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Conseils pour acheter une piscine et l'entretenir

Par Mise en ligne : 30 avril 2012

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L’achat d’une piscine, du matériel connexe et des produits d’entretien représente un investissement important. Voici quelques conseils pour profiter au maximum de votre acquisition.

Cet article a initialement été publié dans notre guide pratique de l'aménagement extérieur. Pour consulter la liste des guides que vous pouvez vous procurer, consultez notre boutique en ligne.

Trop de gens décident de s’acheter une piscine sur un coup de tête dès l’apparition de la première canicule et sont ensuite déçus : retards de livraison, mauvaise installation, coût prohibitif par rapport à celui projeté… Voici quelques conseils qui vous aideront à planifier votre achat.

Pour que tous les membres de votre famille et vos invités puissent tirer avantage de la piscine, vous devez d’abord établir quelles activités y seront pratiquées. Généralement, pour les enfants, la piscine est un terrain de jeu avec glissoire et tremplin, alors que les parents y voient souvent un lieu de détente où se rafraîchir et faire à l’occasion quelques exercices pour se garder en forme. Si les activités des premiers exigent que la piscine ait une certaine profondeur pour éviter les accidents, un bassin moins creux suffira généralement aux seconds. Selon les dimensions de votre terrain et votre budget, il y a fort à parier que le choix final résultera d’un compromis.

Avant de choisir le modèle de piscine qui vous convient le mieux, vous devez déterminer son emplacement, en tenant compte à la fois de votre aménagement paysager et des contraintes réglementaires imposées par votre municipalité. Considérez alors les points suivants :

  • L’emplacement par rapport à la maison, à la terrasse et aux arbres matures. Souhaitez-vous avoir accès rapidement à la piscine en sortant de la maison ou voulez-vous créer une zone de baignade à part sur votre terrain ? La proximité d’arbres arrivés à maturité, et particulièrement d’espèces comme le pin ou le saule pleureur, qui exsudent de la sève, non seulement créera des zones d’ombre mais augmentera sensiblement le travail d’entretien. Sans compter que vous devrez aussi composer avec des racines parfois imposantes.
  • L’ensoleillement de votre cour. Sachez profiter au maximum du chauffage naturel du bassin par le soleil.
  • Les vents dominants. Si votre piscine y est exposée, ces vents auront tendance à en refroidir l’eau et à vous faire frissonner lorsque vous en sortirez.
  • Les appareils de filtration, de chauffage et de traitement de l’eau. Il faut tenir compte de leur emplacement : à l’extérieur, dans le garage, dans le sous-sol, dans le cabanon existant ou futur. La distance à laquelle se retrouveront les appareils des services (eau, égouts et électricité) peut facilement faire grimper votre coût d’installation de 1 000 à 3 000 $. Pensez aussi à tenir compte de la fosse septique, des fils d’Hydro-Québec et de Bell, etc.

Le budget

Lorsque vous ferez votre budget d’achat d’une piscine, vous devrez bien sûr tenir compte du prix de la piscine elle-même, mais aussi des travaux nécessaires à son installation, le cas échéant, des frais pour la clôturer, de l’augmentation probable de vos taxes municipales, des frais d’entretien du bassin et du matériel et éventuellement de ceux occasionnés par le chauffage de l’eau.

Lors de la planification de votre budget piscine, prévoyez les dépenses suivantes:

- Main-d’œuvre pour l’installation de la piscine (si non prévue dans le contrat d’achat).
- Excavation du terrain pour la piscine ou pour un réaménagement important de votre terrain (à partir de 80 $ de l’heure).
- Réfection de votre aménagement paysager. Le coût dépendra des travaux. De 5 000 $ pour un aménagement de type jardin de ville avec petite terrasse jusqu’à 100 000 $ pour un grand terrain comptant notamment une piscine creusée et un système d’irrigation.
- Fournitures et raccordements électriques avec disjoncteur de fuite à la terre (de 300 à 1 500 $)
- Accès à la piscine hors terre (échelle ou escalier). Environ 200 $ pour une échelle sécuritaire.
- Clôture pour en limiter l’accès (en fonction du Règlement sur la sécurité des piscines résidentielles et des normes applicables sur le territoire de votre municipalité).
- Augmentation probable des taxes municipales et des primes d’assurance.
- Entretien du bassin : nécessaire servant à vérifier la qualité de l’eau et les produits pour la traiter (chlore, sel ou autres), aspirateur manuel ou robot, équipement de sécurité, etc.
- Entretien et remplacement des filtres et de tous les composants mécaniques.
- Chauffage de l’eau. Le coût variera selon qu’il s’agit d’un chauffage ponctuel ou d’un maintien de température et selon le type d’équipement choisi (à partir de 500 $ et pouvant dépasser les 3 000 $ par année selon les dimensions de la piscine).

Sécurité

Avant d’acheter une piscine, vous devez vous présenter au service d’urbanisme de votre municipalité avec votre certificat de localisation afin d’obtenir les autorisations requises. Profitez-en pour vérifier la réglementation en vigueur ainsi que celle dont l’adoption est projetée. En effet, étant donné la multiplication du nombre de piscines ces dernières années, le gouvernement du Québec et les municipalités modifient régulièrement les règles les concernant, notamment en matière de sécurité et d’impact environnemental.

