Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Les 7 familles de plastique

Par Rémi Leroux Mise en ligne : 24 Février 2020  |  Magazine : 01 Mars 2020 Illustrations: Rémi Leroux

plastiques-contenants Illustrations: Rémi Leroux

Il n’existe pas une sorte de plastique, mais des dizaines. Ils se classent en sept grandes familles et chaque plastique est identifié par un numéro qu'on retrouve dans un triangle formé de trois flèches. Voici où vous pouvez les trouver dans votre cuisine, leur potentiel à migrer dans les aliments ainsi que leur capacité à être recyclés.

plastik_1

Sigle : PET (Plastique numéro 1)

Nom : polyéthylène téréphtalate

Utilisations : bouteilles d’eau, de boisson gazeuse, de jus de fruits ou d’huile végétale, pots de beurre d’arachide, contenants d’œufs, emballages jetables, barquettes alimentaires.

Migration dans les aliments : bien que très largement utilisé dans l’industrie des emballages alimentaires et reconnu comme stable, le PET contient des additifs problématiques (trioxyde de diantimoine, phtalates) qui, sous l’effet de fortes chaleurs, sont susceptibles de migrer dans l’eau ou dans les aliments.

Recyclabilité : bonne. Les technologies utilisées dans les centres de tri permettent d’améliorer le tri et le recyclage des contenants et emballages en PET. Les débouchés sont nombreux (bouteilles, fibres de polyester, contenants d’œufs thermoformés, etc.).

>> À lire aussi: Où se cache le plastique dans l'alimentation? et 4 solutions pour éliminer le plastique dans les aliments et La vérité sur les «crédits» carbone

plastik_2

Sigle : PEHD (Plastique numéro 2)

Nom : polyéthylène haute densité

Utilisations : bouteilles opaques de lait ou de jus, bouteilles d’huile ou de vinaigre, pots de crème glacée, certains sacs d’emplettes.

Migration dans les aliments : parce qu’il est stable et résistant, le PEHD migre moins que d’autres types de plastique lorsqu’il est en contact avec les aliments et les boissons. Faible risque de toxicité.

Recyclabilité : bonne. C’est la résine de plastique la plus convoitée par les recycleurs, selon Recyc-Québec. Comme le PEHD est le plastique roi pour emballer les aliments, il existe de nombreux débouchés de recyclage.

plastik_3

Sigle : PVC (Plastique numéro 3)

Nom : polychlorure de vinyle

Utilisations : pellicules plastiques alimentaires, bouteilles d’huile végétale, pots de beurre d’arachide, sacs à lunch.

Migration dans les aliments : selon Chantal Plamondon et Jay Sinha, coauteurs du livre Vivre sans plastique, «le PVC est l’un des pires plastiques présents parmi les produits de consommation». De nombreux agents chimiques entrent dans sa fabrication (dioxines cancérigènes, phtalates, bisphénol A, métaux lourds) et peuvent migrer dans les aliments plus facilement que dans le cas des autres plastiques. Pour éviter les phtalates, Santé Canada recommande de choisir des produits dont l'étiquette indique qu'ils ne contiennent pas de polychlorure de vinyle. À éviter.

Recyclabilité : faible, à cause de la présence de nombreux additifs. Renseignez-vous auprès de votre écocentre pour savoir s’il accepte les contenants en PVC.

plastik_4

Sigle : PEbd (Plastique numéro 4)

Nom : polyéthylène basse densité

Utilisations : sacs en plastique, pellicules plastiques alimentaires, pellicule intérieure des contenants de type Tetra Pak, sacs de congélation.

Migration dans les aliments : le PEbd présente des caractéristiques similaires au PEHD. C’est un plastique résistant et stable. Faible risque de migration de microparticules, d’additifs et de plastifiants lorsqu’il entre en contact avec des aliments ou des liquides.

