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Que pensent les Québécois de la durabilité de leur agriculture ?

Par Bernard Korai*
Que pensent les Québécois de la durabilité de leur agriculture ? Hryshchyshen Serhii/Shutterstock.com

CHRONIQUE – Les Québécois sont globalement satisfaits des efforts consentis par les acteurs du secteur agricole pour garantir plus de durabilité. Toutefois, ces derniers devront en faire plus pour répondre aux enjeux de l’inflation alimentaire ainsi que de la relève en agriculture.

Perception des efforts des acteurs agricoles sur les principaux enjeux de durabilité

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Les Québécois se préoccupent du caractère vertueux de leur agriculture. Une enquête récente visait justement à connaître leurs perceptions des efforts de durabilité consentis par les acteurs du secteur agricole (producteurs, transformateurs, détaillants et distributeurs alimentaires, organismes agricoles gouvernementaux).

Le graphique ci-dessus souligne globalement une appréciation notable de ces efforts, particulièrement en matière d’achat local (83 %) et de changements climatiques (71 %).

À l’inverse, les répondants trouvent qu’il n’y a pas ou suffisamment pas eu d’avancement en matière d’efforts sur certains enjeux, tels que l’inflation alimentaire (52 %), l’accessibilité des terres agricoles (46 %) et la relève (43 %). Ce sentiment pourrait traduire une certaine anxiété collective des Québécois face aux crises mondiales répétées et aux risques économiques liés à l’incapacité perçue de leur agriculture à se soutenir faute de ressources essentielles.

Source des données : Étude effectuée à l’hiver 2024 auprès de 1 222 Québécois par Bernard Korai, professeur titulaire au Département d'économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, et Wajdi Hellali, diplômé au doctorat sur mesure en économie circulaire à l’Université Laval. Les auteurs remercient le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) pour la subvention ayant permis la réalisation de cette enquête.

* Bernard Korai, professeur titulaire au Département d'économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, et Wajdi Hellali, professionnel de recherche, Université Laval

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