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4 solutions pour manger moins de plastique

Par Rémi Leroux Mise en ligne : 13 février 2020

Le saviez-vous ? Nous ingérons l’équivalent d’une carte de crédit par semaine de microplastiques... Il existe de nombreuses façons de les éliminer de notre alimentation! Suivez la Ligne verte pour savoir comment faire.

En à peine cinquante ans, le plastique a envahi le quotidien des humains. Pire : la production de ce matériau pratique et résistant pourrait augmenter de 40 % d’ici 2030, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Le problème, c’est qu’au moins 75 % du plastique produit est appelé à devenir… un déchet!

La pollution plastique, si elle saute aux yeux, n’est pas que visuelle. Sous l’effet de divers facteurs, le matériau se dégrade et libère des microparticules qui se répandent dans tous les écosystèmes.

Au point que l’Organisation mondiale de la santé affirme que ces microplastiques sont aujourd’hui présents partout, y compris dans l’eau que nous buvons. Et pas seulement cela: ils peuvent aussi contaminer vos aliments si vous faites mauvais usage d’objets en plastique dans votre quotidien.

Voici 4 moyens pour réduire votre dépendance au plastique dans la cuisine :

Solution 1

Selon l’American Academy of Pediatrics, les aliments vendus en vrac vous exposeraient moins à des microparticules indésirables que les aliments emballés dans des barquettes plastiques ou «saucissonnés» dans une pellicule plastique.

Si possible, préparez vous-mêmes vos conserves dans des pots en verre et achetez autant que possible des produits en vrac que vous transporterez dans vos propres contenants. Plusieurs épiceries ont pris le virage ces dernières années et acceptent désormais de les remplir.

Solution 2

«À peu près tous les accessoires dont on a besoin dans une cuisine 100 % fonctionnelle existent en version sans plastique», assure Chantal Plamondon.

Pour cuisiner, le bois, le bambou ou l’acier inoxydable sont des remplaçants parfaits aux ustensiles en plastique.

Idem pour les contenants : l’acier inoxydable, la céramique et le verre sont des solutions de rechange sûres.

Et si vous devez les couvrir, pour les mettre au réfrigérateur par exemple, utilisez une pellicule à la cire d’abeille ou un couvercle en tissu fixé à l’aide d’un élastique.

Solution 3

L’eau en bouteille est l’une des sources principales d’ingestion de microplastiques. La grande majorité des bouteilles à usage unique sont fabriquées en polytéréphtalate d’éthylène (PET), un polymère parmi les plus utilisés dans le monde.

Ce plastique contient notamment du trioxyde de diantimoine, un additif chimique suspecté d’être cancérigène chez l’humain.

Au Canada, cette substance n’est pas classée au rang des substances toxiques, car «les niveaux d’exposition actuels ne sont pas préoccupants». Mais selon un principe de précaution, mieux vaut limiter votre exposition. La solution? Boire l’eau du robinet à chaque fois que c’est possible.

Solution 4

Lorsque vous réchauffez votre lunch au micro-ondes dans un pot de yogourt que vous aviez fièrement réutilisé, vous augmentez en fait le risque d’ingérer des substances indésirables.

Le plastique de ce récipient n’est pas conçu pour résister aux ondes et ses propriétés sont altérées en chauffant par la chaleur. Plastifiants et molécules de plastique migrent alors dans les aliments.

La solution? Utilisez des plats en verre ou en céramique ou, à défaut, des contenants qui portent une mention du type « va au micro-ondes ».

Pour en savoir plus sur les enjeux environnementaux et la consommation responsable, consultez nos articles sur le gaspillage alimentaire, le cycle de vie des produits et les façons de diminuer votre empreinte écologique.

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Santé et alimentation

Commentaires 4 Masquer

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  • Par CLÉMENT VENNE | 14 février 2020

    L’équivalent d’une carte de crédit par semaine de microplastiques ???
    Je suis très très septique. À ce rythme mes contenants et ustensiles de plastique fonderaient à vue d'oeil !

  • Par FRANCE MAICE | 14 février 2020

    Questions :
    1) Est-il nocif pour la santé de boire l'eau bouillie dans une bouilloire électrique en plastique?
    2) Et qu'en est-il de l'eau bouillie dans une bouilloire en acier inoxidable?

    Merci pour vos précieux conseils,
    France Maice
    Ormstown, qc

  • Par JASMIN DUFOUR | 13 février 2020

    https://www.lesoleil.com/actualite/verification-faite/verification-faite-non-on-ne-mange-pas-une-carte-de-credit-par-semaine-b3cab23b84d4c640c7a65764d70d53f4

  • journalist Par CéLINE MONTPETIT de Protégez-Vous | 28 février 2020

    La réponse de notre journaliste Rémi Leroux aux commentaires de MM.Clément Venne et Jasmin Dufour:

    Notre article reprenait la conclusion d'une étude du World Wildlife Fund (WWF) et de l'Université de Newscastle, en Australie, qui dit que chaque humain ingérerait en moyenne 5 grammes de plastique par semaine. Au banc des accusés: les micro et nano particules de plastique qui migrent dans l'alimentation d'une foule de manières, y compris par le biais de l'eau embouteillée et du sel.
    Il est vrai que, de Gatineau à Gaspé, en passant par Mont-Laurier et Trois-Rivières, la quantité de plastique ingérée par chaque être humain varie certainement beaucoup. L’image de «carte de crédit de microplastique» a frappé les esprits et, en cela, la campagne de WWF a été efficace pour sensibiliser sur une problématique importante.
    L’étude du WWF et de l’Université de Newcastle s’appuie sur une «synthèse des meilleures données disponibles» au sujet de la présence de micro et nanoparticules de plastiques dans l’eau et dans certains aliments. La littérature scientifique sur ces enjeux demeure cependant limitée et les auteurs le reconnaissent. La présence de micro et nanoparticules de plastiques n’a ainsi pas été étudiée (ou l'a peu été) dans de nombreux aliments consommés en très grande quantité à travers le monde et susceptibles d’être contaminés (le riz ou le soja, par exemple).
    De plus, plusieurs spécialistes que nous avons interrogés ont confirmé que les sources d’ingestion de micro et nanoparticules de plastique ne se résument pas à l’eau et à l’alimentation. Les fibres issues de l’usure des vêtements sont, en particulier, une source d’inhalation supplémentaire très peu documentée à l’heure actuelle.
    Pour se rapprocher de la réalité de notre exposition aux microplastiques, les chercheurs de l’Université Newcastle ont donc utilisé des hypothèses et des extrapolations, ce qu’ils expliquent dans la méthodologie de leur étude. Ils s’entendent toutefois pour dire que «même si les chiffres [publiés dans le rapport] restent réalistes, d’autres études sont nécessaires pour obtenir une estimation précise». Ni plus ni moins que ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé en 2019.