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Par Nathalie Côté Mise en ligne : 11 août 2016  |  Magazine : septembre 2016

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Votre maison est étanche et bien isolée ? Certes, vos factures de chauffage diminueront... mais l’air vicié restera coincé à l’intérieur de votre demeure. Pour remédier à la situation, peut-être devriez-vous songer à faire installer un échangeur d’air. Voici comment le choisir.

Plus une maison est étanche, plus le confort de ses occupants augmente, et plus leurs factures de chauffage diminuent. Le hic, c’est que l’air vicié reste coincé à l’intérieur, et qu’il faut l’expulser puis le remplacer par de l’air frais. C’est pourquoi, depuis 2012, le Code national du bâtiment exige que les résidences qui sont agrandies de 50 % et plus soient dotées d’un échangeur d’air récupérateur de chaleur. Cette exigence vaut également pour les bâtiments résidentiels neufs de moins de 600 m2 (6 458 pi2) et de trois étages ou moins.

Comment ça fonctionne ?

Grâce à une série de conduits, l’échangeur d’air récupérateur de chaleur envoie l’air vicié à l’extérieur de la maison et y fait entrer de l’air frais qu’il réchauffe au passage. « Le noyau de cet appareil est composé d’un matériau conducteur de chaleur », explique Guy Blouin, enseignant en technologie de la mécanique du bâtiment au Cégep Limoilou. L’air chaud expulsé par l’échangeur chauffe le noyau, qui réchauffe à son tour l’air entrant avant qu’il ne soit distribué dans la maison. L’air sain n’est jamais mélangé à l’air vicié.

La plupart des résidences construites avant 1990 bénéficient d’une aération naturelle du fait qu’elles sont moins étanches que les maisons neuves. Si vous rénovez une maison qui date d’avant 1990 dans le but de la rendre plus efficace sur le plan écoénergétique – vous changez les fenêtres, par exemple, ou améliorez l’isolation –, un échangeur d’air pourrait alors assurer une bonne qualité de l’air intérieur. Rien dans la loi ne vous oblige à en installer un, mais si vous ne le faites pas, vous risquez notamment d’avoir de la condensation dans vos fenêtres ou même de la moisissure. Un échangeur d’air chasse aussi de la maison les polluants comme la fumée de cigarette, les virus et bactéries, ainsi que le formaldéhyde qui s’échappe de certains matériaux et meubles, explique Jean-Marc Leclerc, conseiller scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec.

« Vous pouvez faire réaliser un test d’étanchéité dans le cadre du programme Rénoclimat, explique Julien Dutel, conseiller en efficacité énergétique au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Le rapport indiquera s’il est nécessaire d’installer un appareil ou non. » Le test coûte 150 $ (plus taxes) pour une maison individuelle s’il est réalisé à l’intérieur du programme. Dans le cas où l’achat d’un échangeur d’air s’avère souhaitable, vous pourriez recevoir une aide financière de 490 $, en plus de bénéficier du crédit d’impôt RénoVert.

Voici des pistes pour choisir l’appareil qui convient le mieux à votre demeure, ainsi que quelques conseils pour une installation adéquate et un bon entretien.

Quel appareil choisir?

Le Code national du bâtiment permet deux types d’échangeurs d’air dans les maisons neuves. Les experts recommandent aussi ces modèles pour les maisons rénovées.

1. Le ventilateur récupérateur de chaleur (VRC)

C’est l’appareil le plus répandu sur le marché. Il est plus écoénergétique que l’échangeur d’air traditionnel (sans récupération de chaleur), aujourd’hui interdit dans les maisons neuves. L’air sortant permet de réchauffer en partie l’air entrant, sans qu’il y ait mélange des deux.

Le VRC a le défaut d’assécher l’air, puisqu’il expulse l’humidité en même temps que l’air vicié. « [Si vous avez] la gorge et le nez secs, il faut moins l’utiliser », conseille Dominic Blanchette, directeur mondial de l’ingénierie et de la qualité d’air intérieur chez Venmar Ventilation, un fabricant d’appareils de ventilation. Faites-le fonctionner de façon intermittente afin de maintenir un taux d’humidité confortable, entre 30 et 50 %.

Vous devez installer l’appareil près d’un tuyau d’évacuation d’eau – celui de la laveuse, par exemple –, car le VRC possède un drain servant à évacuer l’eau de condensation.

Les appareils se vendent de 700 à 2 000 $ (taxes et installation non comprises), un prix qui varie notamment en fonction de la puissance requise. Vous les trouverez dans les quincailleries et les magasins spécialisés.

Le noyau de cet échangeur d’air (cube noir à droite) ne récupère que la chaleur dans l’air.

