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Protection solaire: 10 erreurs à éviter

Par Carole Côté
ecran-solaire verona studio/Shutterstock.com

Les écrans solaires offrent une bonne protection contre les rayons du soleil responsables de nombreux coups de soleil, brûlures et cancers de la peau. À la condition d’être bien utilisés. Voici 10 erreurs courantes que vous faites peut-être quand vient le moment de mettre de la crème solaire.

1- Penser qu’on n’a pas besoin de protection solaire

C’est faux. La protection solaire, c’est pour tout le monde. Peaux foncées, noires ou pâles incluses. On ne s’en sort pas. Vous devriez être encore plus vigilant si vous avez le teint pâle.

L’idéal est de trouver un écran solaire que vous aimez (texture, odeur, marque et prix, évidemment). Si vous appréciez le produit, il y a davantage de chances que vous l’utilisiez régulièrement.

Soyez particulièrement vigilant avec les bébés et les jeunes enfants, leur peau étant très fragile. Installez-les à l’ombre et faites-leur porter des chapeaux et des vêtements longs de couleur claire.

2- En appliquer trop peu…

Côté quantité, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’appliquer environ 1 c. à café par partie du corps: 1 c. à café par bras, une par jambe, une pour le torse, une pour le dos et une pour la tête et les oreilles. N’oubliez pas le cou, l’arrière des genoux et la base du cuir chevelu.

Mettez un baume sur les lèvres et les paupières, car la peau de ces zones est très fragile, et particulièrement fine dans le cas des paupières.

N’oubliez pas les crânes dégarnis ou les têtes rasées. Encore mieux: portez un chapeau.

À nos latitudes, les experts conseillent d’éviter de sortir sans protection entre 11 h et 15 h. Idéalement, durant cette période, il vaut mieux rester à l’ombre.

3- … ou pas assez souvent

Il faut appliquer l’écran solaire au moins 15 minutes avant l’exposition au soleil et en remettre au moins toutes les deux heures pendant l’exposition au soleil.

Achetez des produits dont l’étiquette mentionne «résistant à l’eau» ou «formule sport»: ils résistent mieux à l’eau et à la transpiration. Il faudra tout de même en réappliquer en sortant de l’eau ou après avoir transpiré abondamment, conseille Santé Canada.

4- Sortir une vieille crème de son sac de plage

Portez attention à la date de péremption inscrite sur le contenant. Les ingrédients actifs ne seront plus efficaces pour vous protéger si elle est dépassée. Ne prenez pas de risques inutiles et jetez ces produits. Faites de même avec les produits dont la texture ou la couleur a changé.

Portez attention au logo imprimé à l’arrière de la bouteille ou du tube qui indique précisément la durée du produit. Recherchez un petit pot avec le couvercle ouvert qui indique un chiffre, soit 3, 6, 9, 12, 18 ou 24. C’est la durée de vie, en mois, du produit une fois qu’il a été ouvert. Généralement, elle est de 12 mois ou moins, selon les marques.

5- Se protéger seulement à la plage

Vous auriez tort d’appliquer un écran solaire seulement durant les beaux jours de l’été ou uniquement quand vous allez à la plage. Il est essentiel de vous protéger même par temps nuageux et en hiver. En fait, surtout en hiver, pourrait-on dire, car la neige réfléchit les rayons UV, qui doublent.

6- Se dire que tous les écrans solaires se valent

Il existe différentes marques et divers types d’écrans solaires pouvant vous protéger contre les rayons UV. Ces produits peuvent inclure des filtres UV chimiques, des filtres UV physiques, ou les deux, indique Santé Canada.

Les filtres UV chimiques fonctionnent en absorbant le rayonnement UV et en le convertissant en une petite quantité de chaleur. Parmi les filtres UV chimiques, il y a l’avobenzone, l’homosalate, l’octocrylène, l’octisalate, l’octinoxate et l’oxybenzone, que Santé Canada a classés parmi les ingrédients pharmaceutiques.

Comme les reconnaître? L’étiquette des produits contenant un ou plusieurs de ces filtres affiche un numéro d’identification de médicament (DIN), composé de huit chiffres.

Quant aux écrans physiques ou minéraux, leur fonctionnement est de réfléchir les rayons du soleil. Parmi cette catégorie, mentionnons les produits contenant de l’oxyde de zinc et du dioxyde de titane, classés comme «ingrédients naturels» par Santé Canada. Ces derniers sont moins dommageables pour les cours d’eau.

L’Association canadienne de dermatologie a dressé une liste d’écrans recommandés par des comités d’experts.

7- Penser que votre maquillage suffira à vous protéger

Appliquez un écran solaire sur votre visage même si vous portez du maquillage. Les dermatologues recommandent de l’appliquer après l’hydratant et avant le maquillage afin qu’il puisse bien faire son travail protecteur.

Vous devriez utiliser un écran solaire pour le visage même si votre crème hydratante, votre fond de teint ou votre poudre portent une mention FPS, car le niveau de protection offert par le maquillage est moindre que celui d’un véritable écran.