Notez que le gouvernement fixe les règles générales en matière de sécurité, mais que les municipalités peuvent en adopter de plus sévères. Parmi les exigences minimales figure généralement l’obligation, si le périmètre de votre cour n’est pas entièrement clôturé, de limiter l’accès à votre piscine en érigeant autour une clôture munie d’une barrière avec serrure automatique.

Depuis le 22 juillet 2010, tous les nouveaux propriétaires de piscine doivent se conformer au Règlement sur la sécurité des piscines résidentielles. Beaucoup de Québécois possédaient déjà une piscine avant l’entrée en vigueur de ce règlement. Ils n’ont pas l’obligation de se conformer à ces nouvelles exigences. Néanmoins, quand on sait qu’un enfant peut se noyer en aussi peu de temps que de 15 à 20 secondes, la vigilance et la prévention sont plus que jamais de mise. Selon la Société de sauvetage, les accidents se produisent le plus souvent parce que l’enfant est parvenu à atteindre la piscine en raison de trois défauts majeurs de l’aménagement :

  • L’accès direct à la piscine à partir d’une terrasse ou d’une promenade rattachée à la maison ;
  • La présence d’une clôture, mais l’absence ou la défectuosité d’un mécanisme de fermeture et de verrouillage automatique de la barrière ;
  • L’accès à la piscine à partir d’une échelle amovible n‘ayant pas été retirée après la baignade.

La réglementation en vigueur pour les nouvelles piscines

  • Une enceinte d’au moins 1,2 m de hauteur doit entourer la piscine afin d’empêcher qu’un enfant y accède directement. Fait important : les haies et les arbustes ne sont pas considérés comme des enceintes.
  • Pour empêcher qu’un enfant passe entre les barreaux, les ouvertures doivent mesurer moins de 10 cm. Aucun élément de fixation ne doit faciliter la tâche à un bambin qui voudrait escalader la clôture.
  • Les portes de l’enceinte doivent être munies d’un système de fermeture et de verrouillage automatiques.
  • Les piscines hors terre (à partir de 1,2 m de hauteur) et les piscines démontables (à partir de 1,4 m de hauteur) n’ont pas à être entourées d’une clôture si leur accès se fait au moyen d’une échelle dont la portière de sécurité se referme et se verrouille automatiquement. Même chose si l’accès se fait au moyen d’une échelle ou d’une plateforme protégée par une enceinte, ou si la piscine est rattachée à la résidence par une terrasse dont la partie ouvrant sur la piscine est protégée par une enceinte.
  • Afin d’empêcher qu’un enfant grimpe pour accéder à la piscine, les appareils nécessaires à son fonctionnement doivent être installés à plus d’un mètre de la piscine ou, selon le cas, de l’enceinte. Les appareils peuvent toutefois être installés à moins d’un mètre s’ils sont clôturés ou installés sous une plateforme (un deck).
  • Les piscines creusées ou semi-creusées doivent être munies d’une échelle ou d’un escalier permettant d’entrer dans l’eau et d’en sortir.
  • Un permis délivré par la municipalité est nécessaire pour construire, installer ou remplacer une piscine. Même chose si on désire ériger une construction qui donne accès à l’eau ou l’empêche.
  • Les personnes qui contreviennent au règlement sont passibles d’une amende variant de 500 à 700 $, pouvant aller jusqu’à 1 000 $ en cas de récidive.

>> À lire aussi: Aménager sa piscine de façon sécuritaire

Piscine hors terre (avantages et inconvénients)

La piscine hors terre occupe toujours une part prépondérante des ventes au Québec. Cela s’explique notamment par son coût abordable et sa relative facilité d’installation. Les modèles les plus vendus sont en acier ou en résine et sont offerts dans des dimensions de 15, de 18 et de 21 pieds (4,5, 5,5 et 6,4 m) de diamètre pour des hauteurs allant de 48 à 54 pouces (de 1,2 à 1,4 m environ). Retenez que plus un modèle est haut et large, plus il paraîtra imposant dans son environnement.

L’acier demeure le matériau le plus économique. Il a l’avantage d’être le plus rigide et le plus résistant, mais il rouillera facilement si vous n’y appliquez pas un produit de finition pour le protéger. Vous pouvez aussi choisir une piscine en acier galvanisé recouvert de résine (hybride), avec lequel, à moins qu’il soit endommagé, vous êtes sûr de ne pas avoir de problème de rouille. La résine, pour sa part, offre notamment la possibilité de jouer un peu avec la forme de la piscine. Elle permet aussi un traitement de l’eau au sel, ce qui n’est pas le cas avec l’acier. Enfin, si l’aspect esthétique de votre piscine et son intégration à votre aménagement extérieur vous importent, sachez que certains fabricants offrent aussi des modèles en bois, le plus souvent en pin jaune, en pin torréfié ou en cèdre. Ces modèles exigent cependant un entretien régulier. Vous devrez en effet y appliquer périodiquement (aux deux ans environ) des produits de protection pour éviter que le bois grisonne et pour le protéger contre un pourrissement prématuré.