2. Le ventilateur récupérateur d’énergie (VRE)

Le VRE fonctionne sur le même principe que le VRC, mais il est plus efficace parce que son noyau récupère l’humidité dans l’air en plus de la chaleur. « [Il contrôle mieux le] taux d’humidité dans la maison. L’air ambiant est plus confortable, été comme hiver », résume Henri Bouchard, directeur du service technique à la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ).

Quant à l’endroit où l’installer, vous aurez plus de flexibilité qu’avec un VRC, parce qu’il ne demande pas l’emploi d’un drain.

Les appareils les moins chers se vendent à partir de 1 200 $ environ, dans des magasins spécialisés. Les VRE ne sont pas vendus dans les quincailleries.

Le noyau de cet échangeur d’air (cube blanc à droite) récupère la chaleur et l’humidité dans l’air.

Les caractéristiques à considérer

Que vous optiez pour un VRC ou un VRE, voici les critères à prendre en compte :

La capacité de l’appareil

Calculez d’abord le taux de renouvellement de l’air nécessaire pour votre résidence. Le Code national du bâtiment indique d’additionner les données suivantes :

  • Chambre principale et sous-sol : 10 litres par seconde pour chacune de ces pièces
  • Autres pièces : 5 litres par seconde chacune.

Dans une maison qui compte trois chambres à coucher (dont une principale), une cuisine, une salle à manger, un salon, une salle de bains et un sous-sol, le taux minimal de renouvellement de l’air devrait donc être de 50 litres par seconde.

De plus, pour les bâtiments neufs, le Code exige un taux de récupération de la chaleur de l’air d’au moins 54 % à -25 ºC. Concrètement, plus ce pourcentage est élevé, moins l’air entrant a besoin d’être chauffé dans l’appareil, ce qui aura un effet positif sur votre facture de chauffage. Attention cependant : dans leurs publicités, certains fabricants indiquent des pourcentages plus importants, mais ceux-ci se rapportent à une température plus élevée, soit à 0 °C. Assurez-vous donc de comparer des données de même type. « L’idéal, c’est de choisir un appareil homologué Energy Star, une certification qui assure une haute efficacité énergétique », conseille Henri Bouchard.

Les filtres

Le type de filtre varie d’un appareil à l’autre ; informez-vous auprès du vendeur ou du fabricant avant d’acheter.

  • Le filtre mousse. Ce modèle est le moins performant, car il ne retient que les plus grosses poussières. Lavable, il est normalement fourni avec l’appareil et dure quelques années.
  • L’ensemble HEPA (high efficiency particulate air). Il s’agit du plus performant : il retient la presque totalité des particules en suspension dans l’air. Comme il restreint le débit d’air, il ne convient qu’à des appareils pourvus d’un moteur puissant.

Ce système de filtration comporte trois parties : un filtre en mousse lavable, un préfiltre (à remplacer tous les six mois) et le filtre HEPA lui-même (à changer annuellement). L’ensemble vous coûtera de 100 à 150 $ par an.

« Si aucun des occupants [ne souffre de maladies pulmonaires comme l’asthme ou n’a d’allergies sévères au pollen ou aux animaux], ça ne vaut pas la peine de payer pour ça », affirme Guy Blouin. À moins d’habiter dans un milieu plutôt pollué, près d’une autoroute par exemple.

  • Les filtres lavables et les filtres jetables. Faits de divers matériaux – comme du po­lyes­ter imprégné de charbon activé ou une matière synthétique renforcée de coton –, ces filtres sont plus performants que les modèles en mousse, mais moins que les ensembles HEPA.

Les modèles lavables sont habituellement fournis avec l’appareil. Les filtres jetables, eux, coûtent de 10 à 20 $ chacun et il faut les changer chaque saison. « La plupart des appareils en demandent deux », précise Jean-Philippe Harvey, copropriétaire de Filtre Plus, une entreprise spécialisée en climatisation et ventilation.

L’indicateur MERV (Minimum Efficiency Reporting Value) est un chiffre entre 1 et 20 précisant la performance de ces filtres. Pour une maison, la valeur la plus élevée possible est 17.

La garantie

Les modèles d’entrée de gamme sont généralement garantis un an ou deux pour les pièces. Certains appareils plus chers ont une garantie allant de cinq à sept ans sur les pièces, ainsi qu’une garantie à vie sur le noyau. « Bien entretenu et bien installé, un échangeur d’air peut fonctionner une vingtaine d’années », assure Sylvain Arel, président de FixAC, un détaillant d’appareils de ventilation. « Il risque davantage d’être déclassé par des appareils plus performants que de se mettre à mal fonctionner ! »

« Vous pouvez faire réaliser un test d’étanchéité de votre domicile dans le cadre du programme Rénoclimat. Le rapport indiquera s’il est nécessaire ou non d’installer un appareil. » 
Julien Dutel, conseiller en efficacité énergétique au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles

Installation : comment faire

La qualité de l’installation peut faire une différence considérable dans l’efficacité du système. Pour optimiser la performance de l’appareil, faites-le installer par un professionnel.  