Recyclabilité : faible. Les sacs et pellicules en PEbd peuvent contaminer les chaînes de recyclage (ils sont plus difficiles à repérer dans les processus de tri que d’autres plastiques). L’interdiction progressive des sacs d’épicerie à usage unique devrait avoir un impact sur la quantité de PEbd en circulation.

plastik_5

Sigle : PP (Plastique numéro 5)

Nom : polypropylène

Utilisations : biberons, pots de yogourt et de margarine, contenants transparents pour mets préparés, contenants alimentaires réutilisables et adaptés au micro-ondes.

Migration dans les aliments : le PP (ou PPi), incontournable dans les emballages alimentaires, résiste mieux à la chaleur et aux agents chimiques que le polyéthylène (PEHD et PEbd) et entre dans la fabrication de divers dispositifs de fermeture (les bouchons notamment). Il fait partie des plastiques les plus sûrs.

Recyclabilité : bonne. Il peut être recyclé plusieurs fois avant d’arriver en fin de vie.

plastik_6

Sigle : PS (Plastique numéro 6)

Nom : polystyrène

Utilisations : vaisselle jetable en plastique, tasses à café et couvercles, certains contenants alimentaires (d’œufs, par exemple).

Migration dans les aliments : le polystyrène est utilisé pour ses propriétés isolantes (tient au chaud votre café, mais aussi votre maison, quand il est intégré aux matériaux de construction). Paradoxalement, c’est un polymère qui résiste mal à la chaleur. À température élevée, il libère du styrène, une substance qui pourrait augmenter les risques de cancer.

Recyclabilité : très faible. De nombreuses municipalités, comme Montréal, n’acceptent pas les plastiques numéro 6 dans la collecte. Les procédés industriels de recyclage ne sont pas très développés et il existe peu de débouchés.

plastik_7

Sigle : PC, PTFE, mélamine, etc. (Plastique numéro 7)

Nom : de nombreux plastiques entrent dans cette catégorie. Parmi eux: le polycarbonate (PC), des résines époxydes, le téflon (PTFE), la mélamine ou encore la famille des caoutchoucs (latex, mousse néoprène).

Utilisations : bonbonnes d’eau (PC), revêtement intérieur des conserves alimentaires (résines époxydes), poêles, casseroles et moules de cuisson (téflon), vaisselle (mélamine), tétines et suces pour bébés (caoutchoucs naturel et synthétique).

Migration dans les aliments : le polycarbonate a été retiré de nombreux produits qui entraient en contact avec les aliments ou l’eau (gourdes d’eau), car il contient du bisphénol A, un perturbateur endocrinien reconnu. Le PC est toujours utilisé dans la fabrication des grosses bonbonnes d’eau. Le téflon, quant à lui, peut migrer dans les aliments lorsqu’il est chauffé. Le caoutchouc naturel est sûr (sauf si vous y êtes allergique). Les caoutchoucs synthétiques, par contre, contiennent des plastifiants (nitrosamines) qui sont suspectés d’accroître les risques de cancer.

Recyclabilité : en général, très faible, en raison notamment de la présence importante d’additifs.

Sources : Recyc-Québec, Vivre sans plastique, Association canadienne de l’industrie des plastiques, INRS (France).

>> À lire aussi: Où se cache le plastique dans l'alimentation? et 4 solutions pour éliminer le plastique dans les aliments et La vérité sur les «crédits» carbone

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Santé et alimentation

Commentaires 2 Masquer

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

  • Par BRIGITTE POINSIER | 10 Mars 2020

    Acheter de l'huile d'olive biologique pour s'apercevoir que l'emballage en plastique correspond à la classification 1: PET (Plastique numéro 1). Quelle hypocrisie de la part du distributeur!! Aucun produit biologique ne devrait être dans un contenant de plastique a fotiori si le plastique est toxique.

  • Par ANDRE LARRIVEE | 26 Mars 2020

    Que penser des contenants portant le chiffre 7 et la mention "Sans BPA" ?