La piscine hors terre se caractérise aussi par le fait qu’elle possède peu de composants. Elle est simplement constituée d’un mur, de montants extérieurs, d’une bordure, d’une toile et d’un système de filtration. Cela dit, pour que votre piscine dure des années, chacun de ces éléments doit être solide et d’excellente qualité. La structure de votre piscine doit bien sûr pouvoir contenir l’eau du bassin, mais aussi résister aux fortes pressions exercées par la neige l’hiver.

L’élément le plus vulnérable d’une piscine hors terre est sa toile. Les toiles sur le marché mesurent pour la plupart 20 millièmes de pouce d’épaisseur (0,5 mm). Notez cependant que ce n’est pas tant l’épaisseur d’une toile que son élasticité qui importe. Plus cette dernière sera grande, plus la toile résistera longtemps aux fortes pressions qui y sont exercées par le jeu du gel et du dégel. Pour en évaluer la qualité et la solidité, tenez compte de la durée de la garantie offerte par le fabricant ainsi que des conseils de votre piscinier. Il est néanmoins probable que vous deviez la remplacer après une dizaine d’années, une facture de 250 à 750 $, à quoi s’ajouteront les frais d’installation.

Les piscines hors terre de forme ovale, plus coûteuses, ont un aspect moins massif et s’intègrent mieux à certains aménagements paysagers. Les équerres latérales dont elles étaient dotées autrefois pour supporter la pression de l’eau, encombrantes et peu esthétiques, ont été remplacées par un système de renforcement souterrain. Notez que ce dernier doit être parfaitement installé car il serait coûteux de le modifier par la suite, d’où l’importance de vous assurer dès le départ que votre installateur possède toutes les connaissances requises. À défaut de renforcement souterrain, prévoyez un espace d’environ 75 cm (30 po) de chaque côté de la piscine, dégagement nécessaire pour les renforts latéraux.

Les montants servent à absorber la pression latérale exercée sur la structure de la piscine lors du gel et du dégel du sol. Leur largeur, généralement de 6 ou de 8 po (15 ou 20 cm environ), influe peu sur leur robustesse et est davantage question d’esthétique. Les bordures, quant à elles, sont offertes en différentes largeurs. Plus elles sont larges, plus elles sont confortables lorsqu’on s’y appuie. Montants et bordures sont offerts en acier ou en résine de synthèse. L’acier est aussi résistant que la résine mais il nécessite davantage d’entretien que la résine, qui a l’avantage de ne pas s’écailler ni se décolorer.

Votre système de filtration devrait idéalement être assez puissant pour pouvoir faire fonctionner aussi les drains de fond et un robot aspirateur. Cela dit, pour réduire votre facture d’électricité, choisissez un modèle qui permet de varier la vitesse de filtration, de manière à pouvoir le faire fonctionner à basse vitesse la nuit. Toutefois, à vitesse inférieure, le débit peut s’avérer insuffisant si vous utilisez une thermopompe comme source de chauffage. Prenez le temps de bien valider le débit minimal requis pour le bon fonctionnement des appareils périphériques et d’appoint.

Pour les piscines résidentielles, le filtre à sable demeure le plus répandu. C’est un filtre en forme de réservoir où l’eau circule dans un sable spécial à haut rendement, généralement connu sous le nom de « sable siliceux », qui en filtre les impuretés. Ce type de filtre n’est pas le plus efficace mais il est simple d’utilisation et facile à nettoyer par lavage à contre-courant (backwash). Le sable doit généralement être inspecté tous les deux ans, et remplacé au besoin, selon la quantité nécessaire et la qualité du sable, ce qui coûte de 50 à 150 $. Certains prennent simplement l’habitude de le remplacer aux cinq ans. Le verre recyclé et la zéolite s’avèrent aussi des matières de filtration à considérer en remplacement du sable. Ils offrent des propriétés et des performances supérieures au sable, mais ils sont aussi plus chers.

Vous trouverez aussi sur le marché des filtres à cartouche. L’eau y circule dans un composant poreux plissé ou un sac servant à capter les particules indésirables. La cartouche peut être retirée et nettoyée avec un boyau d’arrosage et occasionnellement avec des produits chimiques recommandés par le fabricant. Plus efficaces que le sable, les cartouches peuvent facilement durer cinq ans. Elles coûtent de 150 à 600 $.

Le filtre de diatomite, plus communément appelé filtre à terre diatomée, est réapparu récemment. Il est fait d’une poudre poreuse possédant des ouvertures microscopiques où l’eau pure peut circuler mais pas les particules, même microscopiques. La terre diatomée est peu coûteuse, mais le filtre exige une dépense initiale de 500 à 1 000 $. De plus, ce procédé de filtration requiert beaucoup de manutention, et l’inhalation de ses poussières peut engendrer des problèmes aux poumons (silicose). Par ailleurs, les résidus de terre diatomée sont toxiques pour les cours d’eau et risquent d’obstruer les égouts, avec les coûts et inconvénients que cela représente. Le filtre à cartouche s’avère un choix plus sécuritaire et plus écologique.

