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La moto suit les traces de l’auto… sauf dans l’électrique

Par Alain McKenna
Zero-SR Zero SR

La belle saison qui s’amorce signale un retour sur nos routes des motos de tout genre. Contrairement à l’automobile, toutefois, un modèle très précis de bécane tarde à prendre sa place sur la route: la moto électrique.

Il y a certainement eu le lancement assez médiatisé de la Livewire tout électrique de Harley-Davidson il y a cinq ans déjà. Mais ses ventes n’ont jamais atteint les objectifs, si bien que Livewire est aujourd’hui une marque à part entière que la direction de Harley a cru bon d’essaimer l’année dernière. Depuis, ses motos électriques ne sont pas vendues au Canada.

La société californienne Zero Motorcycles, elle, est bel et bien présente au pays. Celle qui tente de se présenter comme la Tesla des motocyclettes peine cependant à faire sa place sur le marché canadien. Le prix plus élevé de ses modèles tout électriques n’est pas étranger à cela, mais il y a plus, selon l’expert montréalais et auteur du Guide de la moto Bertrand Gahel.

«Zero n’est pas un constructeur de motos comme le sont des sociétés plus traditionnelles comme Honda ou Kawasaki, explique-t-il. Ses produits sont beaucoup moins raffinés. Quand on essaie ses modèles, on n’a pas l’impression que c’est une véritable marque de motos.»

Le blâme ne revient pas au constructeur, qui doit composer avec des contraintes beaucoup plus restrictives qu’elles le sont du côté de l’automobile: impossible de loger une grande quantité de batteries dans un véhicule au format réduit comme celui d’une moto. L’autonomie demeure donc très limitée, ce qui rend peu attrayante la pratique de la moto autrement que pour se déplacer du point A au point B, d’après Bertrand Gahel.

La moto électrique n’est pas un rêve inaccessible pour autant. Bien des constructeurs promettent l’électrification d’ici 2035. Mais c’est encore loin…

Le VUS de la moto

On le constate et plusieurs le déplorent, les véhicules routiers sont de plus en plus imposants. Étrangement, la moto n’échappe pas à ce phénomène via l’émergence ces temps-ci des motos d’aventure. Il s’agit de ces motos qui semblent conçues pour dévaler les sentiers en terre battue de longues plaines désertes… ou pour négocier sans trop souffrir les rues cahoteuses provoquées par le dégel printanier qu’on connaît bien au Québec.

Ces motos ont un format et une constitution qui leur permettent de bien se comporter dans des contextes où la route n’est pas parfaitement lisse. «Ce sont les VUS de la moto», illustre Bertrand Gahel, qui cite en exemple la gamme GS chez BMW. La R 1250 GS est le plus récent modèle de cette gamme, qui fête présentement ses 40 ans d’existence.

Des motos plus accessibles?

Au Québec, le coût grimpant de l’immatriculation des motos — les sportives surtout — a beaucoup déplu aux amateurs ces dernières années et a mené à un changement de comportement des acheteurs plus soucieux de leur budget au moment de se procurer une bécane. L’un des effets de ce changement est que les motos à la cylindrée plus modeste ont gagné en popularité.

De petites motos sous les 8 000 $ sont ces jours-ci plus populaires que dans les dernières années. Leur prix les rend particulièrement accessibles et attire non seulement une catégorie de motocyclistes qui ne recherchent pas tant la performance que la sensation de pilotage, mais aussi de nouveaux adeptes de la moto, tout simplement.

D’ailleurs, au moins un autre type de moto qu’on pourrait qualifier de plus accessible continue de gagner en popularité cette année: les motos à trois roues, qu’on appelle «trikes», attirent les motocyclistes plus âgés ou moins intéressés par l’aspect physique du pilotage d’une moto.

Ces tricycles (littéralement) sont plus accessibles, car ils sont plus faciles à manier, mais ce ne sont pas des véhicules abordables. Les trois variantes de Trike proposées par Harley-Davidson cette année coûtent entre 34 600 et 60 000 $…

Harley-Davidson-Freewheeler - Harley-Davidson Freewheeler

La catégorie des motos à trois roues comprend également les Can-Am Spyder de la société québécoise BRP. Leur configuration à deux roues à l’avant leur confère un comportement plus près de celui d’une motoneige que d’une moto, mais l’expérience sur route continue de plaire à de nombreux acheteurs.

En prime, ce format se prête peut-être plus à l’électrification, chose que BRP entend faire d’ici trois ans. Entre-temps, un secret plus ou moins bien gardé à propos des motos à trois roues est qu’on n’a besoin que d’une évaluation d’une demi-journée pour décrocher la classe de permis de conduire qui nous autorise à les piloter sur les routes du Québec — à la condition d’avoir un permis de conduire de classe 5, celui qu’il faut pour conduire des véhicules légers.

>> À lire aussi: Transport et voyage: comment se déplacer de façon plus durable?

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  • Par DOMINIC LACHAPELLE
    28 Avril 2022

    À noter que la moto électrique Can-Am de BRP arrive bientôt!
    https://www.youtube.com/watch?v=a_9b8WBZIHE