Certains détaillants spécialisés vous proposeront les services de leur propre installateur. Avant d’accepter, vérifiez si cette personne est titulaire d’une licence de la Régie du bâtiment et si d’anciens clients se sont plaints d’elle à l’Office de la protection du consommateur. 

À noter : si l’échangeur d’air doit être raccordé au système électrique de votre domicile, seul un électricien est apte à réaliser ces travaux.

« Lors de l’installation, choisissez des conduits rigides, même s’ils sont plus chers que les flexibles, car ces derniers engendrent des pertes de pression importantes. »
Guy Blouin, enseignant en technologie de la mécanique du bâtiment au Cégep Limoilou

Où installer l’appareil ?

Optez pour un endroit accessible, afin de faciliter l’entretien de l’échangeur. « [Le meilleur emplacement] est souvent [là] où se trouve la chaudière, lorsqu’il y en a une », note Guy Blouin. Dans le cas d’un VRC, il faut aussi penser à la manière d’évacuer l’eau du drain.

Même si les échangeurs sont peu bruyants, mieux vaut éviter les garde-robes des chambres. L’installation est interdite dans le garage (des polluants pourraient entrer dans la maison) ainsi que dans le comble (entretoit) (la condensation pourrait geler dans l’appareil).

Les conduits

De nombreux tuyaux sont nécessaires : certains, qu’on pose habituellement dans la cuisine et les salles de bains, évacuent l’air vicié, alors que d’autres diffusent l’air frais. Enfin, deux conduits permettent l’entrée de l’air vers l’intérieur, puis sa sortie vers l’extérieur. Dans une maison neuve, on les installe avant de fermer murs et plafonds. Dans une maison existante, l’entrepreneur les fera passer par les garde-robes, par exemple, pour éviter d’ouvrir les murs.

Optez pour des conduits rigides, même s’ils sont plus chers que les flexibles. Ces derniers engendrent des pertes de pression importantes, selon Guy Blouin. Réservez-les aux entrées et sorties d’air extérieures seulement, et choisissez-les isolés et équipés de coupe-vapeur.

Si votre budget ou le design de la maison vous oblige à choisir des tuyaux flexibles, demandez à l’installateur de les étirer, de les placer aussi droit que possible et d’éviter de les écraser en faisant des angles trop prononcés. Cela optimisera leur rendement.

Après l’installation, l’entrepreneur doit aussi s’assurer que le système est équilibré, c’est-à-dire qu’il évacue autant d’air qu’il en laisse entrer.

10 à 50 Litres d’humidité sont produits quotidiennement dans une maison. Source : Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Combien ça coûte?

Le prix de l’installation varie grandement selon le nombre de bouches d’aération et le type de conduits utilisés. Mettre en place des conduits rigides peut coûter jusqu’à deux fois plus cher que d’installer des conduits flexibles, surtout « dans une maison existante où il faut passer par le comble et faire souffler de l’uréthane pour isoler ; [dans un bungalow moyen,] ça peut coûter plus de 4 000 $ », dit Jean-Philippe Harvey, copropriétaire de Filtre Plus, une entreprise spécialisée en climatisation et ventilation.

Voici un exemple de coûts (avant taxes) liés à l’installation d’un échangeur d’air dans un bungalow de huit pièces.

VRC

VRE

Prix de l’appareil

1 200 $ 

1 400 $ 

Installation de conduits flexibles

1 500 à 2 000 $

1 500 à 2 000 $

Installation de conduits rigides

3 000 à 4 000 $

3 000 à 4 000 $

Entretien par une entreprise spécialisée (tous les 3 à 5 ans)

425 $

425 $

7 conseils pour un entretien efficace

Un échangeur d’air demande un entretien régulier pour fonctionner de façon optimale. Comment procéder ?

«Des études montrent que le coût énergétique des appareils de ventilation peut grimper de 7 à 40 % à cause de l’encrassement », signale Nicolas Charland, propriétaire de Nouvel Air, une entreprise spécialisée en nettoyage de conduits, et coordonnateur québécois de la National Air Duct Cleaners Association (NADCA).

Voici quelques tâches importantes à effectuer. Notez que chaque échangeur d’air a ses particularités. Reportez-vous au guide d’utilisation de l’appareil pour les détails.