À noter. En optant pour un modèle de piscine hors terre doté de drains de fond qui aspireront une quantité appréciable de déchets, vous utiliserez votre aspirateur moins souvent. De même, comme les drains faciliteront la circulation de l’eau, celle-ci demeurera à une température plus constante.

Piscine creusée  (avantages et inconvénients)

Une piscine creusée exige au départ que vous disposiez de beaucoup d’espace – ou que vous lui consacriez la majeure partie de votre aménagement paysager. Autre élément non négligeable : elle exige que vous soyez en mesure d’effectuer un investissement majeur, souvent de 30 000 $ et plus.

Vous devrez en effet modifier considérablement votre terrain pour l’accueillir : creuser, installer la piscine, aménager son contour (dont installer le trottoir obligatoire pour certains modèles), refaire l’aménagement paysager et clôturer la cour ou le contour immédiat de la piscine. C’est la piscine creusée qui aura le plus d’impact sur l’évaluation de votre propriété, et par conséquent sur votre compte de taxes foncières. Il est aussi probable que le coût de votre assurance habitation augmente en conséquence.

Par ailleurs, l’achat d’une piscine creusée vous permet, si vous êtes en mesure d’en assumer les frais supplémentaires, d’y intégrer certains ajouts intéressants tels des cascades, du débordement, des jets d’eau ou un spa. Certains fabricants proposent même aux plus sportifs une piscine plus petite à jets d’eau qui permet de nager des kilomètres sur place contre le courant créé par les jets.

La piscine en béton, toujours aussi populaire, commence à faire place aujourd’hui à des modèles mariant le béton et la résine. Cette fusion offre plusieurs avantages, dont l’installation de systèmes de traitement de l’eau au sel ou à l’ozone. Le béton et le béton associé à la résine permettent également de fabriquer des piscines sur mesure ou affichant des caractéristiques répondant à des besoins structuraux précis, comme des jets d’eau, des cascades ou l’ajout d’un spa déversoir. Notez que les professionnels de la piscine en béton offrent maintenant l’option d’un revêtement en ciment de couleur, d’une durée de vie de 15 à 20 ans, au lieu de la peinture traditionnelle, qui doit être refaite tous les deux ou trois ans. Il est possible de resurfacer le revêtement d’une piscine existante avec ce produit.

La piscine en acier est offerte dans de nombreux modèles susceptibles de répondre à la plupart des besoins, mais comme elle est recouverte d’une toile, vous devez prévoir le remplacement de cette dernière après 10 ou 15 ans, comme dans le cas des piscines hors terre.

Enfin, la piscine creusée en fibre de verre gagne en popularité, notamment parce qu’elle exige généralement moins d’entretien et qu’elle ne se décolore pas. Elle est offerte dans plus de 20 modèles aux formes, aux dimensions et aux profondeurs diverses. Habituellement isolée de l’extérieur, elle permet de maintenir l’eau à une température plus constante. Elle est toutefois fragile aux poussées de la nappe phréatique et nécessite une très grande vigilance lors de sa vidange partielle et surtout totale. En effet, si le puits d’assèchement n’a pas été maintenu à sec pendant la vidange, la piscine peut bouger de quelques centimètres et occasionnellement sortir du sol.

Les formats de piscine creusée les plus populaires sont ceux de 28, 30 et 32 pieds de longueur (8,5, 9 et 9,7 m).

Piscine semi-creusée (avantages et inconvénients)

La piscine semi-creusée grignote progressivement des parts du marché, notamment parce qu’elle offre un compromis intéressant en matières de prix et d’esthétique entre les piscines creusées et hors terre. Faite de pin gris torréfié, de pin rouge traité ou de cèdre, la piscine semi-creusée s’intègre bien à un aménagement paysager puisque la partie hors sol mesure rarement plus de 60 cm (2 pi). Notez que pour éviter que le bois soit en contact avec un excès d’humidité, le contour de la piscine doit être remblayé au préalable avec du sable.

Piscine naturelle  (avantages et inconvénients)

Les piscines hors terre, creusées et semi-creusées traditionnelles ont un impact sur l’environnement. Cet impact est assez faible si on les considère individuellement mais est de moins en moins négligeable à mesure que leur nombre augmente. On estime en effet qu’une piscine utilisera chaque saison jusqu’à 30 kilos de chlore ainsi que d’autres produits chimiques, comme les algicides et les stabilisateurs de pH, qui tôt ou tard se retrouveront dans l’environnement.

Or depuis quelques années, il est possible d’aménager dans sa cour un bassin pour la baignade totalement intégré à l’aménagement paysager. La réalisation d’un tel projet requiert cependant les services de professionnels capables de créer une piscine naturelle fonctionnant comme un véritable écosystème.

Une piscine naturelle comporte généralement quatre zones : une zone de baignade, une zone de filtration périphérique, une zone d’oxygénation et une zone de régénération. La première possède habituellement un filtre à sable, une écumoire, un compartiment de sédimentation et une lampe UV. La zone de filtration périphérique comporte des plantes, qui participent à l’assainissement de l’eau, alors que la zone d’oxygénation est également dotée de plantes mais aussi de chutes et de cascades. Enfin, la zone de régénération sert de transition entre les milieux végétal et aquatique. La zone la plus importante est la zone de filtration puisque le marais filtrant remplace en quelque sorte le chlore et les produits chimiques.

