Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Acheter son véhicule sur Internet, c’est pour bientôt

Par Alain McKenna
achat-auto-internet

Les représentants québécois de la vente d’automobiles et le gouvernement québécois sont tout près d’une entente pour autoriser la vente de véhicules sur Internet.

Comme bien d’autres tendances, la pandémie aura accéléré le virage numérique dans la vente d’automobiles neuves et usagées, à tel point qu’il sera bientôt possible de magasiner des véhicules, puis d’en signer l’acte de vente par Internet.

Le ministère de la Justice du Québec est sur le point d’autoriser la signature électronique qui permettra aux consommateurs de signer virtuellement une version numérique du contrat d’achat qu’il faut présentement autographier en personne, chez le marchand. C’est ce qu’affirment la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ) et l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ).

Comme rouler à 120 km/h sur l’autoroute

Pendant le confinement du printemps 2020, le secteur automobile s’est trouvé coincé entre son rôle de service essentiel pour les gens devant assurer le transport de personnel et de marchandise, et son rôle de vendeur au détail d’un bien qui, lui, n’est pas si essentiel.

La question a rapidement été soulevée: que faire avec les automobilistes dont le bail de location à long terme venait à échéance, alors que les commerçants n’étaient pas en mesure de vendre de véhicules? «Tout pouvait se faire par Internet, mais il fallait tout de même que le client se présente chez le marchand pour signer les papiers», explique Robert Poëti, PDG de la CCAQ. C’est la loi: la signature doit être faite en personne, même si tout le reste se fait désormais en ligne.

Malgré cela, certains commerçants ont admis avoir tout réglé par Internet pendant la pandémie. «Le gouvernement n’a pas changé la loi, mais il regarde ailleurs. C’est comme la limite de vitesse à 100 km/h sur l’autoroute: c’est la loi, mais on tolère parfois quand les gens circulent un peu plus vite», illustre un commerçant interrogé à ce sujet.

Internet: possible d’acheter, pas de vendre

Le cadre juridique entourant la vente automobile sur Internet est formulé de telle façon qu’il est déjà possible, pour un consommateur, d’acheter une voiture en ligne. En revanche, il est interdit aux commerçants d’en vendre. C’est ce que Steeve de Marchi, qui dirige l’AMVOQ, aimerait voir corrigé.

«Les éléments de loi qui empêchent présentement de conclure les transactions par Internet portent sur la portion financière et la validité de la signature électronique», explique-t-il.

La question de la signature électronique est plus délicate qu’il n’y paraît. C’est un enjeu qui touche plusieurs secteurs: banques, notaires et autres professionnels n’attendent que cela pour numériser la totalité de leurs affaires.

Pas une panacée

Si des consommateurs semblent prêts à tout faire en ligne, certaines choses doivent quand même être effectuées en personne. Par exemple, les experts recommandent notamment de faire un essai routier avant d’acheter un nouveau véhicule. Leur magasinage devrait donc inclure au moins cette étape, même si tout le reste se fait en ligne.

Par ailleurs, magasiner et acheter un véhicule sur Internet devra impliquer les mêmes conditions de vente et d’après-vente que l’achat en personne, incluant la garantie et les possibilités d’échange ou de remboursement. L’Office de la protection des consommateurs (OPC) fait d’ailleurs partie des discussions pour s’assurer que la vente automobile en ligne respecte la loi.

Mais s’il y a une chose que la pandémie a fait réaliser à un peu tout le monde, c’est à quel point le commerce électronique joue un rôle vital dans le commerce tout court. «Je pense qu’on en est rendu là. Plus personne ne s’y oppose, même le gouvernement du Québec», constate Robert Poëti.

Avec la reprise des travaux parlementaires qui a eu lieu cette semaine à Québec, la CCAQ et l’AMVOQ ont confiance que le gouvernement étudiera la question rapidement.

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

  • Par RéAL THIBEAULT
    18 Février 2021

    Aux États-Unis, il y a quasiment un monopole de Cox Enterprise qui fournit non seulement les sites webs (en marque blanche / white label) à des dizaines de milliers de concessionnaires (y compris au Québec et au Canada), mais aussi, à travers ces sites, ils offrent du crédit... en passant par exemple par dealertrack (je le répète, qui appartient aussi à Cox). Le gouvernement du Québec devrait légiférer relativement à ces possibilités de crédit en provenance de l'étranger.

     1
  • Par Paul Goudreau
    04 Février 2021

    Malgré cela, certains commerçants ont admis avoir tout réglé par Internet pendant la pandémie. "Le gouvernement n’a pas changé la loi, mais il regarde ailleurs. C’est comme la limite de vitesse à 100 km/h sur l’autoroute: c’est la loi, mais on tolère parfois quand les gens circulent un peu plus vite".
    Est-ce dire que des actes illégaux rendent une loi caduques ?
    Et si quelqu'un achète et se fait livrer une auto en usurpant l'identité d'une autre personne ?

  • Par GILLES RODRIGUE
    18 Février 2021

    je ne crois pas acheté une auto sur internet c'est mon opinion merci