1. Nettoyez les filtres lavables (tous les mois) à l’aide d’un aspirateur puis avec de l’eau et du savon. Si vous optez pour des filtres jetables ou des filtres HEPA, remplacez-les selon la recommandation du fabricant (tous les 3, 6 ou 12 mois généralement).

2. Dégagez les entrées et sorties d’air extérieures (à l’automne et à l’hiver), car de l’herbe, des feuilles ou de la neige peuvent les obstruer.

3. Nettoyez le noyau de l’appareil (1 ou 2 fois par an) avec un aspirateur et de l’eau. « Plusieurs peuvent être lavés au lave-vaisselle, mais pas tous. Mieux vaut vérifier dans le guide d’utilisation », note Guy Blouin.

4. Nettoyez le bac à condensat et le drain (2 fois par an). Versez de deux à trois litres d’eau tiède à l’intérieur du bac. Vous pouvez aussi enlever le tuyau du drain pour le nettoyer. Lorsque vous le replacez, assurez-vous qu’il forme une boucle ou un S. De l’eau s’y accumulera et empêchera les odeurs de remonter dans l’appareil.

5. Faites l’entretien du ventilateur (1 ou 2 fois par an). Consultez le guide d’utilisation de votre appareil pour vérifier si vous devez lubrifier le ventilateur. Passez l’aspirateur sur les pales.

6. Nettoyez les bouches d’aération dans les différentes pièces de la maison (au besoin). Passez-y l’aspirateur. Utilisez de l’eau et du savon si elles sont graisseuses.

7. Faites nettoyer les conduits (tous les 3 à 5 ans). Engagez une entreprise spécialisée en nettoyage de conduits de ventilation. Vous devez savoir cependant que le travail de leurs techniciens n’est pas encadré par la Régie du bâtiment. Une trentaine d’entreprises sont toutefois certifiées par la NADCA, qui les forme aux meilleures pratiques de l’industrie, mais n’inspecte pas leur travail.

« La méthode SFP [succion, friction, pulsion] permet de nettoyer les conduits flexibles ou rigides sans les abîmer », explique Marie-Claude Côté, copropriétaire du Centre de ventilation NCV. D’autres méthodes, comme l’emploi de brosses rotatives, peuvent aussi être utilisées.

Si le technicien veut pulvériser un désinfectant dans les conduits, demandez-lui s’il a vu de la contamination, comme des moisissures. « [Sinon,] ce n’est pas utile et le produit pourrait même poser problème pour la santé des occupants », dit Jean-Marc Leclerc.

Le prix de ce service varie en fonction de la complexité du système. Vous paierez environ 300 $ pour trois bouches de ventilation ou moins, et de 20 à 25 $ par bouche supplémentaire.

Ressources utiles

Plaintes contre une entreprise à l’Office de la protection du consommateur
www.opc.gouv.qc.ca

Publications sur l’efficacité énergétique: Ventilateurs-récupérateurs de chaleur – Ressources naturelles Canada 
www.nrcan.gc.ca (pdf)

L’entretien d’un ventilateur récupérateur de chaleur – Société canadienne d’hypothèques et de logement
www.cmhc-schl.gc.ca

Registre des détenteurs de licence – Régie du bâtiment du Québec
www.rbq.gouv.qc.ca

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Maison

Commentaires 1 Masquer

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  • Par ghislain Ladouceur | 28 mars 2017

    Bonjour,
    J'aimerais savoir quelles sont les normes pour ce type d'appareils, en ce sens qu'il y a un échangeur d'air dans la maison, achetée neuve en 2012. Toutefois, l'hiver, si plus de 2 personnes dans la maison ou si nous cuisinons un peu, il arrive rapidement que les fenêtres s'embuent. Je crois qu'il n'y a qu'une trappe d'apport d'air au rez-de-chaussé; ce n'est pas forcément grand, mais il y a quand même cuisine, salon, 2 chambres et une sale de bain ?
    De plus après vérification sur le type d'appareil sur internet, il semble que ce soit un bon appareil pour un condo; hors nous avons un maison, soit un rez-de-chaussé avec un sous-sol. Je me demande alors si l'appareil est asse zpuissant. Encore là, y-a-t-il des normes applicables ?
    Merci
    Ghislain

    journalist Par Céline Montpetit de Protégez-Vous | 03 avril 2017

    Bonjour Monsieur Ladouceur,

    Pour savoir si votre échangeur est suffisamment puissant il vous faudra calculer le taux de renouvellement de l’air requis pour votre maison (voir l’exemple dans l’article) et comparer avec la capacité de votre appareil.