Pour éviter que l’eau ne stagne, la piscine naturelle comporte aussi des éléments mécaniques, dont des pompes, qui font circuler l’eau d’un bassin à l’autre afin qu’elle y soit traitée, l’écumoire, qui nettoie la surface de l’eau, et le drain de fond, qui aspire les éléments qui s’y déposent.

Si votre piscine naturelle est bien aménagée, son pH se situera entre 6 et 7 et, une fois son équilibre établi, elle exigera une ou deux heures d’entretien hebdomadaire. En résumé : en saison l’entretien s’apparente à du jardinage, et à l’automne vous devrez brosser la toile du bassin. Pour atteindre rapidement son équilibre, votre piscine naturelle doit avoir un minimum de 50 m2 en surface. Et pour l’aider à retrouver son équilibre après une canicule prolongée ou une pluie abondante, par exemple, vous devrez procéder à quelques interventions périodiques, qui se résument le plus souvent à l’ajout de bactéries biologiques.

>> À lire aussi: Douche froide pour Trévi et Club Piscine

Les différents modèles de piscine

Modèles

Avantages

Inconvénients

Prix

Hors terre

  • Installation rapide
  • Facilité de retrait
  • Encombrement limité au sol
  • Moins esthétique que les autres modèles
  • Durée de vie moins grande
  • Peu d’incidence sur la valeur de la maison

À partir de 3 000 $

Semi-creusée

  • Option intermédiaire entre piscines hors terre et creusée
  • Belle apparence
  • S’intègre bien à l’aménagement paysager avec sa jupe en bois
  • Entretien périodique du bois nécessaire
  • Entretien régulier du bassin d’eau nécessaire

À partir de 10 000 $

Creusée

  • Intégration facile à l’aménagement paysager
  • Belle apparence
  • Usages divers possibles (jeu, détente, exercice)
  • Durée de vie appréciable
  • Coût élevé
  • Entretien régulier du bassin d’eau nécessaire

À partir de 20 000 $

Naturelle

  • Intégration totale à l’aménagement paysager
  • Entretien relativement simple
  • Modèle de loin le plus écologique
  • Difficulté parfois d’accepter l’idée de se baigner dans un bassin où il y a des plantes
  • Recours nécessaire à un expert pour créer le bassin

À partir de 10 000 $

>> À lire aussi: Cas vécu: mauvaise installation de la toile de piscine

Garanties

Les fabricants de piscines offrent des garanties contre les défauts de fabrication de 20 à 30 ans pour les piscines creusées et de 15 à 25 ans pour les modèles hors terre. Notez cependant qu’en ce qui concerne la très grande majorité des composants, ces garanties sont décroissantes et que par conséquent, plus les années passent, moins la couverture de votre garantie est importante. L’installation de votre piscine par un professionnel est habituellement garantie deux ans.

Petites, faciles à entretenir, moins coûteuses

Une tendance s’est dessinée ces dernières années : l’augmentation des ventes de piscines plus petites, plus faciles à entretenir et moins coûteuses à chauffer, qui vous permettent ainsi d’allonger la saison de la baignade. Une petite piscine s’intègre aussi plus facilement à l’aménagement général d’une cour, où elle peut même devenir un élément décoratif lorsqu’on y ajoute un éclairage à diodes électroluminescentes (DEL), des fontaines, des cascades d’eau ou des rochers décoratifs ou encore un débordement.

Vous adorez passer vos temps libres à la maison et vous voulez que votre piscine soit plus qu’un simple lieu où vous rafraîchir ? Autre tendance : certains modèles vous proposent désormais de contribuer à votre détente, grâce notamment à des marches d’accès dotées de jets intégrés comme dans un spa, ainsi qu’à votre santé, par l’intégration d’un jet de nage à contre-courant pour faire de l’exercice.
 Enfin, la domotique, de plus en plus utilisée, vous permet entre autres de modifier le débit de filtration de l’eau de votre piscine la nuit et de réduire ainsi le bruit qu’il émet tout en réalisant des économies d’énergie. Certains modèles de piscine vous permettent même de démarrer à distance le chauffage, les éclairages et les accessoires d’eau tout en autorégulant le niveau de chloration et de pH de façon automatique, améliorant ainsi votre sécurité et votre confort tout en vous faisant faire des économies.

Choisir votre piscine en trois étapes

  • Définir votre budget pour l’achat de la piscine, du matériel, des accessoires et de l’entretien.
  • Établir la taille et la forme idéales de la piscine en fonction des activités que vous comptez y pratiquer tout en répondant à l’ensemble de vos attentes et besoins.
  • Prévoir l’achat de systèmes d’entretien automatisés si vous pensez ne pas disposer de suffisamment de temps pour entretenir régulièrement votre piscine.