8- Penser que les écrans solaires sont cancérigènes

Certains hésitent à appliquer des écrans solaires, craignant que ceux-ci contiennent des ingrédients cancérigènes. Il est vrai que certains ingrédients qui entrent dans la composition des écrans solaires sont suspectés de perturber le système endocrinien. Mais aucune donnée scientifique n’est venue confirmer un effet néfaste des écrans solaires sur la santé. Les études penchent plutôt du côté des bienfaits, notamment en matière de prévention des cancers de la peau. Donc, jusqu’à nouvel ordre, on les utilise, préconisent les dermatologues.

Santé Canada a déjà approuvé un certain nombre d’ingrédients actifs qui entrent dans la composition des écrans solaires alors que d’autres sont à l’étude.

9- Croire que les rayons UVA et UVB sont équivalents

Les écrans solaires ne sont pas tous équivalents, notamment parce que certains ont un facteur de protection solaire (FPS) plus élevé que d’autres. Ce facteur permet de comparer le degré de protection contre les UVB entre les produits. Il n’existe pas de mesure comparable pour les UVA.

Il est recommandé de choisir un écran solaire ayant un FPS d’au moins 30 et à large spectre, ce qui veut dire qu’il protégera à la fois contre les rayons UVA et UVB.

Par exemple, un FPS 30 coupe environ 97 % des rayons UV alors qu’un FPS de 50 en bloque 98 %. Si vous avez la peau claire ou qui brûle facilement, optez pour un FPS entre 45 et 60.

Les UVA, qui pénètrent plus profondément dans la peau, jusque dans le derme, sont associés au vieillissement prématuré de la peau, tout en augmentant, comme les UVB, le risque de cancers cutanés. Ils pourraient endommager ou accélérer le vieillissement de votre peau, sans pour autant causer de brûlure superficielle immédiate, s’ils passent au travers les vitres latérales d'une voiture pendant de longues périodes car ils traversent le verre. Dans le cas du pare-brise, il contient une pellicule qui bloque en grande partie les UVA. Les UVB pénètrent moins profondément dans la peau et sont responsables des coups de soleil et de la majorité des cancers de la peau.

10- Oublier qu’on prend des médicaments

Soleil et médicaments d’ordonnance ne font pas toujours bon ménage, qu’ils soient en comprimés, cutanés ou administrés par injection. Certains ont des propriétés photosensibilisantes, c’est-à-dire qu’ils rendent la peau plus fragile lorsqu’elle est exposée au soleil. On trouve dans cette catégorie des antibiotiques (familles des quinolones, des tétracyclines et des sulfonamides) et des médicaments contre le diabète (famille des sulfonylurées), la malaria, le cancer ou l’acné. Certains anti-inflammatoires sont aussi photosensibles.

Votre pharmacien devrait vous avoir mis en garde lorsqu’il vous a remis le médicament. Il devrait aussi avoir collé une étiquette de rappel sur le flacon.

L’exposition au soleil est déconseillée si vous avez une cicatrice à la suite d’une chirurgie récente ou après une réaction allergique grave (choc anaphylactique), surtout dans les latitudes situées près de l’Équateur. Une nouvelle réaction allergique peut survenir s’il y a réexposition au soleil.

MISE À JOUR: ce texte a été modifié le 26 août 2022 pour clarifier les explications sur la puissance des rayons UVA et UVB.

>> À lire aussi: notre test de crèmes solaires

 

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  • Par Raynald Pepin
    19 Août 2022

    Bonjour
    La phrase «Les UVB (...) sont assez puissants pour vous brûler à travers une fenêtre ou les vitres de l’auto» est surprenante. Je ne connais personne ayant attrapé un coup de soleil dans une auto ou à l'intérieur près d'une fenêtre, même en y passant plusieurs heures.
    La littérature scientifique dit que le verre bloque une bonne proportion des UV. Voir par exemple Fahad Almutawa et coll., 2013. Current status of photoprotection by window glass, automobile glass, window films, and sunglasses. Photodermatology, Photoimmunology & Photomedecine 29, p. 65-72.
    Les pare-brise, faits de verre laminé (sandwich verre-plastique-verre) bloquent tous les UVB et presque tous les UVA. Les vitres latérales et arrière, faites de verre trempé, bloquent presque tous les UVB et environ un cinquième des UVA.
    Il faut aussi tenir compte du fait que si les rayons solaires n'arrivent pas perpendiculairement, une bonne partie peut être réfléchie; c'est ce qui fait qu'une vitre ou la surface d'un lac se comporte parfois comme un miroir.
    Voir aussi dans Photodermatology, Photoimmunology & Photomedecine l'article d'Ida Duarte et coll. en septembre 2009.

    journalist
    Par Catherine Crépeau de Protégez-Vous
    26 Août 2022

    Bonjour M. Pepin,
    Nous vous remercions de votre vigilance. Nous avons fait une correction dans l'article.