Essai éclair: Karma Revero, une concurrente pour Tesla?

Par Mise en ligne : 04 juin 2018

Photos: Julien Amado

  • La Karma Revero a beaucoup plus aux visiteurs du Movin’on.
  • Le design dérive étroitement de l’ancienne Fisker Karma.
  • Le volume du coffre est très restreint pour une berline de cette taille.
  • L’intérieur propose un design original.
  • La commande de la boîte de vitesses n’est pas très intuitive.
  • Un bouton remplace les poignées pour ouvrir les portières.
  • Original, le volant n’offre pas une très bonne prise en main.
  • L’espace est suffisant pour les occupants assis à l’avant.
  • La batterie restreint beaucoup l’espace dédié aux passagers assis à l’arrière.

Nous avons pris le volant de la Karma Revero, une berline hybride rechargeable de luxe qui souhaite concurrencer la Tesla Model S.

Dévoilée en 2011 sous le nom de Fisker Karma, la voiture a suscité beaucoup d’engouement à sa sortie. Mais, contrairement à Tesla qui a réussi à grandir et à se développer, Fisker a fait faillite en 2013.

Par la suite, l’entreprise chinoise Wanxiang a relancé la production de l’auto (avec quelques mises à jour) sous le nom de Karma Revero.

Nous avons pu prendre le volant de cette grande berline de luxe hybride rechargeable lors du Sommet de la mobilité durable Movin’on de Montréal.

>> À lire aussi: Tous les essais sur route de Protégez-Vous

Élégante et originale

Après quelques minutes, nous avons constaté que tous les regards étaient tournés vers elle. Le design futuriste de la Karma Revero, qui a peu évolué depuis 2011, a bien vieilli et beaucoup plu aux visiteurs du Movin’on.

Grande berline, la Revero ne propose cependant que quatre places. En effet, la batterie coupe littéralement la voiture en deux dans le sens de la longueur, ce qui empêche d’offrir une cinquième place. Cet imposant tunnel, intégralement recouvert de cuir, entoure les occupants de l’auto, tout le contraire d’une Tesla Model S qui procure une grande sensation d’espace à bord.

La finition intérieure est réussie et les matériaux sont de qualité. Certaines commandes, au design original, se révèlent par contre moins pratiques que des éléments plus classiques. On peut citer par exemple le bouton des poignées de portes, la trop grosse jante du volant qui n’offre pas une très bonne prise en main et le levier de vitesses qui n’est pas vraiment intuitif.

Devant le conducteur, le combiné d’instrumentation ressemble à celui d’une Tesla Model S. En revanche, il n’y a pas de grand écran central, remplacé ici par un écran similaire à ceux qu’on retrouve dans les véhicules à essence actuels. Pour un véhicule aussi luxueux, Karma aurait pu se forcer un peu, proposer une meilleure définition et traiter l’écran contre les reflets qui gênent la lecture.

La Golf Alltrack que nous avons essayée il y a quelques semaines proposait un plus grand écran et une plus belle définition alors qu’elle coûte trois fois moins cher…

Performante, mais…

Contrairement à Tesla, Karma ne propose pas de traction intégrale pour la Revero. Deux moteurs électriques logés à l’arrière, secondés par un moteur à essence, développent 403 ch au total.

Le groupe motopropulseur hybride se compose d’un moteur 4 cyl. 2 L turbocompressé Ecotec qui était monté dans plusieurs modèles de General Motors. Une base moteur suffisamment performante, mais pas vraiment raffinée pour une auto si luxueuse.

L’autonomie annoncée en mode 100 % électrique s’élève à 80 km, comme une Chevrolet Volt. Avec le plein d’électricité et de carburant, vous pourrez, selon Karma, parcourir 480 km.

Trois modes de conduite sont proposés: Stealth (100 % électrique), Sustain (le moteur à essence agit comme une génératrice) et Sport (performances maximales).

Au-dessus de l’auto, les panneaux solaires qui recouvrent le toit envoient l’énergie captée dans la batterie.

Le constructeur prétend qu’il faut 5,4 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, ce qui nous semble réaliste. Sur la route, l’auto est rapide et ses accélérations depuis l’arrêt sont bonnes. Mais la Revero accélère moins fort qu’une Tesla Model S 75D de base alors qu’elle coûte 50 000 $ de plus!

La direction, au ressenti trop artificiel, se rapproche de celle de la Model S, elle aussi un peu engourdie comparée, par exemple, à une Mercedes-Benz, une Audi ou une BMW. En revanche, le confort des suspensions est bon, même dans les rues pleines de nids-de-poule de Montréal.

Le freinage offre un ressenti correct à la pédale et il est possible de choisir entre trois modes de régénération, ce qui permet de récupérer plus ou moins d’énergie au freinage.

Pas à la portée de tous

Comme la Tesla Model S, la Karma Revero n’est pas à la portée de toutes les bourses. Proposée à 149 000 $, elle est déjà tout équipée pour ce prix. Mais ceux qui le souhaitent peuvent évidemment se procurer des options de personnalisation (jantes, intérieur bicolore, bois, fibre de carbone, etc.).

L’auto est déjà en vente, mais le réseau de distribution est limité. Il n’y a en effet qu’un seul concessionnaire au Québec, qui se trouve à Montréal.

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Nouvelles