Choisir un piscinier

Une fois que vous avez choisi le modèle de piscine qui vous convient, vous devez trouver le piscinier qui saura non seulement vous conseiller sur ses produits (piscines, matériel, traitement de l’eau), mais aussi vous accompagner dans toutes les démarches réglementaires, notamment auprès de la municipalité pour l’obtention des permis nécessaires pour l’installation de la piscine et, le cas échéant, de la clôture. Avant de choisir, consultez quelques pisciniers et évaluez leur potentiel d’écoute et d’analyse de vos attentes. Un bon piscinier cherchera à répondre à vos besoins et à respecter les règles de l’art plutôt qu’à écouler ses produits connexes, comme ceux nécessaires au traitement de l’eau (une source de revenus non négligeable de l’industrie).

Pour trouver un piscinier fiable, vous pouvez vous renseigner auprès de propriétaires de piscine que vous connaissez ou effectuer quelques recherches sur le Web, dans les forums où les consommateurs notent leurs appréciations. Informez-vous de leur niveau de compétences (licence de la Régie du bâtiment et certification professionnelle des employés), de la qualité des installations, de la formation qui vous sera offerte, des manuels et fiches techniques qui vous seront remis à la mise en eau de votre équipement ainsi que du service après-vente. Il arrive fréquemment que des ajustements doivent être effectués une fois la piscine ouverte (toile, pompe, système de filtration…), et votre piscinier doit alors être disponible pour les faire rapidement. Faites inscrire clairement au contrat d’achat et à la garantie les services offerts gratuitement et ceux pour lesquels vous devrez payer. Enfin, vous pouvez consulter l’Office de la protection du consommateur pour savoir si un piscinier a fait récemment l’objet de plaintes.

Par ailleurs, si vous optez pour une piscine creusée ou semi-creusée, assurez-vous que votre piscinier fera les vérifications nécessaires afin d’éviter d’endommager d’éventuelles installations souterraines comme des conduites de gaz ou des fils électriques, de téléphone ou de câblodistribution.

Quand acheter ?

Le pire moment pour décider de l’acquisition d’une piscine est certainement celui des premières grandes chaleurs. La demande est alors à son apogée, et vous devrez attendre votre tour pour que le piscinier vienne installer la vôtre. Tôt au printemps ou à l’automne vous aurez davantage de chances de profiter de rabais, et le piscinier sera plus disponible pour répondre à vos questions. En effet, c’est en hiver que le piscinier présente ses nouveautés. Si vous achetez tôt, vous serez parmi les premiers à recevoir leur piscine une fois la neige fondue. Au contraire, si rien ne presse, attendez l’automne. Les modèles qui seront remplacés au cours de l’hiver seront vendus au rabais et vous pourrez réserver votre installation tôt au printemps suivant.

>> À lire aussi: Club Piscine annonçait de faux rabais pour appâter ses clients

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Traitement de l'eau

L’équilibre chimique de l’eau et l’absence de bactéries de votre piscine doivent être maintenus pour que vous puissiez profiter de cette dernière sans risque. Vous avez désormais le choix entre plusieurs procédés de traitement de l’eau pour y parvenir.

Le traitement au chlore

Le traitement au chlore est toujours le plus utilisé. Le chlore est un agent efficace pour détruire rapidement les bactéries présentes dans l’eau de la piscine et du coup minimiser les risques d’infections. Toutefois, son utilisation a pour conséquence de faire fluctuer le pH de l’eau. Vous devez donc procéder régulièrement (idéalement tous les jours) à des tests pour vérifier sa qualité et effectuer les ajustements nécessaires, faute de quoi vous pourriez avoir des irritations aux yeux ou sur la peau et vous exposer à une prolifération bactérienne. Le chlore, inadéquatement dosé, a aussi la réputation d’affecter la couleur des maillots.

De plus en plus de propriétaires de piscine s’intéressent à la chloration à partir de l’eau salée. Le principe en est relativement simple : vous ajoutez du sel dans votre piscine jusqu’à l’obtention d’une concentration de 2 800 à 4 000 parties par million (selon les directives du fabricant de l’appareil). Une telle concentration peut sembler élevée, mais l’est en fait 10 fois moins que la concentration de sel dans la mer. L’eau salée est ensuite pompée vers un appareil où un courant électrique désintègre le sel par électrolyse et produit du chlore.

Généralement, vous n’avez plus ensuite qu’à ajouter du sel lorsque vous remettez de l’eau dans le bassin pour combler la baisse de concentration liée aux pertes par évaporation ou déversement. Ce procédé exige moins de soins réguliers et vous évite d’avoir à stocker d’importantes quantités de chlore, mais il ne vous dispense pas de vérifier le pH et l’alcalinité de l’eau. Ce traitement soulève toutefois quelques questions quant à son impact environnemental. En effet, une partie du sel est susceptible de se retrouver dans l’environnement, notamment lors des lavages à contre-courant (backwash) et lorsque vous videz la piscine à l’automne. Une façon de contourner ce problème est de vous munir d’un filtre à cartouche, qui exige moins de nettoyage et qui rejettera donc moins de sel dans l’environnement.

Par ailleurs, si vous souhaitez doter d’un système de génération de chlore à l’eau salée une piscine que vous possédez déjà, informez-vous d’abord auprès de votre piscinier pour vous assurer que votre matériel est adapté à ce type de traitement. Il est possible que vous deviez en remplacer certains éléments, comme les joints et le chauffe-eau, par d’autres capables de résister à la corrosion.

