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100 millions pour aider les aînés à vieillir dans leur maison

Par Marie-Eve Shaffer
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Pendant la première vague de la pandémie de COVID-19, des services de soutien à domicile ont été annulés. Depuis, les personnes âgées en bénéficient à nouveau, mais l’expérience vécue au printemps les a confortées dans leur conviction de vouloir rester chez eux le plus longtemps possible. L'investissement de 100 millions de dollars annoncé par Québec devrait les aider à le faire.

«La grande majorité des aînés tiennent à demeurer chez eux, près de leur famille, mentionne la présidente du Réseau FADOQ, Gisèle Tassé-Goodman. [Pendant la première vague de la pandémie], certains nous ont dit qu’ils étaient bien contents d’être restés sous leur toit, de ne pas être dans un CHSLD.»

Ces personnes âgées ont préféré vivre dans leur maison même si elles n’ont pas pu être soutenues au quotidien par un proche aidant ou un membre de leur famille et même si elles ont éprouvé des difficultés en étant isolées, souligne Mme Tassé-Goodman, qui évoque, notamment, l’impossibilité de faire le ménage pour certaines d’entre elles. «Des aînés se sentent davantage en sécurité dans leur maison et dans leur voisinage», insiste-t-elle.

Aujourd’hui, le soutien à domicile est de retour, d’après les échos que le Réseau FADOQ a reçus de ses membres, qui s’en disent très heureux. Et ils tiennent à ce qu’il soit maintenu, voire bonifié, pour continuer à habiter dans leur maison. «Les besoins sont criants», rapporte Gisèle Tassé-Goodman.

Des investissements supplémentaires

Le gouvernement du Québec a annoncé au début de la semaine qu’un montant récurrent de 100 millions de dollars sera ajouté à l’enveloppe budgétaire consacrée au soutien à domicile des aînés, mais également des personnes ayant une déficience physique, intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, en plus de celles atteintes de maladies chroniques ou qui requièrent des soins de fin de vie.

Pas moins de 65 millions de dollars de la somme annoncée seront remis aux établissements de santé pour rehausser les services offerts à domicile par les CIUSSS et les CISSS, comme les soins infirmiers, le soutien psychosocial et le suivi en réadaptation. Le financement d’entreprises d’économie sociale, qui offrent de l’aide pour préparer des repas et accomplir des tâches ménagères, est aussi majoré de 14,7 millions de dollars.

Environ 147 000 personnes reçoivent de l’aide pour demeurer à la maison. Et près de 1152 s’ajouteront grâce aux nouveaux investissements, d’après les estimations du gouvernement.

Poursuivre les efforts

«[L’annonce du gouvernement du Québec] est réjouissante, dit Gisèle Tassé-Goodman. Nous sommes contents, mais il faut continuer les efforts. Il ne faut pas s’arrêter là.»

«La population la plus vieillissante en Occident, c’est celle du Québec», ajoute la présidente du Réseau FADOQ. Elle déplore que le Québec ne consacre que 1,3 % de son PIB dans les soins de longue durée pour aînés, alors que la moyenne dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) se situe à 1,7 %.

Qui plus est, les services de maintien à domicile sont dix fois moins dispendieux pour le gouvernement du Québec que l’hébergement dans un CHSLD, d’après l’ancien ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Réjean Hébert. Ce dernier fait partie du Collectif Action COVID, qui affirme que ces services doivent être renforcés en période de crise afin de réduire ses effets pernicieux sur les populations vulnérables.

>> À lire aussi: Conseils de Protégez-Vous pour bien vieillir à domicile

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