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Susciter l’espoir chez les aînés suicidaires

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 21 Décembre 2017 Pixabay

Pixabay

On parle beaucoup du suicide chez les hommes et encore plus chez les jeunes, mais qu’en est-il du suicide chez les aînées?

Des statistiques inquiétantes

Selon l’Institut national de santé publique, il y a plus de 140 aînées qui se suicident chaque année au Québec, dont 108 hommes et 32 femmes. C’est donc dire qu’il y a près de quatre fois plus d’hommes que de femmes qui s’enlèvent la vie. Ce sont pourtant des morts évitables.

Si on observe de plus près les idées et les comportements suicidaires, on constate que 1,3 % des personnes âgées indiquent avoir sérieusement songé au suicide (Camirand & Légaré, 2010). De plus, une personne sur 1 000 a déjà fait une tentative de suicide (Infocentre de santé publique du Québec, EQSP, 2008). De telles proportions suggèrent que chaque année, au moins 15 000 aînés québécois auraient des idées suicidaires sérieuses et que quelque 1 300 d’entre eux feraient une tentative de suicide. D’où l’importance de se questionner à ce sujet et de revoir notre façon d’interpréter cette problématique.

Un pas vers la prévention

Pour prévenir le suicide chez les aînés(es), il nous faut d’abord reconnaître que la personne ne va pas bien. Il faut donc être capable de repérer et de décoder les signes de détresse. Chez les personnes âgées, on pourra reconnaître une certaine tristesse et une tendance à s’isoler. La personne mange moins et on observe chez elle une perte d’intérêt. Les changements radicaux de comportements et la négligence dans son apparence et son hygiène sont aussi des signes qui indiquent la présence d’une possible détresse.

Les personnes âgées sont amenées à vivre beaucoup de pertes à différents niveaux : des proches qui décèdent, une santé défaillante, la vente de la maison, l’autonomie qui s’amenuise… Il est donc important de mettre l’accent sur ce qui reste et d’utiliser les qualités ou les talents dont elles font preuve chaque fois que c’est possible.

Des exemples :

  • Demandez-leur conseil quand vous faites face à une difficulté. Ils ont un bagage d’expérience considérable et ils se feront un plaisir de le mettre à profit.
  • Mettez-les dans l’action pour vous aider à préparer une fête (coup de main culinaire, emballage de cadeaux, décoration).
  • Encouragez les petits-enfants à avoir un lien complice avec leurs grands-parents.
  • Travaillez avec eux leur arbre généalogique.
  • Laissez-les vous raconter un épisode de télé que vous avez manqué.
  • Enregistrez les histoires et anecdotes de leur enfance lors de vos visites. Éventuellement, vous pourrez les transcrire et les transmettre aux plus jeunes.
  • Regardez des photos ensemble. Prenez des notes à l’endos pour ne pas oublier les lieux et les noms.

Mais avant toute chose, assurez-vous que leur état de santé physique n’est pas un handicap à la reprise d’activités. Car on a beau faire le nécessaire pour redonner un sens à sa vie, quand la douleur est trop intense, l’intérêt n’y est pas.

Voir l’article complet sur le site de la FCFQ