Enfin, comme le sel augmente la conductivité de votre piscine, vous devrez, si n’est déjà fait, installer une mise à la terre conforme aux normes prescrites. La conductivité de votre piscine devrait se situer entre 0,02 et 0,03 millivolt, sinon votre matériel se détériorera prématurément par corrosion électrochimique. Pour ce travail, il vaut mieux faire appel au service d’un électricien.

L’ozonation, l’ionisation et le réacteur UV

Plus récemment, trois autres systèmes de traitement de l’eau sont apparus sur le marché : l’ozonation, l’ionisation et le rayonnement d’un réacteur UV. Même si, contrairement au chlore, ils nécessitent l’achat d’appareils supplémentaires, et donc que leur coût est plus élevé, ils séduisent notamment par leur faible impact sur l’environnement puisqu’ils n’entraînent aucun rejet de sel et réduisent l’utilisation du chlore au maximum. Ces systèmes sont en fait des systèmes d’appoint aux traitements chlorés ou au brome. Ils fonctionnent de manière passive puisqu’ils n’agissent que lorsque l’eau circule dans les appareils de traitement. Vous devez donc toujours maintenir un résiduel de désinfectant (chlore ou brome) au niveau minimalement prescrit par la réglementation, ce qui réduira votre exposition et votre consommation d’agents désinfectants. À noter: les appareils d’appoint sont encore peu connus chez nous. Il arrive donc qu’il soit difficile de les trouver chez les pisciniers, qui, disons-le, les voient parfois comme des dispositifs leur faisant vendre moins de chlore et autres produits d’entretien. Informez-vous et insistez !

L’ozonation: L’ozonation de l’eau est le procédé le plus connu puisqu’il est déjà utilisé par de nombreuses municipalités en Europe et en Amérique dans les usines de traitement de l’eau potable. Ce procédé permet en effet d’oxyder efficacement l’eau. Dans le cas des piscines, les générateurs d’ozone utilisent différents éléments comme des électrodes ou des rayons UV pour introduire l’ozone dans l’eau. Fort efficace, le système exige toutefois un entretien régulier et le remplacement occasionnel de ses composants principaux, tels les électrodes et la lampe UV. Notez que l’ozone est un oxydant puissant et qu’il peut être nocif pour les voies respiratoires. Cette technologie est la moins encadrée par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, qui régit les produits désinfectants et les algicides pour l’industrie de la piscine.

L’ionisation: pour traiter votre eau par ionisation, vous devez installer un appareil entre le filtre à sable et les alimentations. Certains le proposent entre la pompe et le filtre puisque ses propriétés coagulantes contribuent à améliorer la filtration. Le dispositif interne de cet appareil est muni d’électrodes libérant des ions de cuivre et d’argent qui purifient l’eau. Les premiers détruisent efficacement les algues alors que les seconds s’attaquent aux bactéries et aux virus. Cela dit, l’ARLA ne reconnaît pas encore ces effets, le produit n’étant homologué que comme algicide-fongicide. Le traitement par ionisation permet une réduction notable de l’utilisation de chlore et de produits chimiques. Attention à bien contrôler le résiduel de cuivre dissout, puisqu’une trop grande concentration peut occasionner une oxydation de ce dernier et entraîner un dépôt sur les parois nécessitant la vidange de la piscine et son lavage à l’acide pour l’enlever.

Le réacteur UV: ce dispositif, par son rayonnement UV à une fréquence de 254 nanomètres, contribue à la désactivation de 99,9 % des bactéries, virus et algues. C’est un excellent complément au chlore et c’est le dispositif qui présente le moins d’impact sur tous les autres paramètres de l’eau. Malgré ses propriétés désinfectantes, il ne peut être utilisé seul puisque son travail ne s’effectue qu’à l’intérieur du réacteur et ne procure aucun résiduel lisible dans le bassin. Il s’agit d’un procédé encore peu connu, mais qui offre un bon rapport efficacité-qualité-prix.

Avantages et inconvénients des divers types de traitements

Traitement

Avantages

Inconvénients

Prix

Traitement au chlore

  • Granules à mettre directement dans l’eau
  • ou chlore liquide
  • ou distributeur automatisé fourni avec la piscine
  • Odeurs dégagées par les produits chimiques
  • Irritation possible des yeux et de la peau
  • Décoloration possible des maillots
  • Détérioration progressive de la toile et des composantes mécaniques du système (à des taux de chlore élevés)

70 $ environ s’il faut remplacer le distributeur automatisé de chlore

Traitement au sel

  • Entretien de l’eau du bassin simplifié
  • Réduction sensible de l’utilisation du chlore
  • Rejet d’eau salée dans l’environnement
  • Utilisation réglementée par certaines municipalités

De 800 à 3 000 $

Ozonation

  • Réduction sensible de l’utilisation de chlore
  • Élimination quasi totale des micro-organismes dans l’eau
  • Prix de l’appareil
  • Remplacement périodique nécessaire des composantes mécaniques du système

À partir de 1 000 $

Ionisation

  • Entretien de l’eau du bassin simplifié
  • Réduction sensible de l’utilisation de chlore
  • Purification efficace de l’eau
  • Appareil difficile à trouver sur le marché
  • Prix de l’appareil
  • Remplacement périodique nécessaire des composants du système

De 1 200 à 2 500 $

UV

  • Élimination efficace de 99,9 % des organismes nuisibles
  • N’affecte pas la chimie de l’eau
  • Réduction sensible de l’utilisation de chlore
  • Remplacement périodique nécessaire de la lampe UV aux deux à trois saisons (8 000 heures)
  • Prix de l’appareil
  • Purification efficace de l’eau

De 1 000 à 2 000 $

Les ajouts optionnels...

