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Plus de services offerts en pharmacie

Par Laura Landry
pharmacie-services StratfordProductions/Shutterstock.com

Depuis le 25 janvier 2021, les pharmaciens disposent de plus d’autonomie dans la prestation de soins permettant d’accélérer l’accès aux traitements pour des problèmes de santé mineurs. Tour d’horizon des services qu’ils peuvent vous rendre.

Au-delà de 600 partenariats d’entente ont été établis entre pharmaciens et médecins pour renforcer la collaboration interprofessionnelle et faciliter l’évaluation de la condition d’un patient. Ces nouveaux services découlent du projet de loi 31 qui permet d’utiliser tout le potentiel des pharmaciens.

Nouvelles activités professionnelles des pharmaciens :

  • Prolonger une ordonnance
  • Prescrire des tests
  • Amorcer une thérapie médicamenteuse de manière autonome
  • Prescrire et/ou administrer un vaccin
  • Modifier une thérapie médicamenteuse de manière autonome
  • Amorcer ou modifier une thérapie médicamenteuse dans le contexte de pratiques collaboratives
  • Substituer un médicament
  • Administrer un médicament
  • Faire des prélèvements dans le pharynx

Des conditions de santé mineures

Le pharmacien peut maintenant prendre en charge davantage de conditions de santé mineures déjà diagnostiquées ou qui ne nécessitent pas de diagnostic, comme la diarrhée du voyageur, la dermatite de contact et la contraception hormonale. Le pharmacien peut aussi amorcer une thérapie de façon autonome, en prévention de problèmes de santé, par exemple dans le cas d’une personne qui veut arrêter de fumer.

Certaines conditions peuvent même être traitées plus rapidement, dans des situations où le temps est crucial : ainsi, les patients exposés à la maladie de Lyme, à une exposition accidentelle au VIH ou à une maladie du voyageur comme le paludisme peuvent en parler au pharmacien. Dans tous les cas, ce dernier note la condition du patient au dossier et un médecin peut consulter ces informations pour faire un suivi, si nécessaire.

Zona et influenza

Les pharmaciens peuvent, depuis janvier 2021, amorcer de façon autonome le traitement de ces infections virales. Dans les deux cas, il doit recommander le patient à un médecin, dans les 48 heures pour l’influenza et dans les 72 heures pour le zona.

« Pour ces infections, c’est très bien de pouvoir commencer rapidement un traitement. Dans le cas du zona, plus on agit rapidement, mieux le patient s’en sort », explique le Dr Bertrand Bolduc, président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

La vaccination

Depuis mars 2020, en réponse à la pandémie, les pharmaciens sont autorisés à pratiquer la vaccination – et ce service sera maintenu. Ils peuvent administrer de nombreux vaccins couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) ainsi que plusieurs autres non couverts, comme les vaccins pour les voyageurs.

Il est possible de vérifier quels vaccins sont couverts sur le site internet de la RAMQ.

Quand aller voir le pharmacien au lieu du médecin ?

Si vous pensez que votre condition peut être traitée avec un médicament, commencez par la pharmacie. Le pharmacien est en mesure de faire une évaluation de votre condition physique ou mentale. Il saura s’il peut vous offrir un traitement ou s’il doit vous diriger vers un autre professionnel de la santé.

Si vous avez des questions sur la combinaison entre des produits naturels en vente libre et vos médicaments prescrits, ou si vous avez des effets secondaires après le début d’un traitement, consultez votre pharmacien.

Si vous hésitez, un appel au 811 peut aussi vous aider à choisir quel spécialiste consulter en premier.

Planifier une visite à la pharmacie

Il devient de moins en moins courant de pouvoir déposer son ordonnance au comptoir et la recevoir dans les minutes qui suivent. « Face à l’augmentation de leurs tâches, les pharmaciens doivent parfois demander aux patients de prendre un rendez-vous pour une consultation ou pour l’administration d’un médicament », mentionne le Dr Yann Gosselin-Gaudreault, pharmacien propriétaire.

Abolition de la franchise et coassurance : une bonne nouvelle

Depuis janvier 2021, les activités professionnelles telles que la prolongation d’ordonnance, l’évaluation du besoin de prescription pour une condition mineure ou la substitution d’un médicament, notamment, ne sont plus sujettes à une contribution des patients. « C’est un changement très positif, ça rend l’accès rapide et facile pour les gens qui avaient des contraintes financières », commente le Dr Pierre-Marc Gervais, directeur principal, service pharmaceutique de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).

Plusieurs services offerts en pharmacie sont couverts sans frais par votre assureur (privé ou public) ou sur simple présentation de votre carte d’assurance maladie, indique la RAMQ :

  • Administration d’un médicament afin d’en démontrer l’usage approprié
  • Administration de certains médicaments en situation d’urgence
  • Ajustement d’une ordonnance pour l’atteinte de cibles thérapeutiques
  • Amorce d’une thérapie médicamenteuse (incluant la contraception orale d’urgence)
  • Demande de consultation d’un autre professionnel de la santé
  • Modification d’une thérapie médicamenteuse
  • Prescription de médicaments en vente libre
  • Prise en charge après une hospitalisation
  • Prise en charge de la clientèle en soins palliatifs
  • Service d’évaluation afin de prolonger une ordonnance et sa prolongation
  • Substitution thérapeutique d’un médicament
  • Vaccination en pharmacie selon les conditions prévues au programme de vaccination

Les pharmaciens, formés pour tous ces nouveaux rôles ?

 « Les jeunes pharmaciens possèdent les connaissances et la formation nécessaires, puisqu’ils reçoivent cette formation durant leurs études. Dans le cas des pharmaciens moins jeunes, ils suivent des formations de mise à jour », ajoute le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

Comprendre sa facture

Enfin, si vous voulez en savoir plus sur la facture que vous recevez et mieux la comprendre, vous pouvez consulter le document que l’AQPP a produit sur la facture détaillée.

Choisir votre pharmacien, rappelons-le, est votre droit : la loi vous protège. Si vous subissez des pressions pour choisir tel professionnel plutôt que tel autre, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) vous invite à dénoncer la situation.

>> À lire aussi: Votre pharmacien peut vous prescrire un médicament en vente libre

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