalités ont mis sur pied leurs propres procédés de récupération. À Trois-Rivières, c’est aussi le dépôt volontaire aux écocentres. À Saint-Jean-sur-Richelieu, les citoyens sont invités à déposer leur sapin dans 24 sites disséminés dans la ville, incluant deux écocentres et plusieurs parcs.

À la Ville de Montréal, on effectue la collecte de porte en porte depuis le début des années 1990. «Quelque 20 000 sapins sont ainsi récupérés chaque année, dit Valérie De Gagné, de la Ville de Montréal. Ils sont utilisés comme haies brise-vent autour des patinoires. Les sapins sont aussi transformés en copeaux pour être ensuite brûlés à la centrale thermique du Centre environnemental Saint-Michel afin de produire de l’électricité.» Plusieurs municipalités récupèrent les sapins afin d'en faire du compost ou de le réutiliser autrement, notamment Laval, Sherbrooke, Longueuil et Salaberry-de-Valleyfield.

Transformez-le!

Vous habitez en milieu rural ou dans une municipalité qui n’offre pas de lieux de cueillette ou de collecte de porte en porte? L’Association des producteurs de sapins de Noël du Québec propose différentes avenues, par exemple utiliser une déchiqueteuse pour transformer l’arbre en paillis, le placer dehors afin que les oiseaux viennent s’y abriter ou le couper pour en faire du bois de chauffage.

Écologique, le sapin naturel?

Sans être d’une pureté absolue, le sapin naturel déclasse, et de loin, son vis-à-vis artificiel. En 2009, la firme Ellipsos a analysé la culture et le transport du sapin naturel ainsi que la fabrication et le transport – de Chine jusqu’aux lieux d’utilisation – du sapin artificiel. Les résultats démontrent que l’arbre naturel génère 3,1 kg de gaz à effet de serre par année tandis qu'un arbre artificiel en produit 8,1 kg. Pour que le sapin artificiel soit plus écologique que la version naturelle, il faudrait qu’on l’utilise pendant 20 ans… ce qui est loin de la moyenne actuelle d’à peine six ans!

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