Les toiles isolante et d’hivernage

Parmi les pièces d’équipement optionnelles qui pourraient vous aider à mieux gérer la qualité de l’eau de votre piscine, il y a la toile isolante. Celle-ci vous permet d’abord de minimiser la perte de chaleur de votre bassin durant la nuit en plus d’empêcher l’évaporation des produits chimiques qu’il contient, ce qui a pour effet d’en réduire la consommation. Mais son utilité la plus spectaculaire est sans doute qu’elle vous permet d’économiser jusqu’à 1 000 litres d’eau par semaine, en limitant au maximum son évaporation puisque 95 % des pertes énergétiques se font à la surface de l’eau. Notez toutefois qu’il est recommandé de ne l’utiliser que la nuit, parce qu’en la laissant en place le jour vous nuirez à l’oxygénation de l’eau et favoriserez l’apparition d’algues. Un bon compromis le jour est de couvrir la piscine de 50 % à 75 % les journées les plus fraîches. Prix approximatif pour une piscine hors terre : à partir de 80 $ pour la toile et autour de 200 $ pour un enrouleur de qualité. La facture augmentera en fonction de la dimension de la piscine. Lors de la fermeture de votre piscine, vous pouvez y installer une toile d’hivernage. Celle-ci évitera l’accumulation de feuilles et de saletés dans la piscine ainsi que la formation d’algues en empêchant la photosynthèse. Demandez-vous quel type de toile sera le plus pertinent pour vous : le filet à feuilles, la toile perméable (la plus difficile à enlever au printemps) ou la toile imperméable. Prix : à partir de 100 $.

Le volet mécanisé

De plus en plus populaires, les volets mécanisés sont offerts en version rigide ou souple. Le rigide, muni d’une paroi alvéolaire offre le meilleur facteur d’isolation mais il est le plus coûteux. Le volet souple est moins cher et est reconnu comme un coupe-accès pouvant remplacer la clôture présentement requise pour les installations neuves. Prix : à partir de 5 000 $.

Le chauffe-piscine

Si vous souhaitez profiter d’une saison de baignade plus longue, vous devrez vous résoudre à chauffer l’eau de votre piscine. Parmi les produits conventionnels, la thermopompe offre une solution à la fois efficace et moins coûteuse en matière de consommation d’énergie pour le maintien de la température que certains appareils électriques, certes moins chers à l’achat mais offrant généralement un rendement moindre. Les chauffe-eau au gaz offrent un bon rendement, mais rendent votre facture énergétique tributaire des fluctuations du prix de cette source d’énergie, qui n’est par ailleurs pas offerte partout.  Prix : de 1 500 à 5 000 $ environ, selon les dimensions de la piscine.

Le chauffe-piscine à l’énergie solaire est une option encore plus écologique et moins énergivore. Hydro-Québec et Ressources naturelles Canada estiment d’ailleurs qu’il s’agit de la solution la plus rentable à moyen terme. Le fonctionnement en est simple : la pompe de votre piscine envoie l’eau dans des tuyaux de PVC vers des capteurs solaires installés sur le toit de votre maison, où par temps ensoleillé elle gagnera de 3 à 4 °C. Si la majorité des pompes de qualité suffisent à faire circuler l’eau de la piscine jusqu’aux capteurs solaires, informez-vous tout de même au préalable pour être sûr que c’est bien le cas de la vôtre. Plus votre toiture sera orientée vers le sud, moins il vous faudra de capteurs. Pour un rendement optimal et une durée de vie satisfaisante, optez toujours pour des produits homologués par des organismes indépendants, comme la Canadian Standard Association (CSA). Sachez que la nuit et lors de périodes plus fraîches et moins ensoleillées, cet équipement peut devenir un refroidisseur d’eau. Il est important d’utiliser une gestion automatique de dérivation de l’eau vers le capteur solaire pour en tirer le maximum d’efficacité sans les désagréments.

>> À lire aussi: Magasiner ses meubles de jardin

Pour en savoir plus

Hydro-Québec
Institut national de santé publique du Québec
Rapport Avis de santé publique sur la sécurité dans les piscines résidentielles et publiques au Québec (2006).
Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire du Québec
Rubrique Ministère, Sécurité des piscines résidentielles
www.mapiscinesecuritaire.com
Office de la protection du consommateur

Cet article a initialement été publié dans notre guide pratique de l'aménagement extérieur. Pour consulter la liste des guides que vous pouvez vous procurer, consultez notre boutique en ligne.

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